Pierrette Le Pen

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Pierrette Le Pen
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Biographie
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Pierrette LalanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Enfants

Pierrette Le Pen, née Lalanne le à Aire-sur-l'Adour (Landes), est la première épouse de Jean-Marie Le Pen (1960-1987) et la mère de Marie-Caroline, Yann et Marine Le Pen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Fille d'un négociant en vin de la bourgeoisie landaise, Pierrette Lalanne épouse en premières noces l’imprésario Claude Giraud[1]. Dans les années 1960, elle travaille brièvement comme mannequin[2],[3].

Épouse de Jean-Marie Le Pen[modifier | modifier le code]

Pierrette Lalanne rencontre Jean-Marie Le Pen en 1958, lors d'une soirée de gala. Elle l'épouse, en secondes noces, le à la mairie du 8e arrondissement de Paris.

Ils ont trois filles, Marie-Caroline, Yann et Marion Anne Perrine, dite Marine[4]. Pierrette Le Pen accompagne à l'époque son mari dans ses activités politiques[5]. Leurs intimes sont l'héritier Hubert Lambert — lequel leur léguera le domaine de Montretout, à Saint-Cloud — ou Jean-Marie Le Chevallier, directeur de cabinet de Jean-Marie[2].

En 1972, elle demande une première fois le divorce[6].

Début 1984, elle rencontre le journaliste Jean Marcilly (it), chargé d'écrire une biographie de Jean-Marie Le Pen[n 1] à l'occasion des élections européennes, et qui s'installe à Montretout pour rédiger son ouvrage. Le , elle quitte subitement avec lui le domicile familial[1].

Elle intente ensuite un procès à son époux, avec comme avocat Gilbert Collard. Leur séparation est fortement médiatisée, alors que les deux époux polémiquent par voie de presse : Pierrette Le Pen accuse entre autres son époux d'antisémitisme. Ses trois filles publient un communiqué dans lequel elles affirment leur solidarité avec leur père et accusent leur mère de se répandre en calomnies[1].

Interrogé par Playboy, Jean-Marie Le Pen, qui refuse de payer une pension alimentaire à son épouse, déclare : « si elle a besoin d'argent, elle n'a qu'à faire des ménages »[7]. Pierrette Le Pen réagit alors en acceptant la proposition de Playboy de poser en tenue de soubrette dévêtue : les photos paraissent dans le n°23 du magazine, sous le titre Madame Le Pen nue fait le ménage[8],[9],[10],[7]. Marine Le Pen se dit à l'époque scandalisée par le comportement de sa mère et déclare « Aujourd'hui, après ces photos, nous ne pouvons plus la considérer comme notre mère. C'est pire que de la perdre vraiment (...) Une mère, ça fait partie d'un jardin secret, pas d'une décharge publique »[11]. Le divorce est finalement prononcé en 1987[12].

Les répercussions de cette médiatisation sont mesurées par un sondage Ipsos réalisé en juin 1987 : alors qu'une majorité de sondés considèrent que Pierrette Lalanne a eu tort de poser nue dans Playboy, 52 % estiment que cette polémique sera sans effet sur la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen, contre 27 % qui considèrent qu'elle va lui nuire[13].

Après le divorce[modifier | modifier le code]

Par la suite, déboutée de ses demandes de pension alimentaire[11], elle continue d'accorder des entretiens à différents médias[14],[15],[16],[17],[18],[19] dans lesquels elle accuse son ex-mari de déclarations racistes, antisémites, voire pro-nazies[20],[11]. En , elle affirme qu'ils possédaient un compte bancaire frauduleux en Suisse[21]. Elle accuse entre autres son ex-mari de jouer les fanfarons en prétendant avoir perdu un œil lors d'une bagarre, et affirme qu'il serait en réalité devenu aveugle d'un œil en raison d'une cataracte[22],[23],[24].

Elle appartient un temps au Mouvement travail patrie, une dissidence du FN d'obédience pétainiste[25].

Elle s'installe avec Jean Marcilly, mais le couple finit par se séparer. Ne touchant pas de retraite, elle est alors hébergée par des amis du côté de La Rochelle, mais parvient ensuite à renouer avec ses filles, d'abord Marie-Caroline et Yann[12], puis Marine avec qui elle n'entretenait plus aucune relation depuis quinze ans[26]. Ses trois filles louent d'abord pour elle un appartement, puis convainquent leur père de l'héberger : Jean-Marie Le Pen accueille alors son ex-femme dans un pavillon situé dans la propriété familiale de Montretout[12],[27],[28],[2]. Pierrette Lalanne publie ensuite un communiqué dans lequel elle regrette ses déclarations passées à l'égard de son ex-mari[12]. Elle est par ailleurs l'artisan de la réconciliation de Marine avec Marie-Caroline[29].

Lors des élections municipales de 2014, elle est candidate en position non-éligible sur la liste FN menée par Guillaume L'Huillier à Saint-Cloud[30],[31]. La liste est éliminée dès le premier tour avec 8,49 % des voix[32].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • « Vau de Vire : 1430 », « La Bataille de Pavie : 1525 », « Chanson pour la naissance du duc de Bourgogne : 1682 », « La Bataille de Fontenoy : 1745 » et « Chanson : 1792 », dans Chants et refrains royalistes (disque long jeu), Paris, Société d'études et de relations publiques, 1963 (notice BnF no FRBNF38024526)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Marcilly (it), Le Pen sans bandeau, Paris, Grancher, , 241 p. (notice BnF no FRBNF36605954).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c .
  2. a b et c Pascale Nivelle, « Elle n’a rien d’une blonde », liberation.fr,‎ (lire en ligne).
  3. Olivier Beaumont, Dans l'enfer de Montretout, Paris, Flammarion, 2017, p. 75.
  4. « Biographie », marinelepen.fr.
  5. « Pierrette Le Pen, la première femme », linternaute.com.
  6. Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus Politicus, éditions Albin Michel, 2006.
  7. a et b "Dans l'enfer de Montretout": 6 anecdotes incroyables sur l'histoire du clan Le Pen, Challenges, 3 mai 2017
  8. Un jour, un destin : Jean-Marie Le Pen, diffusé sur France 2 en 2010.
  9. AFP, « Les "Le Pen" ou 50 ans d'une saga familiale et politique hors normes », la-croix.com,‎ (lire en ligne).
  10. « Pierrette Le Pen dans Playboy », planet.fr.
  11. a b et c « VIDEO. Compte en Suisse : quand l'ex-femme de Le Pen balançait », francetvinfo.fr.
  12. a b c et d Guillemette Faure, « Portrait de Marine Le Pen en fille de sa mère », lesinrocks.com,‎ (lire en ligne).
  13. Le sondage.
  14. Pierrette Le Pen - Interview, Rolling Stone no 4, 13 avril 1988.
  15. Comment Pierrette Le Pen a enlevé le haut, VSD, 18 juin 1987.
  16. Notre dossier - Pierrette Le Pen et Jean Marcilly - Pour qui roulent-ils, Le Choc du mois no 1, 1er décembre 1987.
  17. « Dynastie Le Pen : chez eux, la seule chose à gauche, c’est l’argent », lhumanite.fr.
  18. « Le Pen : le scoop éventé de Mediapart », lepoint.fr.
  19. « Quelles conclusions après le Procès "Marine Le Pen" ? », carolinefourest.wordpress.com.
  20. Interview par Karl Zéro dans l'émission Karl Zéro Absolu.
  21. « VIDEO. Compte en Suisse : quand l'ex-femme de Le Pen balançait », francetvinfo.fr.
  22. Pierrette Le Pen balance tout, Globe no 27.
  23. Laurent Macabies, « L'ex-femme de Le Pen tient toujours son mari à l'œil », archives bakchich.info.
  24. Interview par Thierry Ardisson et Georges-Marc Benamou sur ina.fr.
  25. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 284.
  26. Marine Le Pen intime, Le Parisien, 11 mars 2012
  27. Charlotte Rotman, « Le Pen, avec père et fracas », Liberation.fr,‎ (lire en ligne).
  28. Patrice Machuret, Dans la peau de Marine Le Pen, éditions du Seuil, 2012.
  29. Tugdual Denis, « Le roman des sœurs Le Pen », archive.francesoir.fr,‎ (lire en ligne).
  30. « La mère de Marine Le Pen candidate à Saint-Cloud », leparisien.fr.
  31. « La mère et une sœur de Marine Le Pen candidates à Saint-Cloud dans le fief familial », lelab.europe1.fr.
  32. Résultats officiels pour la commune Saint-Cloud