Lobsann

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Lobsann
Lobsann
Église protestante.
Blason de Lobsann
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Reichshoffen
Intercommunalité C.C.Sauer-Pechelbronn
Maire
Mandat
Alfred Kreiss
2014-2020
Code postal 67250
Code commune 67271
Démographie
Population
municipale
638 hab. (2016 en augmentation de 4,25 % par rapport à 2011)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 51″ nord, 7° 50′ 48″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 308 m
Superficie 2,73 km2
Localisation

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Lobsann est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lobsann est située dans le canton de Soultz-sous-Forêts, dans le parc naturel des Vosges du Nord. Cette commune est connue depuis les années 1780 pour sa mine de charbon active au XIXe siècle[1], puis pour sa mine d'asphalte qui produisit jusqu'en 1954, des revêtements de rue réalisés dans ce matériau utilisés jusqu'à Paris. Cette mine se trouve dans le champ pétrolifère de Péchelbronn dont la raffinerie était voisine de quelques kilomètres.

Le village est construit sur les rives du Marienbächel, proche d'une zone de prairies humides (Auen) qui lui donna son premier toponyme : Lausau. Sa localisation sur le champ de faille au contact du horst du Hochwald et de la plaine d'effondrement du fossé rhénan permet la découverte de pierres intéressantes qui mêlent des calcaires et des intrusions de silice d'origine plus ancienne.

L'économie pastorale a pu autrefois s'épanouir et favoriser le pacage des troupeaux, en particulier sur les parties élevées de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Histoire de Lobsann puise ses sources dans quelques documents dont des cartes de Basse-Alsace, fort peu utilisées naguère ce qui aurait pu éviter des hypothèses qui, pour poétiques qu'elles soient, ne reposaient pas sur des documents fiables. Ce territoire rural fut défriché vraisemblablement lors de la grande poussée démographique du XIIIe siècle qui entraîna le défrichement et l'essartage de zones forestières traversées par des chemins de communication. Les Fleckenstein, seigneurs de Lembach et de Soultz trouvèrent à propos d'établir des serfs comme bergers dans cette zone inculte et humide qui aborde les hauteurs du Hochwald.

Une communauté de bergers, placée sous la protection de saint Wendelin, se développa dans une économie rurale traditionnelle. Lobsann ou encore Lausau, ne fut jamais érigée en paroisse et fut selon le temps et les décisions des administrateurs annexe de Soultz ou de Kutzenhausen ou les deux, la dîme étant perçue selon le lieu par l'une ou l'autre grange dîmière, mais personne n'en était exempté.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Lobsann rendent compte de l'appartenance à deux seigneuries les Fleckenstein et les Hanau-Lichtenberg la rivière sépare les possessions sous l'Ancien régime. La rive droite est aux Hanau, la rive gauche aux Fleckenstein.


Blason de Lobsann

Les armes de Lobsann se blasonnent ainsi :
« Écartelé : au premier et au quatrième de sinople aux trois fasces d'argent, au deuxième et au troisième d'or au sautoir de sable. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Alfred Kreiss[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 638 habitants[Note 1], en augmentation de 4,25 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314355445608674633657641620
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
524491487421399429354333347
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368387448467486480486462474
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
505538510491579496586612638
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le premier forage pétrolier au monde effectué en 1813 se trouve en direction de Merkwiller-Pechelbronn (ancien site pétrolier français) sur le ban communal de Kutzenhausen.

L'église-école fut édifiée en 1836 par la commune au bénéfice de la communauté protestante qui partageait l'église simultanée avec les catholiques, mais qui ne bénéficiant pas de l'usage du cimetière, devait enterrer ses morts à Soultz-sous-Forêts. On ne sait où se trouvait l'école pour les enfants protestants. La photo appelée improprement « maison alsacienne » est celle de ce monument.

Une jolie maison à mansarde édifiée dans le style bourgeois français comprenait une ferme et une maison d'habitation agrémentée d'un joli jardin à la française dominé par un terrain planté de vigne et de fruitiers. Propriété des Dournay, elle abrita Boussingault, directeur de la mine d'asphalte, ingénieur des mines et chercheur en chimie appliquée à l'agriculture ; il y fit édifier des serres pour expérimenter des cultures exotiques comme la tomate. Après l'annexion de 1871, la propriété fut achetée par le baron Stichaner et agrandie par l'adjonction des terrains voisins, donnant lieu au « déménagement » de la maison d'habitation qui s'y trouvait.

Le baron Stichaner fit construire une villa dans le style palladien et aménagea l'espace en jardin à la française pour sa partie basse et en jardin anglais pour le haut. Une vigne prospérait sur le versant sud. Il subsiste dans ce parc, outre d'antiques tilleuls, un superbe gingko, de la même origine que ceux de la place de la République à Strasbourg. De l'autre côté de la rue, de vastes écuries et une grange abritaient chevaux et landaus. Après le retour à la France un restaurant célèbre pour son piano mécanique fit danser les gens du lieu et les bourgeois en goguette. En 1961 la propriété devint la propriété de la CFTC des cheminots grâce à l'initiative du leader syndical Théo Braun. Il fut question d'en faire un lieu de repos et de formation pour ses membres, mais les circonstances empêchèrent la réalisation du projet. Un groupe de familles strasbourgeoises en fit une résidence secondaire collective. La maison, dite « le Château » fut également un centre de formation et de réflexion pour les écologistes de la région puis un lieu de ressourcement pour personnes en difficultés. À la suite de décès, départs et défections, les activités périclitèrent et la maison vendue en 2012.

Un couvent de religieuses fondé à Marienbronn au XIIe siècle a été entièrement détruit à la Révolution [8]. La propriété de 16 ha achetée par l’association diocésaine SANTE et SOBRIETE devient une « Maison de postcure » en 1959. L’établissement a été autorisé en 2010, par l’Agence Régionale de Santé d’Alsace, à poursuivre l’exercice en tant que Centre de Soins de Suite et de Réadaptation en hospitalisation complète en assurant la prise en charge spécialisée des affections liées aux conduites addictives [9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Jean-Chrétien Rosentritt propriétaire de la saline de Soultz-sous-Forêts exploite une mine de charbon pour le chauffage des eaux de la saline.

Le pasteur luthérien Carl Maurer est né à Lobsann en 1874.
Jean-Baptiste Boussingaut (1802-1887), directeur de la mine d'asphalte et surtout botaniste, ingénieur des mines et grand voyageur, agronome renommé, habita la maison située en face de l'actuelle salle communale.

Charles-Emile Matthis décède à Lobsann (Marienbronn) en 1893.

Joseph von Stichaner (1838-1889) : Kreisdirektor de l'arrondissement de Wissembourg, fit construire à Lobsann une villa de style palladien et un parc d'agrément (cf. monuments remarquables)[10].

Dominique Heintz (né en 1961), coach du champion de rallye-auto Sébastien Loeb, est originaire de Lobsann.

Gérard et Annie Walter (1959) éleveurs de chiens beaucerons et de chevaux barbes d'Algérie, Jean-Claude Hoeffler producteur d'eaux de vie de qualité et Tony Kostowski, brasseur et créateur d'un spiritueux sont installés à Lobsann.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

La photo illustrant l'article n'est pas représentative de l'habitat traditionnel fait de maisons à colombages plutôt de taille modeste ; il s'agit de l'église-école édifiée vers 1837 par la commune au bénéfice de la paroisse protestante, ce qui mit fin au simultaneum dans ce village et permit de scolariser les enfants protestants dans un lieu spécifique. La situation prit fin en 1975, par la décision de laïciser les écoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin, (lire en ligne), p. 357.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « ChapelledeMarienbronn(CSSRA) », sur http://www.patrimoine-religieux.fr (consulté le 11 janvier 2019)
  9. « centres-de-soins-et-de-postcures », sur http://www.fnesaa.com (consulté le 11 janvier 2019)
  10. Das Herrenhaus von Stichaner in Lobsann im Elsass.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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