Mathilde (chanson)

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Mathilde est une chanson de Jacques Brel. C'est l’une des cinq chansons parues sur la face B de son huitième album, Ces gens-là, sorti en 1963.

Elle est ce que lui-même appelait[réf. nécessaire] un « monstre » (une chanson maîtresse de son album). C'est l'une des chansons préférées de son propre répertoire, dont il disait d'ailleurs: « Ça, c'est une bonne chanson. Au niveau de la structure, elle est bien écrite. »[1]

La musique a été composée par Gérard Jouannest.

Brel l’interprète pour la première fois en public le 23 juillet 1963, au casino de Knokke. Ce concert est filmé par la RTB (radio télévision belge)[2].

Paroles[modifier | modifier le code]

Jacques, le narrateur, apprenant le retour de Mathilde, une ancienne et douloureuse liaison, sentant la passion le reprendre inexorablement, en appelle à de nombreuses personnes de son entourage : sa mère (« Ma mère voici le temps venu d'aller prier pour mon salut... » et plus loin « Ma mère arrête tes prières, ton Jacques retourne en enfer ») ; une servante nommée Maria, dont on devine qu'elle fut une maîtresse occasionnelle (« Toi la servante, toi la Maria, vaudrait peut-être mieux changer nos draps... ») ; un bougnat (« Bougnat tu peux garder ton vin, ce soir je boirai mon chagrin... ») ; ses amis (« Mes amis ne me laissez pas, ce soir je repars au combat... »).

Il évoque également diverses parties de son corps, symboles de ses sentiments : son cœur (« ... Mon cœur, arrête de bringuebaler, souviens-toi qu'elle t'a déchiré... »), ses mains (« Et vous mes mains ne tremblez plus, souvenez-vous quand je vous pleurais dessus... »).

Ses suppliques resteront vaines. Bien que la frontière entre l'amour et la haine soit ténue (on passe du « maudite Mathilde » à « ma belle Mathilde »), Jacques sait d'entrée de jeu que, bien qu'elle l'ait fait souffrir, il ne saura lui résister. Le retour de Mathilde est l'annonce de nouvelles passions et de nouveaux tourments.

Comme Marieke et Madeleine, Mathilde est une chanson d'amour passionné pour une femme dont le prénom commence par « M ».

Reprises[modifier | modifier le code]

  • En 1974, la chanson est reprise par Claude Nougaro, (album Récréation) qui, dans le vers Ton Jacques retourne en enfer, remplace « Ton Jacques » par « Ton Claude ».
  • En 2006, elle figure dans l'album de reprises de Juliette Gréco : Le Temps d'une chanson[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eddy Przybylski, Jacques Brel : La valse à mille rêves, Paris, L'Archipel, , 765 p. (ISBN 978-2-8098-0086-9), p. 364.
  2. Przybylski 2008, p. 361.
  3. Gilles Médioni, « Le Temps d'une chanson, Juliette Gréco », sur lexpress.fr, .