Aymon de Cruseilles

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Aymon de Cruseilles
Fonctions
Prieur
Prieuré Saint-Victor de Genève
Évêque diocésain
Diocèse de Genève
à partir du
Évêque de Genève
-
Prieur
Lausanne
-
Évêque catholique
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Cruseilles (?)
Décès
Activité
Autres informations
Religion

Aymon de Cruseilles ou Aymon de Menthonay, mort le , est un prélat savoyard, évêque de Genève du XIIIe siècle sous le nom d'Aymon III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines d'Aymon ou Aimon ne sont pas connues, il est mentionné pour la première fois en 1248[1].

Il semble, très probablement, originaire de Cruseilles[1],[2], ville du comté de Genève.

Les auteurs du Régeste genevois (1866) le nomment Aimon de Menthonay, sans savoir s'il s'agit de Menthonay en Bresse ou de Menthonay en Albanais[3]. Ces auteurs indiquent que Joseph-Antoine Besson (1758), sans preuves[3], le donnait comme chanoine de Sixt et dit « de Menthonay de Latour »[4]. Une famille de Menthonay dite de la Tour était originaire de Menthonnex (Genevois).

Carrière religieuse[modifier | modifier le code]

Les documents le nomment frère Aimon, sans connaître toutefois l'origine de son monastère[3]. Il est prieur du couvent des dominicains de Lausanne entre 1251 et 1258[1],[5],[6].

On le retrouve assistant au chapitre de Milan où il s'oppose, dans l'attribution de la prédication du Valais, au prieur de Zurich[1].

À partir de 1251, il est conseiller du prince Pierre de Savoie[1],[6]. Devenu comte, Pierre II l'intègre à son conseil et le charge des relations avec les ecclésiastiques du comté de Savoie[7]. C'est la raison pour laquelle il est apparu dans de nombreux documents comme témoin ou encore arbitre[1].

Aymon de Cruseilles devient évêque de Genève. Il est attesté en 1268[1]. Il fait ainsi partie des prélats présents lors de la consécration de la cathédrale de Lausanne, en 1275, par le pape Grégoire X[1].

Aymont meurt le [1],[3]. Besson indique qu'il meurt « subitement à Hautecombe, d'où son corps fut porté à Genève, pour être inhumé à la Cathédrale »[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Claire Martinet, « Aymon de Cruseilles » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Helvetia Sacra, 1/3, pp. 83-84
  3. a b c et d Régeste genevois, 1866, p. p. 250 (lire en ligne sur Gallica).
  4. a et b Joseph-Antoine Besson, Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de Savoye, S. Hénault, 1759 (copie de l'exemplaire bibliotheque cant. et univ. lausanne), 506 p. (lire en ligne), p. 30-31.
  5. Agostino Paravicini Bagliani (sous la dir.), Écoles et vie intellectuelle à Lausanne au moyen âge, vol. 12, Université de Lausanne, coll. « Études de documents », , 214 p., p. 59.
  6. a et b Bernard Andenmatten, « Contraintes lignagères et parcours individuel : les testaments de Pierre II de Savoie », Cahiers lausannois d'histoire médiévale,‎ , p. 267. Actes du colloque international de Lausanne, 30-31 mai 1997 - Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani et Eva Pibiri (sous la dir.), Pierre II de Savoie (+ 1268) : Le "Petit Charlemagne", t. 27, Lausanne, Fondation Humbert et Marie José de Savoie et Université de Lausanne, coll. « Cahiers lausannois d'histoire médiévale », , 444 p. (ISBN 2-940110-40-9).
  7. Bernard Demotz, « Choix et représentations. L'entourage des comtes de Savoie », dans Alain Marchandisse, Jean-Louis Kuppe, À l'ombre du pouvoir: les entourages princiers au Moyen Age, Librairie Droz, , 412 p. (ISBN 978-2-87019-283-2, lire en ligne), p. 271. Bernard Demotz s'appuie notamment sur un article de Jean-Pierre Chapuisat, « L'Etat-Major de Pierre II de Savoie » paru dans la Revue savoisienne, en 1965.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]