Longchamp-sous-Châtenois

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Longchamp-sous-Châtenois
Longchamp-sous-Châtenois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Mirecourt
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Noël Savarit
2014-2020
Code postal 88170
Code commune 88274
Démographie
Gentilé Longchanais, Longchanaises
Population
municipale
69 hab. (2016 en diminution de 28,87 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 25″ nord, 5° 49′ 45″ est
Altitude 321 m
Min. 309 m
Max. 405 m
Superficie 4,85 km2
Localisation

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Longchamp-sous-Châtenois

Longchamp-sous-Châtenois est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Longchanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au sud de Châtenois dont elle est limitrophe. L'autoroute A31 borde son territoire à l'est. Le premier nom de la commune Longus Campus nous permet de connaître le paysage gallo-romain autour du village, il s'agit d'un campus, soit un vaste espace ouvert herbeux et/ou broussailleux, à végétation basse où il est possible de voir au loin. Cet espace ouvert est observable en particulier depuis le petit castellum, qui a engendré le bourg de Châtenois.

Notons que la colline qui supporte le village est constituée d'une roche calcaire à bélemnite et d'un étage de marnes, comprenant un calcaire à Plicatula spinosa. Ce sont des formations résiduelles du Lias.

Communes limitrophes de Longchamp-sous-Châtenois
Châtenois
Darney-aux-Chênes Longchamp-sous-Châtenois La Neuveville-sous-Châtenois
Sandaucourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque médiévale et moderne[modifier | modifier le code]

Une bulle du pape Alexandre III en 1179 confirme les biens autrefois donnés au prieuré de Châtenois par le duc de Lorraine Gérard et son épouse Adwide. Longchamp figure ainsi comme une possession des moines bénédictins de Châtenois.

Au XIVe siècle, Longchamp appartient au doyenné de Châtenois et au diocèse de Toul. Le patronage de la cure de Longchamp est confié à l'abbé de Saint-Epvre, qui dirige un des prestigieux monastères de Toul dédié à saint Epvre. Le curé nominal a le tiers des dîmes, les deux tiers restant, avec le cortège des menues dîmes de Longchamps et Rémois, reviennent aux bénédictins de Châtenois.

En 1412, Edouart, comte de Bar, reçoit l'hommage de la noble Isabelle de Brixey pour ses possessions à Longchamp. Une concentration seigneuriale s'opère ensuite, car l'archiviste retrouve Longchamp sous Châtenois avec les communautés de Tilleux, Vouxey, Rouvres (incluant une partie de Rouvres-en-Xaintois), Contrexéville, Le Ménil, Aimbrecourt, Aouze, Balléville et Certilleux. Ce sont les terres de la seigneurie de Removille réunie à la seigneurie du Châtelet, près de l'abbaye d'Étanche. Antoine de Ville est, en titre et en fonction, seigneur de Removille et bailli des Vosges vers 1534.

Longchamp est une communauté recensée de la prévôté de Châtenois et Neufchâteau, dans le bailliage des Vosges en 1594. En 1621, les biens fonciers de la seigneurie de Removille sont rassemblés dans le marquisat de Removille, érigé au profit de la maison de Bassompierre. Le premier marquis, African de Bassompierre, est aussi bailli des Vosges.

En 1610, un incendie détruit le registre de paroisse. Avec la reconstruction de l'église flambée, une tentative de reconstitution de l'état civil des habitants de Rémois et Longchamp est réalisée, comme en témoigne des pièces d'archives du XVIIIe siècle. Pourtant les débuts des actes de baptême, de mariage et de sépulture datent de 1640. Par des documents d'archives différents, nous savons que le patronyme Olry désigne une famille possessionnée au village. Les enfants et la veuve du peintre Claude Bassot y habitent en 1649.

En 1710, la communauté qui compte 26 foyers fiscaux (peut-être 120 habitants en comptant un cinquième de pauvres exemptés) fait partie de la prévôté unique de Châtenois. En 1751, elle est gérée administrativement dans le bailliage et la maîtrise de Neufchâteau selon la coutume de Lorraine. En 1790, elle intègre le district de Neufchâteau et le canton de Châtenois.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'école communale est construite entre 1834 et 1835. La mairie est installée en 1852 dans une chambre du presbytère, qui servait autrefois au logement de l'instituteur.

Longchamp-sous-Châtenois en 1886[modifier | modifier le code]

Présentons Longchamp-sous-Châtenois, dans le canton de Châtenois, arrondissement de Neufchâteau, en 1886. La statistique des Vosges indique que le centre de la commune, sur une petite colline de la vallée du Ziel, à 327 mètre d'altitude, est à 58 km d'Épinal, 16 km de Neufchâteau et 2 km de Châtenois, sur le passage du chemin de grande communication n°16 (2) de Aulnois à Repel.

La commune est sillonnée par 877 mètres de chemins vicinaux ordinaires et 10 066 mètres de chemins ruraux reconnus. La station de chemin de fer la plus proche sur la ligne Neufchâteau-Épinal est à 1,5 km à Châtenois, ainsi que les postes et télégraphe.

Si le village traversé par le ruisseau du Ziel (encore dénommé Baugney) et ses quelques écarts, parmi lesquels une ferme de huit habitants, isolée par deux barrières de chemin de fer, comptent encore 38 maisons, il n'y a plus que 136 habitants dont seulement 34 électeurs élisent les dix conseillers municipaux. Le vieillissement de la population est significatif, l'école primaire mixte ne compte que 32 élèves et il n'y a aucun conscrit en 1886. La bibliothèque de l'école recèle 110 volumes.

La surface communale s'étend sur 291 ha, les champs labourés avec 161 ha l'emportent sur les prés avec 90 ha. Les cultures principales restent le blé (1050 hl),l'avoine (1500 hl), la pomme de terre (1200 hl) mais aussi le tabac (1014 kg soit 707,39 francs). Les friches en progression atteignent 6 ha, les vignes qui produisent 315 hl de vin occupent 7 ha sur les sols bien exposés, les jardins près des maisons et les chenevières proches 6 ha. Les bois communaux, estimés à 149 030 F, couvrent environ 21 ha.

Le principal commerce concerne le bétail, en particulier les bêtes à cornes.

À l'instar de la brigade de gendarmerie, la perception et recette municipale siège à Châtenois. Le revenu communal s'élève à 1514 F, la valeur du centime à 16,03 F, les produits des quatre contributions directes à 2843 F, dont 101,37 F de patentes commerciales.

Les habitants bons catholiques se retrouvent chaque dimanche à l'église paroissiale. La paroisse dont la fête patronale est fixée en l'honneur de saint Élophe, le 16 octobre, dépend de la cure de Châtenois.

Mutations récentes[modifier | modifier le code]

La commune a absorbé sa petite voisine Rémois (code 88384) le 1er janvier 1963 (arrêté préfectoral du 15 octobre 1962).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2014 Fernand Robert DVD  
mars 2014 En cours Noël Savarit    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2016, la commune comptait 69 habitants[Note 1], en diminution de 28,87 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
136149149182172189181174155
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
13713711913713612011311094
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
8577607368697868102
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 -
1081037889111927269-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fontaine Louis-Philippe.
  • Église Saint-Élophe : statues, chaire, autel à retable.
  • Calvaire ancien à Rémois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]