La Revue hebdomadaire

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La Revue hebdomadaire
Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité Hebdomadaire
Fondateur Fernand Laudet
Date de fondation 1892
Date du dernier numéro 1939
Éditeur Plon, Nourrit & Cie
Ville d’édition Paris

Directeur de publication François Le Grix

La Revue hebdomadaire est une revue littéraire fondée en 1892 par Fernand Laudet et publiée jusqu'en 1939.

Historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, la revue est dirigée par Pierre Mainguet, avec Félix Jeantet comme rédacteur en chef. En 1908, elle absorbe Le Monde moderne et la femme d'aujourd'hui.

Après avoir été son secrétaire dans les années 1910, puis son rédacteur en chef en novembre 1920, succédant à René Moulin, François Le Grix (1881-1966) devient son directeur d'octobre 1922[1] à 1939. Les rédacteurs en chef sont Jean d'Elbée (1882-1966) puis Robert de Saint-Jean de 1928 à 1935, suivi par Bernard Barbey. Le Grix fait appel à de nouveaux collaborateurs comme François Mauriac – qui l'appelait « La Grise » dans les années 1910, en raison de son homosexualité affichée[2] –, en charge de la rubrique théâtrale de 1921 à 1923, Edmond Jaloux (vie littéraire), Wladimir d'Ormesson (politique étrangère), Louis Latzarus (vie parisienne, puis chronique politique à partir de 1928), Frantz Funck-Brentano (histoire), Robert Vallery-Radot (vie religieuse), Paul Reynaud (tribune parlementaire). La revue fonde en 1929 le prix du premier roman.

La victoire du Cartel des gauches amène la revue à prendre position dans les débats politiques et à se radicaliser progressivement. Le Grix, qui signe une chronique politique à partir de 1933, est un temps royaliste, en tout cas antiparlementaire et hostile à la démocratie. Il tente après la crise du 6 février 1934 de mettre en place un Centre de liaison, de propagande et d'information, également appelé L'Ordre français, avec le député René Dommange, et avec l'appui de Philippe Henriot et de Xavier Vallat. En 1934 et 1935, il se rend plusieurs fois en Italie, où il rencontre Benito Mussolini. Le dictateur fasciste lui octroie une aide financière de deux millions de francs, ce qui lui permet de racheter le quotidien L'Ami du peuple. Le Grix appuie l'Italie menacée de sanctions lors de la Seconde guerre italo-éthiopienne; il cosigne ainsi le manifeste des intellectuels français pour la défense de l'Occident et la paix en Europe (1935). Mais il reste germanophobe jusqu'en 1939 et se déclare déçu du rapprochement entre Mussolini et Hitler[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 11 octobre 1922, Le Gaulois.
  2. Jean-Luc Barré, François Mauriac : biographie intime, 1885-1940, éditions Fayard, 2009 p. 162.
  3. Patricia Sorel, Plon : Le sens de l'histoire (1833-1962), Presses universitaires de Rennes, 2018, pp. 146-160.

Lien externe[modifier | modifier le code]