Guillaume de Conflans

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Guillaume de Conflans
Biographie
Naissance inconnue
Décès
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Genève
– 1294/95

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Thibaut de Montmorency.svg

Guillaume de Conflans ou Conflens ou encore Duin-Conflens (Willelmus de Conflens), mort le , est un prélat savoyard, évêque de Genève au XIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guillaume, dont la naissance est inconnue, est le fils du seigneur Raymond de Duyn (ou Duin) et d'Anne de Conflens (Conflans)[1], en aval de la vallée de la Tarentaise. Le comte Amédée de Foras admet de placer le prélat dans la famille de Duin ou Duyn du Châtel sur Conflens, mais en précisant qu'il lui manquait de preuves[2], alors que l'abbé et historien Félix Bernard n'émet pas de doute à son appartenance aux Duin dits aussi Duin-Conflens[3].

Selon le Régeste genevois, Guillaume de Conflans a pu être chanoine de Saint-Jean de Lyon, « grâce sans doute à ses relations avec le dominicain Pierre de Tarentaise (et de Briançon), futur archevêque de Lyon (en 1272), et pape en 1276 (pape sous le nom d’Innocent V) », nous indique l'abbé Bernanrd[3]. On le retrouve parmi les Savoyards qui ont suivi le seigneur Pierre de Savoie (le futur comte Pierre II) en Angleterre. Il est archidiacre, à partir de 1255, de l'évêque d'Hereford[1],[3], Pierre d'Aigueblanche, lui aussi originaire de Tarentaise. Il résigne cette charge en 1287 lorsqu'il deviendra évêque[4].

Un mois après la mort de Robert de Genève, un document du indique qu'un nouvel évêque est élu[5]. Toutefois, jusqu'en novembre 1287 aucun acte ne nous est parvenu. Guillaume de Conflans apparaît par contre dans un document du comme évêque de Genève[1],[5]. Il a été choisi, comme son prédécesseur, par le chapitre[6]

Durant son épiscopat, des tensions et conflits l'opposent au comte de Savoie, Amédée V, ainsi qu'avec les habitants de la cité genevoise[1]. Depuis l'avènement de Pierre II de Savoie, le comte de Savoie puis ses successeurs cherchent à prendre le contrôle de la ville de Genève[7]. L'évêque convoque, en 1285, un concile provincial à Vienne[1], capitale de l'archidiocèse. En 1287, le comte Amédée V prend possession du château de l'Île et s'attribue les droits sur le vidomnat de la ville l'année suivante[7]. Par ailleurs, le château comtal de Genève était déjà dans le giron savoyard depuis 1249-1250. Face à l'influence du comte de Savoie, l'évêque reconnait cette implantation et ce pouvoir en 1290[1],[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Claire Martinet, article Conflans, Guillaume de dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 2, Grenoble, Allier Frères, (lire en ligne), p. 285-293.
  3. a b et c Félix Bernard, L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), Imprimerie Allier, , « La guerre des deux Bourgogne et l’intervention de Saint Bernard provoquent la fondation de Tamié et la naissance de la ville d’Annecy-le-Neuf », p. 212.
  4. Félix Bernard, Les Origines féodales en Savoie-Dauphiné : la vie et les rapports sociaux d'alors, Imprimerie Guirimand, , 596 p., p. 279. Felix Bernard donne cependant une date erronée 1289 et non 1287.
  5. a et b Notice « Siège vacant. Janvier - Novembre 1287 » (Lire en ligne).
  6. Henri Baud, Le diocèse de Genève-Annecy, Éditions Beauchesne, (lire en ligne), p. 53.
  7. a b et c Henri Baud, Le diocèse de Genève-Annecy, Éditions Beauchesne, (lire en ligne), p. 50.