Confiance

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Plaque métallique sur le mur d'une maison en Saône-et-Loire, France.

Divers philosophes, psychologues et chercheurs en sciences sociales ont travaillé sur la notion de confiance qui, selon une définition assez largement acceptée, peut-être entendue comme « un état psychologique se caractérisant par l'intention d'accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d'autrui »[1]. La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Dans l’étymologie latine, le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. Cette origine souligne les liens étroits qui existent entre la confiance, la foi, la fidélité, la confidence, le crédit et la croyance.[2] Cela étant, la confiance ne doit pas être absolue et aveugle et les autres n'ont pas à être toujours fiables et dignes de confiance.

Confiance en soi[modifier | modifier le code]

La confiance en soi n'est pas identique à l'« estime de soi » qui se réfère à l'évaluation faite d'un individu en rapport à sa propre valeur. Selon certains psychologues, la confiance en soi est en rapport avec les capacités d'un individu, non ses valeurs[3].

Faire confiance[modifier | modifier le code]

Pour faire confiance, il faut pouvoir croire en les autres et accepter le risque de la dépendance. C’est pour cela que la confiance n’est jamais « neutre ». Elle est fondamentale car, sans confiance, il serait difficile d’envisager l’existence même des relations humaines – des rapports de travail jusqu’à l’amitié ou bien l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir et chercher à bâtir un projet qui se développe dans le temps.[2] Comme l’expliquent un bon nombre de travaux en sciences sociales, c’est la confiance qui rend possible le développement de la socialité[4] et le fonctionnement de la démocratie[5].

Il est également possible de la définir comme « un certain niveau de probabilité subjective », ce qui devrait permettre à un individu de croire que l’autre accomplira ce qu’il attend de lui. Faire confiance à quelqu’un signifierait dès lors d'envisager une possible coopération.[2]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. L'Analyse Economique de la Confiance, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Ouvertures Economiques », (ISBN 9782804156541). Il s'agit d'une traduction de la définition suivante: "Trust is a psychological state comprising the intention to accept vulnerability based upon positive expectations of the intentions or behavior of another." donnée dans Denise M. Rousseau, Sim B. Sitkin, Ronald S. Burt et Colin Camerer, « Not So Different After All: A Cross-Discipline View of Trust », Academy of Management Review (en), vol. 23, no 3,‎ , p. 393-404
  2. a, b et c Michela Marzano, « Qu'est ce que la confiance ? », sur www.cairn.info,‎ (consulté en juin 2016)
  3. Michelle Larivey, « "Lettre du Psy" », sur Redpsy,‎ (consulté le 14 mai 2011).
  4. Niklas Luhmann, La Confiance. Un mécanisme de réduction de la complexité sociale, Economica [1973], 2006 et Antony Giddens, The Consequences of Modernity, Cambridge, Polity Press, 1990.
  5. Piotr Sztompka, Trust. A Sociological Theory, Cambridge, Cambridge University Press, 1999 ; Philippe Pettit, Le Républicanisme, Gallimard, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]