Madeleine Tambour

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Madeleine Tambour ( - ) est une actrice française qui fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, une résistante qui fit partie du réseau Prosper-PHYSICIAN, du Special Operations Executive (SOE), dont le chef était Francis Suttill « Prosper ».

Pour accéder à une photographie de Madeleine Tambour, se reporter plus loin au paragraphe Sources et liens externes.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Son père : Alcide Tambour
  • Sa mère : Anne-Marie Tambour, née Aubin en 1873.
  • Sa sœur : Germaine Tambour

Éléments chronologiques[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Madeleine Tambour naît le à Paris 7e.

Action clandestine[modifier | modifier le code]

Son appartement du 38 avenue de Suffren[1], Paris XVe, où elle habite avec sa sœur Germaine, sert de boîte aux lettres et de maison sûre pour un grand nombre d’agents du Special Operations Executive fin 1942 et début 1943, à commencer par Andrée Borrel et Francis Suttill à leur arrivée en France[2].

Entre les mains des Allemands[modifier | modifier le code]

Après l'arrestation de sa sœur Germaine, le 22 avril 1943[3], elle est convoquée rue des Saussaies. Elle s'y rend et y est arrêtée comme sa sœur, puis internée à Fresnes.

Inquiets, Francis Suttill et des membres de son équipe dirigeante (Armel Guerne, Jean Worms, Jacques Weil) montent une opération pour tenter de les faire évader en soudoyant un policier français. Mais l'opération échoue : au lieu de libérer les sœurs Tambour, le policier leur livre deux prostituées.

Une nouvelle tentative est faite par Suttill, à son retour d'Angleterre où il a été rappelé[4]. Cette fois-là, à la place des sœurs, ce sont des agents de l'Abwehr en uniforme qui se présentent[5] où devait avoir lieu la remise. Francis Suttill et Gilbert Norman s'enfuient. C'est un échec définitif.

Madeleine et sa sœur Germaine sont envoyées à Romainville, puis à Compiègne. Elles sont finalement déportées ensemble au camp de Ravensbrück où elles arrivent le 1er avril 1944. Un an plus tard,le 2 mars 1945 pour Germaine (Matricule 27551 KZ) puis le 4 mars 1945 pour Madeleine (Matricule 27552 KZ), elles sont exécutées dans la chambre à gaz.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Une plaque apposée sur la façade de l'immeuble du 38, avenue de Suffren, lui rend hommage, ainsi qu'à sa sœur Germaine et à Marie-Louise Monnet[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Henri Noguères écrit : « Suttill lui-même, Amps, Norman, Andrée Borrel et Peter Churchill avaient tous utilisé son appartement comme boîte aux lettres et comme lieu de rendez-vous. Tous, à l'exception de Churchill, mais avec en outre Agazarian et sa femme, Cowburn et Barrett, Bieler et Staggs avaient utilisé aux mêmes fins un autre appartement se trouvant dans le même immeuble. »
  2. Une page de la Résistance : les réseaux SOE". Résumé d'un article de Dimitri Vicheney in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 18"
  3. C'est le jeudi-saint.
  4. En compagnie de France Antelme, il y a rencontré Winston Churchill.
  5. À la terrasse de la brasserie Le Tourisme, près de la porte Maillot.
  6. Plaque à la mémoire de trois résistantes mortes pour la France, Musée de la Résistance en ligne