Jaume Baçó Escrivà

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jaume Baço
Jacomart
Image dans Infobox.
Le dernier repas de Jésus, musée de la Cathédrale de Segorbe.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jaume Baçó Escrivà
Nationalité
Activité
Peintre
Mécènes

Jaume Baçó Escrivà, connu sous le nom de Jacomart, né en 1411 à Valence (Royaume d'Aragon) et mort dans la même ville le , est un peintre de compositions religieuses. Il fut le peintre officiel du roi Alphonse V d'Aragon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jaime Baço est le fils du tailleur du roi Alphonse V d'Aragon. En octobre1440, le roi veut le faire venir à Naples. alors qu'il campe devant la ville. Il ne peut le rejoindre ayant à honorer des commandes religieuses à Valence. Il n'arrive qu'en juin 1442, au moment du troisième siège de Naples[1]. Alphonse V lui fait exécuter pour l'église Santa Maria de la Pace, la décoration d'un autel (détruit par la suite en 1528).

Lors de l'expédition de Toscane en 1447, il est convoqué à Tivoli, où le roi s'apprêtait à lancer son assaut contre Florence, et il est chargé, sur le champ de bataille de peindre des écus et des emblèmes sur une vingtaine d'étendards royaux[1]. Un Polyptyque, représentant Saint Laurent et Saint Pierre martyrs, dont l'authenticité est prouvée par un contrat du , se trouve dans l'église de Cati près de Tortosa[2].

Il semble avoir ensuite assumé les fonctions de peintre de cour auprès d'Alphonse V à Valence[1].

On attribue à Baço une Visitation et Saint Pierre entouré de cardinaux, dans l'église San Juan de Morella. Ces deux ouvrages sont antérieurs à 1440. Il est également l'auteur d'un Triptyque peint entre 1444 et 1457, représentant Sainte Anne, Saint Augustin, Saint Ildefonse et le cardinal Alfonso Borgia (élu pape en 1455), fondateur, dans l'église de Xàtiva, d'un autre polyptyque: Saint Martin de Tours, Saint François fondant son Ordre, conservé dans l'église San Lorenzo à Naples, d'un Saint Vincent Ferrer, dans la sacristie de la Cathédrale de Valence, d'une peinture d'autel, Saint Égide et Saint Jacques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 1, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030117), p. 614
  • (d'après M. v. Boehn dans le Künstler Lexikon de Thieme et Becker)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Alison Cole, La Renaissance dans les cours italiennes, Paris, Flammarion, , 192 p. (ISBN 2-08-012259-2), Piété et propagande: Naples sous Alfonso d'Aragon (page 45)
  2. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 1, Paris, éditions Gründ, , 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3011-2), p. 614