Rue du Dragon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
6e arrt
Rue du Dragon
image illustrative de l’article Rue du Dragon
La rue du Dragon en 2012.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Saint-Germain-des-Prés
Début 163, boulevard Saint-Germain
Fin 2, rue de Grenelle et 56, rue du Four
Morphologie
Longueur 215 m
Largeur 12 m
Historique
Ancien nom Rue du Sépulcre
Géocodification
Ville de Paris 2943
DGI 2925

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Dragon
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue du Dragon est une rue du 6e arrondissement de Paris. Avant 1808, elle portait le nom de « rue du Sépulcre ».

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom vient d'une sculpture en pierre représentant un dragon sculpté par Paul-Ambroise Slodtz au-dessus de la porte de l'hôtel de Crozat, construit par l'architecte Pierre de Vigny (1690-1772) pour le financier Antoine Crozat (1655-1738) dans la cour du Dragon, qui communiquait avec cette rue.

La cour du Dragon photographiée par Eugène Atget en 1913.
Copie du bas-relief Le Dragon, au no 50 de la rue de Rennes.

Historique[modifier | modifier le code]

Elle s'appelait jadis « rue du Sépulcre », du nom des chanoines du Saint-Sépulcre qui y avaient une propriété au début du XVe siècle[1].

Les riverains demandèrent en 1808 que leur rue change de nom, ce qui leur fut accordé.

L'hôtel fut démoli en 1935 et l'original de la sculpture déposé au musée du Louvre. Toutefois, une copie de cette sculpture figure aujourd'hui au-dessus de la porte du 50, rue de Rennes, où se trouvait autrefois une entrée de la cour.

La rue du Dragon fut très médiatisée en décembre 1994 lors de l'occupation spectaculaire par l'association Droit au logement d'un immeuble vide dans la rue pour héberger des mal-logés. Des personnalités comme l'abbé Pierre contribuèrent à cette médiatisation, l'avocat militant des droits de l'Homme Jean-Jacques de Felice s'engagea également dans cette action[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Le sculpteur et céramiste Paul Pouchol (1904-1963), dit le « potier de Saint-Germain-des-Près » avait un atelier dans cette rue dès 1941.
  • No 7 : mascarons à têtes de Méduses gravées.
  • No 8  : l'acteur Laurent Terzieff demeurait à cette adresse.
  • No 10 : Charlotte Aillaud, sœur de Juliette Gréco et ancienne déportée pour faits de Résistance, y demeura et organisa de nombreux dîners mondains entre 1958 et 1978[3].
  • No 13 : atelier du peintre, sculpteur et poète Albert Dupont.
  • No 14 : les Éditions Cahiers d'art de Christian Zervos.
  • No 18 : instruments de navigation (compas, globe, etc.) gravés sur la façade. Le chirurgien-major Jean-Antoine Brisset[4]y demeura.
  • No 24 : tête couronnée, gravée. Le potier et émailleur Bernard Palissy y habitait et y travaillait[5]. Son nom fut donné à la toute proche rue Bernard-Palissy.
  • No 30 : plaque commémorative à Victor Hugo.
  • No 31 : ancienne annexe de l'Académie Julian, locaux rachetés par Guillaume Met de Penninghen et Jacques d'Andon en 1959 à André Corthis pour devenir ESAG Penninghen en 1968, école de design.
  • No 36 : plaque commémorative à Jean Giono.
  • À l'angle de la rue du Dragon et de la rue de Grenelle, statue de dragon (moulage en résine de pierre par Marie-Annick Bresson des ateliers de Michel Lorenzi.
  • Plaque commémorative au 42 où Louis Guilloux a habité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), p. 439.
  2. « Jean-Jacques de Felice, avocat militant des droits de l’homme », laboratoire de recherche du chs, chs.univ-paris1.fr.
  3. Charles Dantzig, « L'insoutenable légèreté de Charlotte Aillaud », Vanity Fair, no 15, septembre 2014, p. 230-239.
  4. « Jean-Antoine Brisset », Base Leonore.
  5. Jean-Paul Clébert, Promenade dans les rues de Paris. La rive gauche et la Seine, Club des Libraires de France, 1958, p. 179.