François Longchamp

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François Longchamp
Illustration.
François Longchamp en 2013.
Fonctions
Président du Conseil d'État du canton de Genève

(4 ans, 5 mois et 21 jours)
Législature 1re (2013-2018)
Prédécesseur Charles Beer
Successeur Pierre Maudet

(1 an, 9 mois et 23 jours)
Législature 57e
Prédécesseur David Hiler
Successeur Mark Muller
Conseiller d'État du canton de Genève

(12 ans, 5 mois et 26 jours)
Élection
Réélection
Successeur Nathalie Fontanet
Président du Parti radical genevois

(1 an et 11 mois)
Prédécesseur Thomas Andres
Successeur Pierre Maudet
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PRD (jusqu'en 2011)
PLR (depuis 2011)
Diplômé de Université de Genève
Profession Haut fonctionnaire
Journaliste
Chef d'entreprise
Conseillers d'État du canton de Genève
Présidents du Conseil d'État du canton de Genève

François Longchamp, né le à Genève, est une personnalité politique genevoise, membre du Parti libéral-radical. Il est conseiller d'État du canton de Genève de 2005 à 2018 et président du Conseil d’État de 2013 à 2018[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence en droit, François Longchamp entre au secrétariat du Parti radical genevois après son stage d'avocat. Proche de Guy-Olivier Segond[réf. nécessaire], il devient en 1993, à 29 ans, secrétaire général du département de l'action sociale et de la santé .

En 2000, il dirige la rubrique régionale du quotidien Le Temps, puis en 2002 se voit confier la direction générale de la fondation Foyer-Handicap, qu’il sauve d’une faillite imminente et qu’il dirige jusqu’à son élection au Conseil d’État fin 2005[réf. nécessaire].

À partir de 2019, François Longchamp préside la Fondation Aventinus[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Battu à l'élection partielle au Conseil d'État genevois de 2003, face au socialiste Charles Beer, il est élu président du Parti radical genevois en 2004.

François Longchamp est élu au Conseil d'État lors de l'élection générale du 13 novembre 2005. Il prend en charge le nouveau département de la solidarité et de l'emploi. Cette élection en fait le dernier[réf. souhaitée] conseiller d'État élu sous la bannière du parti radical, qui fusionne en 2011 avec le Parti libéral. Dès son entrée au gouvernement genevois, François Longchamp multiplie les réformes[réf. nécessaire] : lutte contre le chômage, dynamisation de l'aide sociale, modernisation de l'Aéroport et de Palexpo, refonte complète de la loi sur les EMS. Réélu en novembre 2009, il est président du Conseil d'État de décembre 2009 à décembre 2010. Il se mobilise alors pour un projet de loi en faveur des familles à revenus modestes[3], les « working poor ».

Le secteur des établissements médico-sociaux (EMS) ayant traversé une crise à la suite de différents rapports de l'inspection cantonale des finances, François Longchamp reprend ce secteur des mains de son collègue Pierre-François Unger en juillet 2008 et rédige une nouvelle loi sur la gestion des EMS[4], qui entre en vigueur le .

Son département ayant aussi la responsabilité politique sur l'aéroport international de Genève (AIG), il met un terme[réf. nécessaire] au conflit qui opposait depuis cinq ans l'AIG et Air France, lançant dans la foulée un programme d'extension de l'aérogare, qui lui a permis d'augmenter de 50 % sa capacité d'accueil.

Durant son année de présidence du Conseil d’État, François Longchamp a conduit le gouvernement à rédiger le premier programme de législature de son histoire[5]. Dans le contexte de la crise avec la Libye (deux Suisses retenus en otage pendant près de deux ans à la suite de l’arrestation, à Genève en juillet 2008, de M. Hanibal Kadhafi), il défend avec fermeté les institutions genevoises, en particulier sa police et sa justice[réf. souhaitée]. En 2010 encore, il obtient à l'issue d'une longue négociation une indemnisation de plus de 110 millions de francs pour les collectivités publiques genevoises, versée par le réviseur de l'ancienne Banque cantonale à l'époque où celle-ci avait dû être sauvée de la faillite par l'Etat.[réf. nécessaire]

À la suite de la démission du conseiller d'État Mark Muller, il reprend par intérim dès le le Département des Constructions et des Technologies de l'Information, tout en conservant son département[6]. À la suite du remaniement résultant de l'élection complémentaire du , il prend officiellement la tête de ce département, réorganisé et appelé Département de l'urbanisme[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communiqué de presse du Conseil d'État élu, , ge.ch
  2. Valère Gogniat, « François Longchamp : « Nous donnons une mission civique au « Temps » », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2020).
  3. Secrétariat du Grand Conseil, « projet de loi en faveur des familles à revenus modestes » [PDF] (consulté le 20 août 2010)
  4. Grand Conseil de la République et canton de Genève, « Loi sur la gestion des établissements pour personnes âgées » [PDF] (consulté le 20 août 2010)
  5. Conseil d'Etat de la République et canton de Genève, « Programme de législature de la République et canton de Genève 2010 - 2013 » [PDF] (consulté le 20 août 2020)
  6. « Le radical Longchamp reprend le département de Mark Muller ad intérim, Tribune de Genève, 29 février 2012 » (consulté le 1er mars 2012)
  7. « Pierre Maudet sera ministre de la Police. Rochat au Social, Longchamp à l'Urbanisme, Tribune de Genève, 27 juin 2012 » (consulté le 27 juin 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]