Aymon de Grandson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Aymon II
de Grandson
Image illustrative de l’article Aymon de Grandson
Sceau d'Aymon de Grandson[1].
Biographie
Naissance inconnue
Décès
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Genève

Ornements extérieurs Evêques.svg
Grandson Arms.svg

Aymon ou Aimon II de Grandson, décédé le , est un prélat issu de la famille de Grandson, originaire du Pays de Vaud. Il est évêque de Genève de 1215 à 1260.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Ebal IV, sire de Grandson et de La Sarraz[2], et avoué de l'Abbaye du lac de Joux et probablement de Béatrice, fille du comte Amédée Ier de Genève[3], Aymon ou Aimon [Note 1] fit essentiellement ses premières armes, avec ses frères Guillaume et Otton, au sein du chapitre cathédral de Lausanne.

Cité en tant que chanoine en 1209, il devient également, vers 1210 et jusqu'en 1215, chantre du chapitre[2]. Sa formation se place sous l'épiscopat de Roger de Vico Pisano (1178-1212). Il aurait été également, avant son élection à Genève, chanoine de l'archevêché de Besançon.

« Je fais la guerre parce que le comte de Genève et le sire de Faucigny la font ! »[citation nécessaire], lance-t-il en réponse aux critiques du Chapitre Cathédral, sur les mesures qu'il a prise, face aux prétentions des maisons de Savoie et de Faucigny sur le temporel épiscopal. Ces méthodes, en rupture avec celles de ces prédécesseurs, nécessitèrent de profonds changements qui furent difficilement acceptés, à la fois par l'Église et la population soumise aux prélats. Elle conduisit les papes Honorius III, puis Grégoire IX à faire mener une procédure d'enquête à l'encontre de l'évêque à partir de 1227 - pratique courante depuis le temps d'Innocent III[5].

Aymon de Grandson conduit une série de mesures innovantes propres à affermir politiquement et territorialement la puissance épiscopale. Il décida tout d'abord de consolider le siège auquel il venait d'accéder, en édifiant le château de l'Île à Genève (avant 1219), Peney (entre 1227 et 1260) et en reconstruisant ceux de Jussy, Malval (avant 1227), et Thiez (avant 1260)[6],[7].

Dans un premier temps, préférant la diplomatie à la guerre, il décida de régler pacifiquement les différends avec le comte Guillaume II de Genève. Le 10 octobre 1219, à Desingy, le comte s'engage à respecter les traités conclus antérieurement avec les prélats, et se déclare vassal d'Aymon de Granson pour son comté.

Ces manœuvres mirent l'évêque dans l'embarras, car Aymon II de Faucigny, qui évoluait dans le sillage du comte de Savoie, était rival du comte de Genève. Le renforcement de l'alliance entre les sires de Faucigny et la maison de Savoie[8], amena Aymon de Grandson à lâcher Guillaume II et à soutenir Aymon II de Faucigny et la maison de Savoie.

En décembre 1259 Aymon de Grandson évêque de Genève vend une maison située près de l'hôpital du pont du Rhône[9]. Cet acte est la dernière pièce connue de l'évêque Aymon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Notamment dans l'ouvrage de Pierre Duparc[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. appendu à un acte de 1258 avec la légende AIMOMS GEBENNENSIS ECCLESIE E ce sceau a un contrescel elliplique portant AYMONIS GEBENN EPI.
  2. a et b « Épiscopat de Aymon de Grandson », (consulté le 5 décembre 2008).
  3. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 620 p. (lire en ligne), p. 132-133.
  4. Duparc 1978, p. 591, « Table alphabétique générale » (Lire en ligne).
  5. Marie-Claude Junod, « L’enquête contre Aymon de Grandson, évêque de Genève », dans M.-Cl. Junod, M. Droin-Bridel, O. Labarthe, Polémiques religieuses. Études et textes, Genève : Société d’histoire et d’archéologie de Genève, 1979, p. 1-182 ; Lire en ligne.
  6. M.C. Junod, L'enquête contre Aimon de Grandson,...
  7. Henri Baud (sous la dir.), Le diocèse de Genève-Annecy, t. 1, Éditions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 978-2-7010-1112-7, présentation en ligne), p. 45.
  8. 1234, mariage de Pierre de Savoie et Agnès de Faucigny.
  9. Datum mensse decenbri anno Domini MCCUX M.D.G. III page 377.