Antonio Hodgers

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Antonio Hodgers
Illustration.
Portrait, 2013.
Fonctions
Conseiller d'État du canton de Genève
En fonction depuis le
(7 ans, 8 mois et 28 jours)
Élection 10 novembre 2013
Réélection 6 mai 2018
Président du Conseil d'État du canton de Genève[a]

(2 ans, 1 mois et 4 jours)
Législature 2e
Prédécesseur Pierre Maudet
Successeur Anne Emery-Torracinta
Président du groupe des Verts
à l'Assemblée fédérale

(2 ans, 11 mois et 19 jours)
Législature 48e et 49e
Prédécesseur Maya Graf
Successeur Balthasar Glättli
Conseiller national

(5 ans, 11 mois et 23 jours)
Législature 48e et 49e
Groupe politique Verts (G)
Commission CdG (jusqu'en août 2008)
CIP (jusqu'en décembre 2011)
CTT (depuis décembre 2011)
Successeur Anne Mahrer
Président des Verts genevois

(2 ans)
Prédécesseur David Hiler
(secrétaire général)
Successeur Anne Mahrer
Député au Grand Conseil du canton de Genève

(10 ans et 24 jours)
Législature 54e, 55e et 56e
Successeur Andreas Meister
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Buenos Aires (Argentine)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Argentine Argentine
Parti politique Les Verts
Diplômé de Institut de hautes études internationales et du développement
Profession Entrepreneur
Conseillers d'État du canton de Genève
Présidents du Conseil d'État du canton de Genève

Antonio Hodgers, né le à Buenos Aires (Argentine), est un homme politique suisse membre du parti des Verts. Il est conseiller d'État du canton de Genève depuis le et président du Conseil d’État du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un avocat et d’une mère danseuse et chorégraphe, tous deux opposants à la dictature en Argentine, il rejoint la Suisse en 1981, avec sa sœur et sa mère, après avoir transité par l’Italie et le Mexique. Il obtient le statut de réfugié politique en 1983.

Entre 1993 et 1996, il siège au Parlement des jeunes de Meyrin, commune du canton de Genève, assemblée qu’il préside en 1995-1996. Son engagement politique se poursuit ensuite au niveau cantonal. Entre 1998 et 2006, il préside l’association « J’y vis, J’y vote », qui promeut les droits politiques des étrangers au niveau communal. Il sera aussi responsable des campagnes de votation populaire du et du , date à laquelle les étrangers genevois établis depuis 8 ans en Suisse obtiennent le droit de vote communal.

En 1997, il est élu au Grand Conseil de la République et canton de Genève (parlement). Il est le benjamin de l'assemblée. Il sera ensuite membre du Bureau (1999 à 2001) puis chef de groupe (2002 et 2003). Entre 2006 et 2008, il préside Les Verts genevois. Il siège au sein du législatif cantonal jusqu’en 2007.

En 2007, il est élu au Conseil national (parlement suisse) puis réélu en 2011, assurant la présidence du groupe parlementaire des Verts de 2010 à son départ du Conseil national en .

En 2012, après Micheline Calmy-Rey en 2007[1] et 2011[2], Antonio Hodgers est l’une des rares personnalités de Suisse romande à être conviée — sur invitation officielle de Jean-Daniel Gerber, président de la Société suisse d’utilité publique[N 1] — à prononcer le discours annuel du 1er août[N 2],[4],[5],[6] sur la prairie du Grütli, lors de la Fête nationale suisse.

En 2020, Antonio Hodgers a été testé positif à la COVID-19. Il serait resté en isolement jusqu'au 12 octobre[7].

Conseiller d'État[modifier | modifier le code]

Le , il est élu au Conseil d'État de la République et canton de Genève. Il démissionne donc du Conseil national, avec effet au . Il est remplacé par Anne Mahrer.

Il prête serment le et reprend l'ancien Département de l'urbanisme, recomposé et renommé Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie (DALE). Ce dicastère est chargé des domaines touchant à l'aménagement du territoire (de la planification directrice cantonale et régionale aux autorisations de construire), au logement, au patrimoine et à l'énergie. Il chapeaute sur le plan politique les Services industriels de Genève, les Fondations immobilières de droit public et la Fondation pour les terrains industriels de Genève (FTI).

Antonio Hodgers est aussi l’un des initiateurs en 1993 des Noctambus, service de transports de nuit à Genève, dont le réseau de transports s’étend progressivement à l’ensemble des communes genevoises puis au canton de Vaud et à la France voisine. Antonio Hodgers siégera par ailleurs au sein du conseil d’administration des Transports publics genevois (1998-2008).

Antonio Hodgers est réélu conseiller d'état (en 4e place) le [8]. Il conserve la responsabilité du département de l'aménagement, lequel se voit enrichi du volet environnemental[9].

Le , il est provisoirement nommé président du Conseil d’État en remplacement de Pierre Maudet, sous le coup d'une procédure pénale[10]. Il est nommé président permanent le 23 janvier 2019[11].

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Antonio Hodgers est diplômé de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) (licence en relations internationales en 1999, diplôme d’études supérieures en études du développement en 2003).

Intéressé par l’entrepreneuriat, il lance en 2002 dvdmania.ch, entreprise de location et vente de DVD avec livraison à vélo, puis Mobilidée sàrl en 2004. Il assurera les rôles d’associé-directeur et conseiller en mobilité de ce bureau de conseil en mobilité durable pour collectivités publiques et entreprises privées jusqu’à son accession au Conseil d’État en .

Antonio Hodgers s’est engagé très jeune dans l’action humanitaire, notamment au sein de nombreuses associations basées à Genève et œuvrant en Amérique latine ou en Bosnie-Herzégovine. En 2009, il se rend à Gaza avec d’autres parlementaires suisses en mission d’observation puis en 2011 en Tunisie lors de la Révolution tunisienne de 2010-2011.

Positionnements[modifier | modifier le code]

  • En mars 2010, il publie une tribune dans l'hebdomadaire NZZ am Sonntag, où il affirme que le renforcement du suisse-allemand pose un problème[12], ce qui crée une petite polémique[13].
  • Alors que les députés du Grand Conseil genevois votent un moratoire sur l'introduction de la téléphonie 5G sur le territoire du canton, Antonio Hodgers déclare qu'il est prématuré de voter une restriction préventive et qu'un renvoi en commission permettrait une approche plus scientifique[14].
  • Contrairement au mot d'ordre de son parti, Antonio Hodgers soutient le vote en faveur de la réforme de la fiscalité des entreprises (RFFA)[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. SSUP : Société suisse d'utilité publique (de) SGG : Schweizerische Gemeinnützige Gesellschaft (it) SSUP : Società svizzera di utilità pubblica. Depuis 1860, la SSUP assure l’administration de la prairie du Grütli[3].
  2. Le 1er août, jour de la Fête nationale suisse, est déclaré jour férié officiel dans toute la Suisse depuis 1994.
Références
  1. swissinfo et les agences, « Grütli sans crânes rasés et présidentes très applaudies », sur swissinfo.ch, SSR SRG, (consulté le ) : les présidentes de la Confédération et du Parlement acclamées par 2 000 personnes pour la fête nationale au Grütli.
  2. Chloé Dethurens, Marie Prieur, « 1er Août : Calmy-Rey à Lancy, Unger à Bardonnex, Maudet à Jussy... », Fête nationale, sur tdg.ch, Tribune de Genève, (consulté le ) : à l’exception de Micheline Calmy-Rey en 2007 et en 2011, les Romands se sont peu exprimés sur la prairie du Grütli ces dernières décennies.
  3. « La Société suisse d’utilité publique (SSUP) et la prairie du Grütli », sur sgg-ssup.ch, Zürich, SGG : Schweizerische Gemeinnützige Gesellschaft (consulté le )
  4. Agence télégraphique suisse (ATS), Newsnet, « Antonio Hodgers ira pour la première fois au Grütli », sur lematin.ch, Tamedia Publications romandes SA, (consulté le ), 1er août 2012 : Antonio Hodgers sera l’orateur de la Fête nationale cette année au Grütli.
  5. Agence télégraphique suisse (ATS), Newsnet, « Antonio Hodgers : « La tolérance, le secret du succès de la Suisse » », Prairie du Grütli, sur tdg.ch, Tribune de Genève, (consulté le )
  6. Fabian Muhieddine, « Hodgers fait frémir la plaine du Grütli », sur tdg.ch, Tamedia Publications romandes SA, (consulté le ). Orateur officiel, le Genevois a comparé les jeunes Suisses du XIXe siècle aux jeunes Arabes d’aujourd’hui.
  7. « Antonio Hodgers testé positif au Covid-19 », sur Tribune de Genève (consulté le )
  8. « Second tour de l'élection du Conseil d'Etat 2018 », sur www.ge.ch,
  9. Marc Moulin, « Le président Pierre Maudet garde la sécurité et l’aéroport », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  10. « Pierre Maudet perd le Département présidentiel et la responsabilité de la police », sur RTS info, (consulté le )
  11. Conseil d'Etat de Genève, « Feuille d'Avis Officiel de Genève », sur fao.ge.ch, (consulté le )
  12. « Le renforcement du suisse-allemand pose un vrai problème national », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  13. « Polémique sur le suisse-allemand, Antonio Hodgers réplique », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  14. « Genève adopte un moratoire sur la 5G », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
  15. David Haeberli, « Antonio Hodgers: «J’en appelle à une helvétisation de Genève» », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  1. par intérim jusqu'au .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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