Guillaume Barazzone

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Guillaume Barazzone
Illustration.
Guillaume Barazzone en juillet 2013.
Fonctions
Conseiller administratif de Genève

(7 ans, 6 mois et 17 jours)
Élection 4 novembre 2012
Réélection 10 mai 2015
Prédécesseur Pierre Maudet
Successeur Marie Barbey-Chappuis
Conseiller national

(5 ans, 11 mois et 22 jours)
Législature 49e et 50e
Prédécesseur Luc Barthassat
Successeur Vincent Maitre
Maire de Genève

(11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Esther Alder
Successeur Rémy Pagani
Député au Grand Conseil du canton de Genève

(7 ans, 2 mois et 22 jours)
Législature 56e et 57e
Successeur Didier Bonny
Conseiller municipal de Genève

(2 ans, 7 mois et 16 jours)
Législature 2003-2007
Successeur Odette Saez
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Italie Italie
Parti politique PDC
Diplômé de Université de Genève
Université Columbia
Profession Avocat
Conseillers administratifs de Genève
Maires de Genève

Guillaume Barazzone, né le à Genève, est un avocat et un homme politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien. Il est membre du Conseil administratif de la Ville de Genève de à , maire de Genève pour l'année 2016-2017 et député du canton de Genève au Conseil national de à .

Biographie[modifier | modifier le code]

Guillaume Barazzone, binational italo-suisse, naît et fait sa scolarité à Genève. Il étudie ensuite à l'Université de Genève, où il obtient une licence en droit en avec une année d'échange à l'Université de Zurich[1]. Il est titulaire d'un master en droit de la Columbia Law School à New York, dont il est diplômé en 2011, et étudie à la School of International and Public Affairs (en) de l'Université Columbia[2].

En 2008, il obtient son brevet d'avocat et est admis au barreau de Genève. Il exerce cette profession jusqu'en 2012, au sein des cabinets d'avocats Lenz & Staehelin (de) (2008-2010) et Schellenberg Wittmer (en) (2011-2012). En 2021, il est de nouveau inscrit au barreau genevois[3].

Il est le frère de l'acteur Adrien Barazzone[4] et petit cousin du politicien Manuel Tornare[5].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ville de Genève[modifier | modifier le code]

Guillaume Barazzone s'inscrit au Parti démocrate-chrétien (PDC) à l’âge de 18 ans et s'engage en politique en assumant la présidence des Jeunes PDC de Genève. Il commence son parcours au Conseil municipal de la ville de Genève, où il siège de 2003 à 2006, notamment au sein de la commission des arts et de la culture[6].

En 2005, il est élu au Grand Conseil du canton de Genève[7], et y est réélu en 2009 pour un total de sept ans de législature[8]. Il siège notamment dans les trois commissions suivantes : « Fiscale », « Législative » et « Contrôle de gestion »[9],[10].

Le , il est élu au Conseil administratif de la Ville de Genève, mettant fin à 20 ans d’absence du PDC au sein de celui-ci[11]. Il prend la tête du département de l’environnement urbain et de la sécurité[12]. Il y augmente l'effectif de la police municipale (de 110 en 2012 à 156 en mai 2014)[13], concrétise un partenariat public-privé pour la végétalisation de la ville de Genève avec la plantation de 250 arbres[14],[15], met en place des services de nettoyage de la voirie le week-end[16] et ouvre l'espace public genevois aux camions-restaurants[17].

Affaires du voyage à Abu Dhabi et des notes de frais[modifier | modifier le code]

En , le Ministère public genevois ouvre une procédure contre Guillaume Barazzone pour acceptation d'un avantage après que celui-ci a révélé devant le Conseil municipal, en pleine affaire Maudet, qu'il avait été invité à titre privé à Abu Dhabi en [18]. En , la procédure est classée, l'enquête ayant « confirmé en tous points les explications de l’intéressé, à savoir que le voyage lui avait été offert par un ami à titre privé, sans lien avec ses fonctions politiques »[19].

Le , à la suite d'un audit du Conseil administratif de la ville de Genève par la Cour des comptes du Canton de Genève, il est particulièrement mis en cause à propos de notes de frais personnels excessives[20],[21]. En , il annonce qu'il ne se représentera pas au Conseil national en 2019, ni au Conseil administratif de la Ville de Genève en 2020, « suite au rapport de la Cour des comptes »[22]. Le 28 avril 2020, le Ministère public prononce une ordonnance de classement qui blanchit Guillaume Barazzone sur le plan pénal, laquelle ne remet toutefois pas en cause son implication[23].

Conseil national[modifier | modifier le code]

Le , Guillaume Barazzone accède au Conseil national après la démission de Luc Barthassat. Candidat en 2011 à cette élection, il était arrivé en deuxième position de la liste PDC à Genève[24],[25]. Il siège à la Commission des affaires juridiques[26].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est sélectionné en 2012 au Forum des 100 (Forum des 100 personnalités qui font la Suisse romande)[27] et devient en 2015 Young Global Leader du World Economic Forum[28],[29].

En , il décroche la médaille d'argent au podium des parlementaires genevois publié par la Tribune de Genève[30] ainsi que le titre de « révélation de la députation genevoise » dans le classement 2015 des parlementaires les plus influents publié par le magazine L'Hebdo[31].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Profil • Guillaume Barazzone », sur Guillaume Barazzone (consulté le ).
  2. Site de Columbia.edu, liste des gradués 2011
  3. « Ordre des avocats de Genève / Ordre des Avocats de Genève », sur www.odage.ch (consulté le ).
  4. Marie-Pierre Genecand, « L’écologie, la tête dans un tonneau », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  5. Mohammad Farrokh, « Défendre la Genève internationale », Tout Immo,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  6. « Guillaume Barazzone, le candidat qui rend l'espoir au PDC municipal », https://www.tdg.ch,‎ (lire en ligne)
  7. Site Officiel du Canton de Genève, Élections du 09 oct 2005
  8. Site Officiel du Canton de Genève, Élections du 11 oct 2009
  9. http://ge.ch/grandconseil/m/gc/depute/6/
  10. Site du PDC Genève, Biographie
  11. Site du PDC Suisse, Guillaume Barazzone prête Serment
  12. « Guillaume Barazzone plébiscité par le PDC ville de Genève », http://www.lacote.ch,‎ (lire en ligne)
  13. « Guillaume Barazzone veut 26 policiers municipaux de plus en 2015 », http://www.bluewin.ch,‎ (lire en ligne)
  14. « La ville va fleurir le pied de ses arbres », https://www.tdg.ch,‎ (lire en ligne)
  15. « La ville occupe son hiver en plantant près de 250 arbres », https://www.tdg.ch,‎ (lire en ligne)
  16. « La voirie travaillera le weekend en ville », http://www.20min.ch,‎ (lire en ligne)
  17. « La ville ouvre l'espace public aux « food trucks » », https://www.tdg.ch,‎ (lire en ligne)
  18. « Procédure ouverte sur le voyage de Guillaume Barazzone à Abu Dhabi », sur rts.ch, (consulté le )
  19. ATS, « Procédure classée concernant le voyage de Guillaume Barazzone », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. Sophie Simon, « Alcool et taxis aux frais du contribuable : la Ville épinglée », tdg.ch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. Stanislas Zuin, Isabelle Terrier et Hans Isler, Audit de légalité et de gestion – Frais professionnels des membres du Conseil administratifs et de la direction, Ville de Genève – Cour des comptes, rapport numéro 142, (lire en ligne)
  22. David Haeberli, « Guillaume Barazzone renonce aux futures échéances électorales », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Genève – La justice classe l'affaire des notes de frais », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
  24. Site du Parlement Suisse, Biographie
  25. Site Officiel du Canton de Genève, Élections du 23 janvier 2011
  26. https://www.parlament.ch/fr/biografie/guillaume-barazzone/4138
  27. http://www.forumdes100.com/files/F100-12_Articles_Hebdo_31mai2012.pdf
  28. Site du World Economic Forum, page YGL de Guillaume Barazone
  29. Bilan, « Trois Suisses parmi les jeunes leaders du WEF »
  30. Lise Bailat, Patrick Chuard et Arthur Grosjean, « La députation genevoise manque de force de frappe », La Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. « Classement 2015 des parlementaires romands: qui sont les plus influents? », http://www.hebdo.ch,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]