Identité sociale

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À la vue d'une personne, un observateur humain peut mettre du sens et attribuer une identité sociale. Il peut ainsi ici voir une "mère".

Une identité sociale permet d'identifier des entités sociales diverses : des personnes, des institutions, des organisations et autres formations sociales. Elle se crée lors d'interactions sociales. Sa conceptualisation implique de concevoir que l'identité n'existe qu'à travers les relations et histoires relationnelles ; elle prend forme dans les interactions sociales.

Définitions[modifier | modifier le code]

Sociologie relationnelle[modifier | modifier le code]

Pour la sociologie relationnelle, l'identité sociale désigne une formation sociale qui a pris forme au cours d'interactions sociales, générant des histoires la concernant[1].

L'entité devient identité sociale au fil des interactions sociales et des histoires; elle devient identifiable par un observateur externe qui peut lui attribuer du sens. Il faut aussi que sa formation ne soit pas explicable par le biophysique, qu'elle relève du sociologique :

« Je généralise l'identité à toute sources d'action, toute entité à laquelle un observateur peut attribuer du sens qui n'est pas explicable par des régularités biophysiques. Ces régularités sont subséquentes au contexte social en tant qu'environnement, où la personne apparaîtra comme un amalgame d'identités[2]. »

Harrison White donne cinq significations au concept d'identité sociale[3] :

  1. L'identité est une recherche d'appui dans un environnement totalement incertain[3] ;
  2. L'identité est un attribut reconnaissable, une « face », comme chez E. Goffman[3] ;
  3. L'identité est un amalgame entre le conformisme et la liberté : elle a une individualité, mais aussi des paradoxes [3];
  4. L'identité est tel qu'entendu dans le sens commun : un identifiant personnel[3] ;
  5. L'identité est une sensibilité qui fait se sentir lier aux autre, appartenir à l'humanité, se sentir une personne[3].

Elle est vue comme l'unité fondamentale des sciences sociales, selon ce courant de pensée[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Harrison C. White, Frédéric C. Godart et Victor P. Corona, « Mobilizing Identities », Theory, Culture & Society, vol. 24, nos 7-8,‎ , p. 181–202 (ISSN 0263-2764 et 1460-3616, DOI 10.1177/0263276407084703, lire en ligne, consulté le )
  2. "I generalize identity to any source of action, any entity to which observer scan attribute meaning not explicable from biophysical regularities. Those regularities are subsidiary to social context as environment, and persons will appear as bundle of identities" (White, 2008, p. 2)
  3. a b c d e et f Frédéric Godart, « Harrison White : des réseaux sociaux à une théorie structurale de l'action. Introduction au texte de Harrison White Réseaux et histoires », SociologieS, Association internationales des sociologues de langue française (AISLF),‎ (ISSN 1992-2655, résumé, lire en ligne)
  4. Alain Degenne et Michel Forsé, Les réseaux sociaux, Paris, Armand Colin, (OCLC 57127633)

Voir aussi[modifier | modifier le code]