François Longchamp

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François Longchamp
Illustration.
François Longchamp en 2017
Fonctions
Président du Conseil d'État du canton de Genève
Prédécesseur Charles Beer
Successeur Pierre Maudet
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
Élection 13 novembre 2005
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité suisse
Parti politique Parti libéral-radical
Diplômé de Université de Genève

François Longchamp, né le à Genève, est un homme politique suisse, membre du Parti libéral-radical. Il siège au Conseil d'État de la République et Canton de Genève depuis décembre 2005. Chargé du Département de la solidarité et de l'emploi (DSE) jusqu'en juin 2012, il dirige par la suite le Département de l'Urbanisme (DU). À la suite des élections cantonales de 2013, il devient président du Conseil d'État, le premier à être désigné pour la durée entière d'une législature, conformément à la nouvelle constitution du canton. Il prend alors la tête d'un Département présidentiel nouvellement créé[1]. Conformément à cette constitution, le département présidentiel assure le suivi de la politique extérieure du canton (en particulier le lien avec les autres cantons et la France voisine), la responsabilité cantonale sur la Genève internationale, principal site mondial de négociation multilatéral, et veille à la cohérence de l'action gouvernementale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en droit, il entre au secrétariat du Parti radical genevois après son stage d'avocat. Puis à 29 ans, il devient secrétaire général du département de l'action sociale et de la santé en 1993.

En 2000, il dirige la rubrique régionale du quotidien Le Temps puis en 2002 se voit confier la direction générale de la fondation Foyer-Handicap, qu’il sauve d’une faillite imminente et qu’il dirige jusqu’à son élection au Conseil d’Etat fin 2005.

Battu à l'élection partielle au Conseil d'État genevois de 2003, face au socialiste Charles Beer, il est élu président du Parti radical genevois en 2004. Il est finalement élu au Conseil d'État lors de l'élection générale du 13 novembre 2005 et prend en charge le nouveau département de la solidarité et de l'emploi. Cette élection en fait le dernier conseiller d'État élu sous la bannière du parti radical, à l'origine des institutions genevoises, qui fusionnera en 2011 avec le Parti libéral. Dès son entrée au gouvernement genevois, François Longchamp multiplie les réformes : lutte contre le chômage, dynamisation de l'aide sociale, modernisation de l'Aéroport et de Palexpo, refonte complète de la loi sur les EMS. Réélu en novembre 2009, il est président du Conseil d'État de décembre 2009 à décembre 2010. Il se mobilise alors pour un projet de loi en faveur des familles à revenus modestes[2], les « working poor ».

Le secteur des établissements médico-sociaux (EMS) ayant traversé une crise à la suite de différents rapports de l'inspection cantonale des finances, François Longchamp a repris ce secteur des mains de son collègue Pierre-François Unger en juillet 2008 et rédige une nouvelle loi sur la gestion des EMS[3], qui entre en vigueur le premier avril 2010.

Son département ayant aussi la responsabilité politique sur l'aéroport international de Genève (AIG), il met un terme au conflit qui opposait depuis cinq ans l'AIG et Air France, lançant dans la foulée un programme d'extension de l'aérogare qui lui a permis d'augmenter de 50 % sa capacité d'accueil. Une nouvelle aérogare est aussi prévue à l'horizon 2013. Ce nouveau terminal, le plus important chantier que l'AIG ait connu dans son histoire, permettra d'accueillir en priorité les avions gros porteurs pour les vols long-courrier. Les importants travaux entrepris à l’AIG depuis l’arrivée de François Longchamp au Conseil d’administration ont permis à ce dernier de se voir décerner en juillet 2010 le prix mondial de l’aéroport le plus efficace de sa catégorie[4].

Durant son année de présidence du Conseil d’État, François Longchamp a conduit le gouvernement à rédiger le premier programme de législature de son histoire[5]. Dans le contexte de la crise avec la Libye (deux Suisses retenus en otage pendant près de deux ans à la suite de l’arrestation, à Genève en juillet 2008, de M. Hanibal Kadhafi), il défend avec fermeté les institutions genevoises, en particulier sa police et sa justice. En 2010 encore, il obtient à l'issue d'une longue négociation une indemnisation de plus de 110 millions de francs pour les collectivités publiques genevoises, versée par le réviseur de l'ancienne Banque cantonale à l'époque où celle-ci avait dû être sauvée de la faillite par l'Etat.

À la suite de la démission du Conseiller d'État Mark Muller, il reprend par intérim dès le le Département des Constructions et des Technologies de L'Information (DCTI) dans l'attente d'une élection complémentaire, tout en conservant son département[6]. À la suite du remaniement résultant de l'élection complémentaire du , il prend officiellement la tête de ce département, réorganisé et appelé Département de l'Urbanisme. Il laisse le DSE à Isabel Rochat, elle-même remplacée par le nouvel élu, Pierre Maudet, à la tête du Département de la sécurité[7].

Au Département de l'Urbanisme, il parvient en quelques mois à dégager une très large majorité pour le nouveau plan directeur cantonal, qui planifie le développement urbain du canton d'ici à 2030. Il lance le premier grand projet de mutation du quartier "Praille-Acacias-Vernets" en obtenant que l'armée libère précocement les terrains de la caserne des Vernets, pour y permettre la construction de 1500 logements. Pour réussir ce projet majeur, François Longchamp innove en imposant une procédure de double concours, à la fois d'investisseurs et d'architecture.

Avec le slogan « architectes, révoltez-vous! », il modifie la législation sur les plans localisés de quartier, qu'il estime responsable de la monotonie des formes architecturales construites au cours des décennies 1970 à 2010. Sa nouvelle loi permet une planification à plus grande échelle des quartiers futurs en libérant celle-ci des contraintes purement foncières de propriété. Cela permet la conception de formes urbaines plus innovantes, renforçant la densité du territoire bâti pour préserver plus d'espaces et de parcs publics.

Son passage au département de l'Urbanisme sera aussi marqué par la loi dite « Loi Longchamp », qui vise à offrir à la classe moyenne la possibilité d'accéder à la propriété du logement. Avec cette loi, âprement combattue par une partie des milieux immobiliers, les logements construits dans des zones bénéficiant de prix plafonnés par l'Etat (dite zone de développement) et destinés à la propriété, ne peuvent être acquis que par ceux qui ont effectivement l'intention d'y résider. Modifiée par le Parlement, puis invalidée sous cette forme par les Tribunaux, la loi est ensuite reprise sous forme d'initiative populaire par les milieux de protection des locataires, et finalement adoptée par le Grand Conseil quelques mois plus tard.

Il est réélu pour un troisième mandat à l'issue des élections cantonales de 2013. A la tête du Département présidentiel, il assure la pérennité de la Genève internationale en obtenant les crédits nécessaires à la construction et à la rénovation de la plupart des immeubles occupés par les agences onusiennes et d'autres organisations internationales. Ces crédits supposent des votes au plan municipal (Ville de Genève), cantonal (Grand Conseil de la République et canton de Genève), fédéral et même à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Ce sont ainsi plusieurs milliards de francs qui seront injectés en moins d'une décennie pour renouveler et consolider le site de Genève comme lieu privilégié de négociation multilatérale.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]