Georges Lapassade

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Georges Lapassade
Portrait de Georges Lapassade
Georges Lapassade en 2003.
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ArbusVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
à StainsVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Philosophe, sociologue et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Georges Lapassade est un philosophe et un sociologue français, né le à Arbus, dans le Béarn, et mort le à Stains (Seine-Saint-Denis).

Intérêts[modifier | modifier le code]

Il s’intéresse à la psychanalyse (il a fait deux analyses, une avec Elsa Breuer et l'autre avec Jean Laplanche) et à la biologie (il travaille avec Georges Canguilhem). Il participe à la revue Arguments dirigée par Kostas Axelos et Edgar Morin et s’intéresse à la psychothérapie institutionnelle. Il reprend à Félix Guattari le syntagme « analyse institutionnelle » pour désigner une sociologie d’intervention, avec la collaboration de René Lourau. Il est une des figures importantes de la psychosociologie, de l’ethnologie et de la pédagogie. Ses actions en milieu étudiant durant les années 1958-1968 ont eu un impact important dans l'avènement des évènements de . Il introduit en France l’ethnométhodologie. C’est le premier sociologue français à avoir travaillé sur le rap. Il se penche ensuite sur les phénomènes d’états modifiés de conscience.

Il a participé à une étude fondatrice sur l'université du Québec à Montréal avec Alain Cognard. Il a été longtemps enseignant et chercheur à l'université de Paris VIII, où il dirigeait toujours un séminaire hebdomadaire au cours des dernières années de son existence.

Une cible des situationnistes[modifier | modifier le code]

Dans l'opuscule situationniste de 1966, intitulé De la misère en milieu étudiant considérée sous ses aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier, écrit par des membres de l’Internationale situationniste et des étudiants de Strasbourg, dont Mustapha Khayati. Voici l'extrait : « Dans son application, il (l'étudiant) se croit d'avant-garde parce qu'il a vu le dernier Godard, acheté le dernier livre argumentiste, participé au dernier happening de Lapassade, ce con ».

Dans le livre de 1967, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations de Raoul Vaneigem, on peut lire : « Pour les artistes, au sens strict du terme, la voie de la récupération absolue est toute tracée. Ils entreront avec les Lapassade et consorts dans la grande corporation des spécialistes. Le pouvoir saura les récompenser d'ainsi déployer leur talent pour habiller de couleurs neuves et séduisantes le vieux conditionnement à la passivité ».

Dans le numéro 9 de la revue Internationale Situationniste d', on peut lire en caractères gras et sur une demi-page : « Monsieur Georges Lapassade est un con ».

Les archives de G. Lapassade ont été déposées à la bibliothèque de Sainte Gemme (Marne). Rémi Hess est le légataire de ses oeuvres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recherches institutionnelles[modifier | modifier le code]

  • Groupes, organisations, institutions, Gauthiers-Villars, 1967.
  • L'Analyseur et l'Analyste, Gauthiers-Villars, 1971.
  • L'Autogestion pédagogique, Gauthiers-Villars, 1971.
  • Socianalyse et potentiel humain, Gauthiers-Villars, 1975.

Essais[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

  • Le Bordel andalou, L'Herne, 1971
  • L'Arpenteur, Épi, 1971
  • Les Chevaux du diable, Delarge, 1974
  • Joyeux tropiques, Stock, 1978
  • L'autobiographe, Duculot, 1980
  • La Dissociation
  • Les Chants de Mogador ; Chroniques d'Essaouira, éditions Pédelahore, coll. Transhumance, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]