Hubert Lambert

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Hubert Lambert
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Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Hubert Saint-JulienVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Écrivain, militant politique, millionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata

Hubert Lambert (Saint-Cloud, id., 1976) est un écrivain, militant d'extrême droite et millionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Léon Lambert[1], Hubert Lambert[2] hérite de son père[1] et devient avec sa mère l'un des actionnaires de la société Lambert Frères et Cie[3], entreprise de matériaux de construction, avant de céder sa participation aux autres branches de la famille Lambert.

Il écrit plusieurs ouvrages sous le pseudonyme d'« Hubert Saint-Julien »[2]. Ancien président des Jeunes indépendants de Paris[Quand ?], il est défini en 1958 par Le Monde comme un « théoricien fort lié aux néo-fascistes italiens et qui rêve de devenir un nouveau Drieu La Rochelle »[4].

Après avoir été proche de Pierre Sidos (dès 1951), Pierre Poujade ou Pierre Boutang[2], il rencontre Jean-Marie Le Pen, qui le nomme membre du comité central du Front national (FN), et son conseiller pour les questions militaires[5]. Il écrit en outre dans l'organe du parti, Le National[3], et dans plusieurs revues nationalistes, comme Le Faisceau, L'Heure française ou Jeune Nation[2]. Il signe en 1976, aux côtés de Pierre Boutang ou Gustave Thibon, une « déclaration en faveur du maintien de la souveraineté française », contre l'élection du Parlement européen au suffrage universel[6].

« Fragile physiquement et psychologiquement », qualifié même d'« éthylique désœuvré » et « proche de la débilité », il passe ses journées enfermé chez lui avec sa mère, en pyjama, à boire et fumer ; il est soigné par Jean-Maurice Demarquet[5].

Mort et querelles testamentaires[modifier | modifier le code]

Alors qu'il « n'est plus qu'une loque humaine avalant de façon démente des médicaments par poignées et flacons », et un mois après la mort de sa mère, il meurt le , à l'âge de 42 ans[3], des suites d'une cirrhose[1], dans son domicile de Montretout[5]. Il lègue sa fortune à Jean-Marie Le Pen[3], ce qui provoque la contestation du testament par son cousin Philippe Lambert ; le litige est finalement tranché à l'amiable[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Louis Rossel (1844-1871) : pensée et action d'un officier insurgé, Paris, Presses continentales, coll. « Les Documents français » (no 7), , 99 p. (notice BnF no FRBNF33163474, SUDOC 086761617).
  • Défense nationale et OTAN, Paris, Presses continentales, coll. « Les Documents français » (no 10), , 80 p. (notice BnF no FRBNF35171540).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alain Rollat, « Une proie facile », sur lemonde.fr, .
  2. a, b, c et d Bernard Brigouleix, « M. Jean-Marie le Pen héritera-t-il d'Hubert Lambert-Saint-Julien ? », sur lemonde.fr, .
  3. a, b, c et d Valérie Igounet, « L'héritage Lambert… Une des causes de la suspension de Jean-Marie Le Pen ? », sur blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front, .
  4. Raymond Barrillon, « I. Le mouvement Jeune Nation et le Rassemblement National », sur lemonde.fr, .
  5. a, b, c et d Éric Conan et Gilles Gaetner, « L'épopée du Front national », sur lexpress.fr, .
  6. « Une déclaration pour le « maintien de la souveraineté française », sur lemonde.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]