Massif de Chambeyron

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Massif de Chambeyron
Massifs des Alpes occidentales
Géographie
Altitude 3 412 m, Aiguille de Chambeyron[1]
Massif Alpes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Région
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Piémont
Département
Province
Alpes-de-Haute-Provence
Coni
Géologie
Roches Roches sédimentaires et métamorphiques

Le massif du Chambeyron est un massif des Alpes, à cheval entre la France et l'Italie, entre le massif d'Escreins, les Alpes cottiennes et le massif du Mercantour-Argentera. Il occupe les hautes vallées de l'Ubaye, de la Maira, de la Varaita et de la Stura di Demonte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Extrait issu des Ascensions oubliées des officiers géographes dans les Alpes du Sud. Carte aquarellée, dessinées au 1/14 400e, établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre Joseph de Bourcet, ingénieur militaire.

Chambeyron pourrait signifier « chanvrier »[2].

Dans le dictionnaire Le langage de la vallée de Barcelonnette en 1920, le fondateur et président de la section locale du Club alpin français de l'Ubaye, François Arnaud avec G. Morin affirment sans autre commentaire le lien étymologique entre le mot valéian Chambeiroun, désignant des guêtres ou petites jambières, et le toponyme du massif. François Arnaud fut conseiller municipal de Barcelonnette (sous-préfecture) pendant 32 ans, notaire et érudit, il gravit de nombreux sommets alpins et publia beaucoup[3]. Ils écrivent : « Espèces de chaussures de Fours consistant en une peau qu'on attache sur le pied avec un lacet. C'est le nom du massif de la haute Ubaye »[4].

En 1785, Claude-François Achard, dans le Dictionnaire de la Provence et du Comté Venaissin, propose une étymologie proche de jambière, sans toutefois faire le lien avec le toponyme du massif.

En patois local, le valéian, la jambe s'écrit Chamba[5] prononcé approximativement tchamba. Les anciens prononcent aussi Chambeyron avec cet accent tonique en rajoutant presque un « T » au début de ce toponyme. Ce toponyme serait alors lié à l'équipement de montagne nécessaire. Les franchissements, qui furent d'importance capitale vers le Piémont, rencontrent effectivement de très nombreux pierriers et névés. Ce serait alors un toponyme semblable à Enchastraye (trois lieux différents en Ubaye) qu'on peut traduire par « mettre ses raquettes à neige ». Chastre désigne une petite raquette à neige ronde[6]. La terminaison « on » est une francisation de « oun » connotant une petitesse, ou un lien affectif. La prononciation de la racine initiale chambeyr est assez homophonique du français « jambière » qui peut en dériver. Dans cette optique le petit accessoire nécessaire au franchissement serait l'éponyme du massif.

En toponymie il est très courant que des racines proches attirent vers une autre étymologie. Par exemple cham provient des notions de camp, de champs et aussi « cambe » (notion de courbe et aussi du brasseur), d'ailleurs les topographes ont été très tentés par celles-ci. Pour preuve les graphies du toponyme Chambeyron : la carte de Cassini orthographie le toponyme Le Champ-Beiron. La carte de Guillaume Delisle (1675-1726) « Partie Meridionale du Piemont et du Montferrat », qui date de 1707, indique pour sa part Chamberon. Ces deux formes sont proches d'autres toponymes de la commune : le proche Champ-Rond surplombant le Châtelet et Champ-Grandet au Melezen. D'autres toponymes proches pourraient provenir de cette racine liée à « jambe » qui a beaucoup d'ortographes différentes jamb, camb, chamb. Le ravin de Chambe-Lève, à Saint-Clément-sur-Durance, est un exemple assez univoque[réf. nécessaire].

Principaux sommets[modifier | modifier le code]

En arrière-plan, crêtes de la partie occidentale du massif, rive droite de l'Ubayette.
Vue du nord de l'aiguille de Chambeyron avec le lac et le glacier rocheux du Marinet au premier plan.

Les principaux sommets sont :

  • l'aiguille de Chambeyron, 3 412 m
  • le Brec de Chambeyron, 3 389 m
  • le Bric de Rubren, 3 340 m
  • la pointe d'Aval (ou de Chauvet), 3 320 m
  • le pic du Pelvat, 3 220 m
  • la Tête de Malacoste, 3 216 m
  • le Brec de l'Homme, 3 211 m
  • la pointe-Haute de Mary, 3 206 m
  • Roche Blanche, 3 193 m
  • la pointe du Fond du Roure, 3 184 m
  • les Dents de Maniglia, 3 183 m
  • la Tête de Sautron, 3 165 m
  • le Pelvat de Chabrière, 3 157 m
  • la Tête de la Fréma, 3 151 m
  • la Cima di Pienasea, 3 132 m, le point culminant
  • la pointe-Basse de Mary, 3 129 m
  • la Serrière de la Testera, 3 126 m
  • la Tête de Moïse, 3 104 m
  • le Monte Ferra, 3 094 m
  • le Pelvo d'Elva, 3 064 m
  • le Monte Faraut, 3 046 m
  • le Monte Chersogno, 3 026 m
  • la Cima Sebolet, 3 023 m
  • Rocca Bianca, 3 021 m

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif fait partie des Alpes internes et il est principalement constitué de roches sédimentaires, notamment des calcaires dolomitiques et du schiste.

Glaciation du massif[modifier | modifier le code]

Vue du vallon de Chauvet et de l'aiguille du Chambeyron.

Le massif du Chambeyron est très peu englacé. La plupart des glaciers sont en voie de disparition, ou ont disparu au cours du XXe siècle. Seuls subsistent les glaciers de Marinet (face nord de l'aiguille de Chambeyron), ainsi que le glacier de Chauvet.

On note aussi la présence de nombreux glaciers rocheux.

Le névé à droite de l'image était en 1890 un glacier et présentait des chutes de séracs. Les derniers signes d'activité glaciaire datent des années 1980. Au premier plan se trouve, sous l'éboulis, le glacier rocheux de Chauvet, qui fond sur place. C'est un résidu laissé par le retrait du glacier principal au cours du XXe siècle.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est peu développé. Il s'agit essentiellement de randonnée (estival et hivernale) et d'alpinisme.

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Aiguille de Chambeyron - 3412m », sur http://www.alpitudes.com, Alpitudes, 03août 2003 (consulté le 14 février 2013)
  2. Simon-Jude Honnorat, Dictionnaire de la langue d'oc, ancienne et moderne, Digne, Repos éditeur,
  3. Bibliographie sur le site Ubaye-Verdon
  4. F. Arnaud, G. Morin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, 1re édition, 1920, page 29
  5. F. Arnaud, G. Morin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, 1re édition, 1920, page 28
  6. Claude-François Achard, Dictionnaire de la Provence et du Comté Venaissin, 1785