Thierry Apothéloz

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Thierry Apothéloz
Illustration.
Thierry Apothéloz en 2015
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
Élection
Conseiller administratif de Vernier
Député au Grand Conseil du canton de Genève
Législature 55e (2001-2005)
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Genève
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti socialiste suisse

Thierry Apothéloz, né le à Genève, éducateur social et titulaire d'un bachelor en droit de l'université de Genève, est une personnalité politique, membre du Parti socialiste, élu depuis 1997 et exerçant la fonction de magistrat au sein d'instances législatives et exécutives communales et cantonales. Conseiller administratif de la Ville de Vernier de 2003 à 2018 et président de l'Association des communes genevoises, il est élu au Conseil d'État en 2018[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Apothéloz est né en 1971, d'une mère couturière de Lucerne et d'un père peintre en bâtiment de Genève[2]. Il a grandi aux Avanchets[2] durant 24 ans et habite Le Lignon depuis 1999. Après avoir suivi des études de commerce, il est engagé dans un foyer pour adolescents dans le canton de Neuchâtel où il suit sa formation d’éducateur. Il poursuit son cursus de formation auprès de la Faculté de droit de l'université de Genève.

Démocratie participative et médiateurs sociaux[modifier | modifier le code]

Au niveau local, il préside la Maison des jeunes « L'Éclipse » aux Avanchets entre 1991 et 2002. Entre 1997 et 2003, il est vice-président de l'association Vernier-sur-Rock. Il s'est beaucoup investi dans les milieux associatifs en militants en faveur des processus de démocratie participative. Il a pu ainsi réaliser le concept de « contrat de quartier » pour le développement, la finalisation et la mise en œuvre de projets d'utilité collective par les habitants et les habitantes. D'autres contrats de quartier se sont ensuite développés dans les villes et communes comme Lancy, Onex, Carouge, Lausanne.

En 2011, il lance des médiateurs sociaux, appelés « correspondants de nuit »[3], aux Avanchets et à Châtelaine-Balexert, puis dès 2014 au Lignon, aux Libellules et à Gordon-Benett. Ils sont actifs toutes les nuits de l’année avec pour mission d'assurer une veille sociale, de lutter contre les incivilités et d'assurer la tranquillité publique.

Politique communale[modifier | modifier le code]

Il exerce son premier mandat politique à l'âge de 26 ans, au Conseil municipal (parlement) de la Ville du Locle (Neuchâtel). De retour à Genève, il est conseiller municipal à Vernier dès 2000. Il est également élu député au Grand Conseil (parlement) du canton de Genève de 2001 à 2003[4]. En 2003, il rejoint le Conseil administratif (exécutif) de Vernier[5] et en est le maire à six reprises entre 2003 et 2015[6].

Au sein de l'exécutif de la Ville de Vernier, il est chargé de la cohésion sociale, l'emploi, la petite enfance, la police municipale, les pompiers et la protection de la population, les espaces verts, la voirie et les cimetières, la récupération et les équipements.

Dans les institutions cantonales, il est président de l'Association des communes genevoise (ACG), vice-président du conseil de la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (FASe), vice-président du conseil d'administration de l'Hospice général, membre de la Fondation PRO (entreprise sociale privée)[7], président de l'Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO-Genève)[8].

Conseiller d'État genevois[modifier | modifier le code]

Le 13 mai 2017, Thierry Apothéloz, Sandrine Salerno et Anne Emery-Torracinta (candidate sortante) sont désignés candidats du parti socialiste aux élections gouvernementales genevoises du printemps 2018. Ce résultat ébranle une certaine frange « de gauche » du parti qui considère que les trois candidats désignés représentent une aile « droite » plus modérée du parti genevois, qui est d'ailleurs un des plus à gauche du pays (régulièrement opposé aux positions du parti fédéral)[9]. Des accusations de biais démocratiques seront lancées, notamment concernant les sections de la ville de Vernier et de la ville de Genève[10].

A l'issue des deux tours des élections cantonales, il termine en 7e position et accède au Conseil d'État[1],[11]. Il prend la charge d'un nouveau département consacré au social, intégrant également des aspects liés à la culture et au sport[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La gauche reprend un siège au Conseil d'État genevois, le PDC Luc Barthassat est évincé », RTS, 6 mai 2018 (page consultée le 6 mai 2018).
  2. a et b David Haeberli, « Nous, les fils d’ouvriers, nous prenons les escaliers, pas les escalators », Le Temps, 26 avril 2018 (page consultée le 26 avril 2018).
  3. http://www.rts.ch/video/info/journal-12h45/2998964-vernier-ge-cinq-correspondants-de-nuit-sont-charges-de-prevenir-les-incivilites.html
  4. « Élections du Grand Conseil 2001 » (consulté le 13 juillet 2008)
  5. « Thierry Apotheloz - candidat au Conseil administratif », sur ps-ge.ch (consulté le 13 juillet 2008)
  6. 2003-2004, 2006-2007, 2007-2008, 2010-2011, 2011-2012 et 2014-2015. « Apotheloz Thierry », sur vernier.ch (consulté le 13 juillet 2008)
  7. « PRO » (consulté le 23 janvier 2011)
  8. « OSEO Genève » (consulté le 23 janvier 2011)
  9. « Audio: Signature de Vincent Bourquin - Le bal des recalés », sur Play RTS, 18.05.2017 à 6h (consulté le 13 juin 2017)
  10. Eric Budry, « Il est évident qu’il y a eu magouille au sein du PS », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  11. « Second tour de l'élection du Conseil d'Etat 2018 », sur www.ge.ch,
  12. Marc Moulin, « Le président Pierre Maudet garde la sécurité et l’aéroport », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)