Thomas Narcejac

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Thomas Narcejac
Nom de naissance Pierre Ayraud
Alias
Boileau-Narcejac,
John-Silver Lee
Naissance
Rochefort-sur-Mer (France)
Décès (à 89 ans)
Nice (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Pierre Ayraud, dit Thomas Narcejac, né à Rochefort-sur-Mer le et mort à Nice le , est un écrivain français, auteur de romans policiers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élevé à Saintes, il se rend souvent pour pêcher pendant sa jeunesse, sur le lieu-dit nommé « Narcejac », dont il se souviendra pour choisir son pseudonyme.

Il fait des études universitaires à Bordeaux, Poitiers et Paris qui lui permettent de décrocher des licences en lettres et en philosophie. Il se destine ensuite à l'enseignement et occupe successivement des postes à Vannes, Troyes, Aurillac. À partir de 1945, il est professeur de philosophie à Nantes jusqu'à sa retraite en 1968.

Dès l'après-guerre, il fait paraître des nouvelles qui sont autant de pastiches d'auteurs de littérature policière. Ces textes seront réunis dans Confidences dans ma nuit (1946), Nouvelles confidences dans ma nuit (1947) et Faux et Usage de faux (1952). Narcejac fait également paraître ses premiers romans policiers, dont L'Assassin de minuit (1945). Faut qu'ça saigne (1948) est son premier roman écrit en collaboration avec Serge Arcouët qui utilise alors le pseudonyme Terry Stewart. Les deux auteurs donnent ensuite une série de romans d'action, la série des Slim sous le pseudonyme commun de John-Silver Lee.

Avec La mort est du voyage (1948), écrit seul, il remporte le prix du roman d'aventures. Au cours d'un dîner, Albert Pigasse, le directeur de la Librairie des Champs-Élysées, favorise la rencontre entre Narcejac et Pierre Boileau. C'est le début de l'association littéraire de ces deux auteurs qui signeront quarante ans de romans policiers sous la signature Boileau-Narcejac. Certains romans policiers de ce duo ont donné lieu à des adaptations cinématographiques par Henri-Georges Clouzot et Alfred Hitchcock. En marge de cette collaboration, Narcejac écrit seul quelques romans maritimes : Une seule chair (1954) et Le Grand Métier (1955)

Théoricien littéraire, Narcejac a également publié, seul ou en collaboration avec Pierre Boileau, plusieurs essais marquants consacrés au roman policier.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Assassin de minuit, « La Mauvaise Chance » no 3, 1945
  • La police est dans l'escalier, « La Mauvaise Chance » no 16, 1946
  • La Nuit des angoisses, « Labyrinthe », 1948
  • La mort est du voyage, « Le Masque » no 355, 1948
  • Faut qu'ça saigne, « Les Gants noirs », 1948, en collaboration avec Terry Stewart
  • Dix de der, « L'Empreinte », 1950 ; réédition sous le titre Le Goût des larmes
  • Le Mauvais Cheval, Presses de la Cité, 1951
  • Liberty ship, Presses de la Cité, 1952
  • Une seule chair, Presses de la Cité, 1954
  • Le Grand Métier, Presses de la Cité, 1955
  • Libertalia au pirate de Dieu, France-Empire, 1979

Série des Slim signée John-Silver Lee[modifier | modifier le code]

  • Slim entre en scène, « L'As de pique » no 2, 1949
  • Slim n'aime pas le mélo, « L'As de pique » no 4, 1949
  • Le ciel est avec Slim, « L'As de pique » no 6, 1949
  • La Colère de Slim, « L'As de pique » no 9, 1949
  • Slim a le cafard, « L'As de pique » no 11, 1949
  • Slim chez Tito, « L'Empreinte », 1950
  • Slim et les Soucoupes volantes », « L'Empreinte", 1950

Recueil de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Confidences dans ma nuit, « La Mauvaise Chance" no 7, 1946
  • Nouvelles confidences dans ma nuit, « La Mauvaise Chance" no 23, 1947
  • Faux et Usage de faux, « Le Masque no 409, 1952 ; réédition sous le titre Usurpation d'identité

Essais[modifier | modifier le code]

  • Esthétique du roman policier, Portulan, 1947
  • La Fin d'un bluff, Portulan, 1949
  • Le Cas Simenon, Presses de la Cité, 1950
  • Une machine à lire : Le Roman policier, Denoël, 1975

Hommages[modifier | modifier le code]

Ancien professeur de lettres et de philosophie au lycée Georges-Clemenceau de Nantes de 1947 à 1967, Thomas Narcejac a reçu un hommage de cette ville : la rue Thomas-Narcejac (47° 12′ 37″ N 1° 31′ 47″ O / 47.2102763, -1.5296504), attribué le , a été inaugurée sur l'île de Nantes le [1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]