Monsireigne

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Monsireigne
Monsireigne
Musée du Bois-Tiffrais.
Blason de Monsireigne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pouzauges
Maire
Mandat
Michel Gaborit
2020-2026
Code postal 85110
Code commune 85145
Démographie
Gentilé Sirénémontains
Population
municipale
964 hab. (2018 en augmentation de 0,73 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 45″ nord, 0° 56′ 48″ ouest
Altitude 93 m
Min. 45 m
Max. 137 m
Superficie 20,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chantonnay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Herbiers
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Monsireigne est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Monsireigne s’étend sur 2 092 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 93 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 45 et 137 mètres[1],[2].

Traversée de Monsireigne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Monsireigne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chantonnay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,3 %), zones agricoles hétérogènes (28,6 %), prairies (4 %), forêts (3,8 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentales[Note 3] (2 %), cultures permanentes (1,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Monsireigne serait un raccourci de Mont des Sirènes. La commune étant irriguée par le grand Lay, rivière principale de la Vendée, une sirène serait apparue dans la vallée bordant la commune. Les dernières armoiries de la commune figurent une sirène.

Sur ordre de l'occupant allemand, un camp de regroupement pour les Tziganes fut créé à Monsireigne le . À sa fermeture le , la plupart des internés furent envoyés au camp de concentration de Montreuil-Bellay et au château de Châtillon, transformé en camp de concentration, à Boussais dans les Deux-Sèvres[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la sirène d’argent, se regardant dans un miroir du même, posée sur une trangle ondée d’azur bordée aussi d’argent, accompagnée en chef à dextre d’une croisette d’or et à senestre d’une fleur de lys du même défaillante à senestre.
Commentaires : Crée le 18 janvier 1990. Présent sur le site de la commune. La sirène évoque le nom de la commune. Armes parlantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1934 1956 Achille Charrier    
1956 1977 Guyonne de Chantérac    
mars 1977 1989 Gabriel Gaborieau[Note 4]    
mars 2001 En cours Henri Robichon[Note 5],[11] Sans étiquette aviculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 964 habitants[Note 6], en augmentation de 0,73 % par rapport à 2013 (Vendée : +3,74 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700498593706690680732810866
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877901891851920967988979956
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
923922894851822852804838854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
841858725703688740785891969
2018 - - - - - - - -
964--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 14,7 %) ;
  • 46,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Monsireigne en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
4,6 
75 à 89 ans
6,5 
10,1 
60 à 74 ans
14,1 
19,0 
45 à 59 ans
17,3 
23,4 
30 à 44 ans
22,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,7 
23,2 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Menhir de la Chauvinière
  • Église romaine Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Musée de la France protestante de l'Ouest (au village du Bois-Tiffrais).
  • Barrage de Rochereau (réserve d'eau - base de loisir nautique) sur le Lay.
  • La Pierre-Folle, appelée aussi menhir de la Chauvinière, est un menhir en grès de forme parallélépipédique de plus de 2 m de hauteur[18]. Son nom provient d'une légende selon laquelle la pierre se déplacerait la nuit Pâques[18] ou de Noël [19] pour aller en dansant se baigner dans le Grand Lay situé en contrebas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chanoine Auguste Billaud (1903-1970), historien des guerres de Vendée, vécut la majeure partie de sa vie à Monsireigne. Depuis 1992, une école privée y porte notamment son nom[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Réélu en 1983.
  5. Réélu en 2008.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 28789 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Monsireigne », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chantonnay », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Un camp de nomades à Monsireignes
  11. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 25 mai 2011).
  18. a et b Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Geste éditions, , 367 p. (ISBN 2-910919-38-2), p. 169.
  19. Bertrand Poissonnier et Jean-Loïc Le Quellec, Mégalithes de Vendée - légendes et archéologie, Geste éditions, , 62 p..
  20. Notre Histoire dans l’Histoire

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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