Odon de Pins (grand maître)

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Odon de Pins
Image illustrative de l’article Odon de Pins (grand maître)
Odon de Pins, par J.-F. Cars, c. 1725
Biographie
Naissance
Décès
Barletta
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Langue Langue de Provence
Grand maître de l'Ordre
1294 –
Chevalier de l'Ordre

Odon de Pins, parfois appelé aussi Eudes du Pin[1],[note 1] est le 23e grand maître[2] de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de 1294 à sa mort, survenue à Barletta, à l'âge de 85 ans[3], le [4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le , Odon de Pins occupe la charge de drapier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[5].

Le , Odon de Pins exerce les fonctions de maréchal de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1].

Le , Odon de Pins, célèbre, à Limassol, son premier chapitre général de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en tant que grand maître[6].

Dès 1295, il doit faire face à une crise interne de l'ordre qui est menée par Boniface de Calandracem, grand commandeur de l'Outre-mer et Guillaume de Villaret, prieur de Saint-Gilles. Ces dignitaires s'adressent au pape Boniface VIII afin d'obtenir une réforme de la gouvernance de l'Ordre[7]. Le pape ne donne pas suite à leur propositions, mais il adresse à Odon de Pins, le un lettre comminatoire qui contient des reproches en termes vagues, puis le somme de comparaître devant la cour pontificale. Odon de Pins se met en route, mais il meurt le à Limassol selon certains historiens[7], à Barletta selon d'autres[8],[3].

Référencement[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Raybaud conteste, sur la foi de l'habitude d'écrire son nom de famille au singulier, l'appartenance d'Odon des Pins à cette famille. L'argument est fragile car les habitudes d'écriture varient fréquemment au XIIIe siècle et au XIVe siècle selon le lieu où le document est rédigé et selon la manière dont on y transcrit en latin, les noms déclinés dans la ou les langues locales. Joseph Delaville Le Roulx a exprimé l'hypothèse selon laquelle les trois grands dignitaires de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem « Eudes du Pin », le vicaire-général « Gérard des Pins » et le grand-maître « Roger de Pins » appartiennent à des rameaux différents de la même famille.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Giacomo Bosio, Jean Baudoin (éditeur scientifique), Pierre de Boissat (contributeur) et Anne de Naberat (contributeur), Histoire De Malte Avec Les Statuts & les Ordonnances de l'Ordre - Histoire des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Paris, Pierre Aubouin, Jacques d'Allin, , 624 p. (lire en ligne).
  • (it) Matteo Camera, Annali delle Due Sicilie dall' origine e fondazione della monarchia fino a tutto il regno dell' augusto sovrano Carlo III. Borbone, vol. 2, Naples, Stamperia e cartiere del Fibreno, (lire en ligne).
  • Bertrand Galimard Flavigny, Histoire de l'ordre de Malte, Paris, Perrin, coll. « Tempus », (ISBN 9782262032333).
  • Joseph Delaville Le Roulx, Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre, 1100-1310, Paris, Ernest Leroux, , 474 p. (lire en ligne).
  • Joseph Delaville Le Roulx, Mélanges sur l'Ordre de St-Jean de Jérusalem, Paris, Alphonse Picard et fils, , 488 p. (lire en ligne).
  • Jean Raybaud et César Nicolas, Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles., t. 1, Nimes, A. Chastanier, (lire en ligne).

Notes bibliographiques[modifier | modifier le code]

Jean Raybaud (1643-1752) est un avocat, un bibliophile et un érudit arlatin du XVIIe siècle. Il est le cinquième d'une lignée de notaires de la ville d'Arles. Il est le fils d'Antoine Raybaud et de Marguerie Quenin. Il est le frère de Jean-François Raybaud, « archivaire » et prêtre conventuel du Prieuré hospitalier d’Arles. Jean Raybaud est un temps secrétaire de ce même prieuré, mais sous la pression des chevaliers qui ne souhaitent pas voir ce poste confié à un laïc, il est remplacé par son frère Jean-François. La collection de manuscrits de Jean Raybaud aurait compris une grande partie des papiers de Polycarpe de la Rivière (en). Ses collections ont été dispersées par ses héritiers.
Le manuscrit publié par César Nicolas est une copie qui avait été réalisée pour Guillaume de Nicolay et qui est conservée par la Bibliothèque Méjanes. Jean Raybaud a eu accès aux archives du grand prieuré de Toulouse et du prieuré d'Arles pour le composer. L'édition publiée par César Nicolas contient des coquilles qui proviennent soit de l'auteur, soit du copiste, soit de l'éditeur scientifique, mais il est évident que l'auteur s'est appuyé avec rigueur sur des documents dont certains ont été perdus ou dorment dans un dépôt d'archives sans avoir été jamais publiés.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcelin Chailan, L'ordre de Malte dans la ville d'Arles, Bergerac, J. Castanet, , 451 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]