Joseph-Marie Paget

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Joseph-Marie Paget
Biographie
Naissance
à Saint-Julien en Genevois
Décès
à Saint-Julien en Genevois
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par le card. Costa d'Arignano
Évêque de Genève
Précédent Jean-Pierre Biord suppression du diocèse Suivant

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason-Famille-de-Méjanès3B.png
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Joseph-Marie Paget , né le 25 mars 1727 à Saint-Julien en Genevois et mort le 23 avril 1810 à Saint-Julien en Genevois, est un prélat savoyard du XVIIIe siècle, le centième et dernier titulaire de l'évêché de Genève.

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'hommes de lois[1], son père est spectable[2] Charles-Antoine. Ce dernier, à la suite d'études de droit à l'Université de Valence en Dauphiné, fut notaire, puis avocat fiscal au Sénat de Savoie et juge-mage des bailliages de Gaillard et de Ternier. Il est anobli en 1749. Il est marié avec d'Elisabeth Besson, fille d'un médecin de Seyssel, avec qui il aura quinze enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paget est successivement vicaire à Seyssel, convicteur et président de la Superga, abbé de Saint-Christophe de Bergamasco, réformateur des études en Savoie (1768), prévôt de la cathédrale de Genève (1771) et grand-vicaire du diocèse (1780). Il refuse l'archevêché de Sassari, en 1784, mais il accepte le siège de Genève, en 1787, après la mort de jean-Pierre Biord[1]. Il sera sacré à Annecy le 28 mai.

Comme son diocèse s'étend en France, il est obligé de prendre part à ce qui se passe dans ce pays relativement à la religion, et publie des lettres pastorales et des mandements contre les innovations de l'assemblée constituante. Lorsque les révolutionnaires entrent en Savoie, Paget quitte Annecy le 23 septembre 1792, et passe en Piémont[3]. Le roi de Sardaigne lui offre l'évêché de Pignerol qu'il refuse. En 1798, il passa en Italie, demeure deux ans chez Giovanni Andrea Avogrado, l'évêque de Vérone et vient ensuite à Padoue, où il exerce même les fonctions épiscopales, à la demande du vicaire capitulaire. Paget donne sa démission le 4 mai 1802[4], et revient à Saint-Julien à la suite d'une amnistie[5].

Le 18 novembre 1801, à la suite de la disparition du diocèse de Genève, Annecy perd le siège épiscopal au profit de Chambéry qui se voit annexé le titre de Genève : on parle désormais du diocèse de Chambéry & Genève.

Blason[modifier | modifier le code]

L'évêque porte D'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles d'argent (deux en chef, & une en pointe ?)[6]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henri Baud et Louis Binz, Le diocèse de Genève-Annecy, Editions Beauchesne, (ISBN 978-2-7010-1112-7), p. 150.
  2. Le titre « Spectable » est porté dans le duché de Savoie par les titulaires d'un doctorat en droit ou en médecine. Ainsi les sénateurs du Sénat de Savoie sont parfois désignés ainsi dans les documents ou les ouvrages concernant ce territoire. in Jean Nicolas et Renée Nicolas, La vie quotidienne en Savoie aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montmélian, La Fontaine de Siloé (Réédition), (ISBN 978-2-8420-6296-5), p. 39.
  3. Christian Sorrel et Corinne Townley, La Savoie, La France et la Revolution : Repères et échos, 1789-1799, Curandera, (ISBN 2-86677-053-6), p. 150.
  4. Henri Baud et Louis Binz, Le diocèse de Genève-Annecy, Editions Beauchesne, (ISBN 978-2-7010-1112-7), p. 193.
  5. Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 177.
  6. Société d'histoire et d'archéologie de Genève, Mémoires et documents (Volume 7), 1849, p. 78.

Lien externe[modifier | modifier le code]