Serge Dal Busco

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Serge Dal Busco
Illustration.
Serge Dal Busco en 2018.
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
(7 ans, 2 mois et 14 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur David Hiler
Chef du Département cantonal des infrastructures
En fonction depuis le
(2 ans, 8 mois et 23 jours)
Prédécesseur Luc Barthassat (environnement, transports et agriculture)
Chef du Département cantonal des finances

(4 ans, 5 mois et 21 jours)
Prédécesseur David Hiler
Successeur Nathalie Fontanet (finances et ressources humaines)
Député au Grand Conseil du canton de Genève

(4 ans et 2 jours)
Législature 57e (2009-2013)
Conseiller administratif de Bernex

(10 ans, 5 mois et 20 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jacques Baudit
Successeur Cyril Huguenin
Conseiller municipal de Bernex

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Législature 1999-2003
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PDC
Diplômé de EPFZ
EPFL
Profession Ingénieur civil
Entrepreneur

Serge Dal Busco Serge Dal Busco
Conseillers d'État du canton de Genève
Conseillers administratifs de Bernex

Serge Dal Busco, né le à Genève, est un homme politique suisse membre du Parti démocrate-chrétien (PDC). Il est conseiller d'État du canton de Genève depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après une maturité au collège Calvin, Serge Dal Busco obtient un diplôme d’ingénieur civil à l’école polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) en 1982. Il poursuit ensuite ses études par une thèse de doctorat à l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) qu’il obtient en 1988. Pendant plusieurs années, il exerce la profession d’ingénieur à son compte, tout en étant chargé de cours à l’EPFL. Il devient ensuite associé dans un grand bureau d’ingénieurs conseils en génie civil et en environnement établi à Carouge.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Serge Dal Busco est élu en 2003 au Conseil administratif de Bernex (GE)[1]. Il exerce la fonction de Maire à six reprises, ayant à sa charge notamment la gestion de l’urbanisme, des transports, des constructions, de l’environnement et du sport.

Serge Dal Busco a également été, pendant huit ans, membre du comité puis président de l’association des communes genevoises (ACG), organisme qui a pour but la défense des intérêts des communes.

En 2009, Serge Dal Busco est élu au Grand Conseil du canton de Genève[2]. Dans ce cadre, il est membre notamment des commissions du logement et de l’aménagement.

Conseiller d'État genevois : première législature (2013-2018)[modifier | modifier le code]

Serge Dal Busco en décembre 2013.

Serge Dal Busco est élu au Conseil d'État en 3e position le [3]. Il prend la tête du Département des Finances le [4].

Serge Dal Busco fait face à différentes difficultés budgétaires rencontrées par le canton. Fin 2015, le Grand Conseil refuse en effet le budget 2016 au début de cette année[5]. Cette décision oblige l'administration à fonctionner sur le régime extraordinaire des 12e provisionnels. Quelques semaines plus tard, le canton boucle ses comptes 2015 en léger déficit[6]. Si le budget 2016 s'avère finalement excédentaire à hauteur de 61 millions de francs suisse[7], les projections fiscales pour les années suivantes se montrent plus pessimistes, laissant craindre des pertes importantes dans le montant des rentrées[8]. Le budget 2017 est voté de justesse par le parlement, ce qui évite les problèmes institutionnels rencontrés l'année précédente mais traduit une défiance du corps législatif genevois envers l'exécutif, y compris au sein de l'Entente (coalition PLR / PDC)[9],[10]. Le projet de stabilisation budgétaire porté par le conseiller d'État échoue à convaincre les députés de tous les partis à l'automne 2017[11],[12]. En 2018, le bouclement des comptes révèle un excédent de 69 millions de francs suisses (pour les comptes de fonctionnement)[13]. Ce résultat satisfait le conseiller d'État et lui permet de tempérer le montant des déficits indiqués au budget général (80 millions de francs suisses).

Au printemps 2017, la population genevoise refuse le projet de réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III). Serge Dal Busco prend alors le leadership pour mener de nouvelles négociations sur cette réforme au niveau de l'arc lémanique[14]. A la fin 2017, le PS et les Verts genevois décident de se retirer des négociations cantonales sur la réforme fiscale. Cette décision marque un échec pour le conseiller d'État et affaiblit la position du Département des Finances, affairé sur plusieurs projets importants[15].

Au cours de l'année 2016, la presse révèle que la Caisse de prévoyance de l'État de Genève (CPEG) rencontre des difficultés financières importantes, notamment une sous-capitalisation, qui impacte l'ensemble des finances publiques[16],[17],[18],[19]. Sous la houlette de Serge Dal Busco, le Conseil d'État propose un projet de réformes à l'automne 2017[20]. Au printemps 2018, les partis de gauche s'opposent à la réforme au Grand Conseil, ouvrant ainsi la voie à un référendum sur le sujet[21],[22].

Durant son mandat, Serge Dal Busco doit mener une réforme de la grille salariale de la fonction publique genevoise, dite réforme SCORE[23]. Un cartel intersyndical critique ce projet, y voyant une attaque contre les services publics puisque de nombreux fonctionnaires connaitraient une diminution de leur salaire. Cette opposition se traduit notamment par un mouvement social dans la fonction publique en [24]. Plusieurs partis genevois, de droite comme de gauche, affichent également leur opposition. Le conseiller d'État défend ses positions, affirmant que la réforme vise à améliorer les performances de l’administration et non faire de économies et encourage l'égalité salariale[25].

Comme pour ses prédécesseurs, la supervision de l'Office cantonale des poursuites provoque plusieurs difficultés pour Serge Dal Busco et ses services[26]. Au début de l'année 2016, l'Office rencontre d'importantes difficultés qu'une migration informatique ne parvient pas à résoudre[27],[28]. Au printemps 2017, un rapport d'enquête parlementaire est publié[29],[30]. Il pointe plusieurs dysfonctionnements affectant aussi bien le personnel que les citoyens (créanciers et débiteurs). De son côté, le conseiller d'État défend son service et critique des erreurs et la méthodologie du rapport. L'année suivante, c'est au tour du Conseil fédéral de s'inquiéter quant à l'existence de poursuites injustifiées dans le canton de Genève[31]. En parallèle, la Cour des comptes cantonale révèle un rapport sur le fonctionnement de l'Office ainsi que sa réorganisation[32]. Si les auditeurs se montrent critiques sur le projet de réorganisation mené par le Département des Finances, ils saluent toutefois l'amélioration du fonctionnement quotidien du service.

Conseiller d'État genevois : seconde législature (2018-2023)[modifier | modifier le code]

Le , il termine à la 3e place lors du vote du second tour au Conseil d'État[33]. Il est ainsi réélu à son poste au Conseil d'État. Il laisse le département des finances à sa collègue PLR Nathalie Fontanet et prend un département dédié aux infrastructures et à la mobilité. Il reprend ainsi le portefeuille des transports et de la mobilité du conseiller battu Luc Barthassat[34].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats de l'élection du 4 mai 2003 », sur www.ge.ch,
  2. « Résultats de l'élection du 11 octobre 2009 », sur www.ge.ch,
  3. « Résultats de l'élection du 10 novembre 2013 », sur www.ge.ch,
  4. « Communiqué de presse du Conseil d'Etat élu du 27.11.2013 - Conseil d’Etat », sur www.ge.ch,
  5. ATS / cab, « Le canton de Genève commencera la nouvelle année 2016 sans budget », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  6. Jean-François Mabut, « Genève boucle 2015 avec un petit déficit controversé », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  7. ATS / hend, « Le Grand Conseil genevois approuve les comptes 2016 du canton », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  8. ATS / LT, « Le canton de Genève retrouve les chiffres noirs », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  9. ATS / ypf, « Le Grand Conseil genevois accepte à une courte majorité le budget 2017 », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  10. Marc Bretton, « Serge Dal Busco: «Il est normal que notre budget ne ravisse personne» », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  11. Eric Budry, « Serge Dal Busco va dégainer son plan d’assainissement », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  12. Laure Lugon, « Le remède du Conseil d’Etat contre les déficits ne convainc pas », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  13. ATS / mh, « Excédent de 69 millions dans les comptes de l'Etat de Genève en 2017 », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  14. Alexis Favre, « Serge Dal Busco: «La défaite de la RIE III doit nous renforcer» », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  15. Olivier Francey, « Serge Dal Busco, le trésorier accablé », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  16. Marc Moulin et Éric Budry, « La caisse de l’Etat traverse une zone de turbulences », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  17. Marc Bretton, « La caisse de pension de l’Etat plombe les comptes du Canton », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  18. Éric Budry, « La caisse de pension de l’Etat en quête de milliards », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  19. Olivier Francey, « A Genève, le débat autour de la caisse de pension des fonctionnaires ravivé », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  20. Éric Budry, « Le Conseil d’Etat veut tout régler, et vite », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  21. Laure Lugon, « Genève joue sa caisse de pension à la roulette russe », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  22. Marc Bretton, « L’avenir de la Caisse des fonctionnaires se décide ces prochains jours », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  23. Laure Lugon, « A Genève, la réforme salariale semble mort-née », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  24. ATS / jvr / tmun, « Les fonctionnaires genevois en grève contre la nouvelle grille salariale », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  25. Eric Budry, « «Je ne comprends pas comment on peut s’opposer à Score» », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  26. Luca di Stefano, « Les retards s’accumulent pour l’Office des poursuites », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  27. Jean-François Mabut, « L'Office des poursuites fermé au public durant deux semaines », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  28. David Ramseyer, « Des Poursuites au ralenti après un arrêt de 15 jours », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  29. Cédric Guigon, « L'office des poursuites de Genève accablé par un rapport parlementaire », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  30. Luca di Stefano, « Révélations et démentis à l’Office des poursuites », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  31. « Poursuites injustifiées: le Conseil fédéral sévit », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  32. Laure Lugon, « A Genève, la trop lente convalescence de l’Office des poursuites », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  33. « Second tour de l'élection du Conseil d'Etat 2018 », sur www.ge.ch,
  34. Marc Moulin, « Le président Pierre Maudet garde la sécurité et l’aéroport », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]