Angrie

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Angrie
Angrie
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Segré
Intercommunalité Communauté de communes Anjou Bleu Communauté
Maire
Mandat
Jean-Alain Chevillard
2014-2020
Code postal 49440
Code commune 49008
Démographie
Gentilé Angrien
Population
municipale
947 hab. (2016 en diminution de 2,57 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 15″ nord, 0° 58′ 20″ ouest
Altitude Min. 36 m
Max. 88 m
Superficie 40,93 km2
Localisation

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Liens
Site web angrie.4c-cande.fr

Angrie est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Segréen, Angrie se situe à l'ouest du département, sur les routes D770, Candé - Vern d'Anjou, et D 219, Loiré - La Cornuaille[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire est assez vallonné, et se trouve sur les unités paysagères du plateau du Segréen[2]. Le village se situe sur un petit plateau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée naturellement par l'Erdre, l'Argos et le ruisseau de Préfouré.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • D 770
  • D 219

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Angrie est citée pour la première fois à la fin du XIe siècle, le bourg s'organise alors autour d'un château, aujourd'hui disparu, et d'une église paroissiale. Plus tard, le château est déplacé à son emplacement actuel et la commune s'enrichit grâce aux fours à chaux et aux carrières d'ardoise. Au XIXe siècle sont construites la mairie, l'église, les écoles et la plupart des maisons ; le cimetière, autrefois près de l'église, est déplacé. Angrie posséda jusqu'à la fin du XXe siècle une gare sur la ligne reliant Ancenis à Segré.

Le monument aux morts de Candé érigé en 1906 porte le nom de sept habitants d'Angrie, dont certains sont morts à la bataille de Magenta, à Niederbronn, à Saint-Privat, ou en Tunisie[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, 65 habitants perdent la vie et six sont portés disparu. Lors de la Seconde Guerre mondiale, 4 habitants sont tués, dont un déporté du travail[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  <1970 Colonel François Guibourd de Luzinais   Militaire retraité
juin 1995 mars 2001 René Chevillard   Agriculteur retraité
mars 2001 mars 2008 Luc Joncheray   Agriculteur
mars 2008 mai 2011 Olivier Chevillard   Agriculteur
juin 2011 En cours
(au 31 mars 2014)
Jean-Alain Chevillard[6]   Moniteur-éducateur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de Anjou Bleu Communauté, elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 947 habitants[Note 1], en diminution de 2,57 % par rapport à 2011 (Maine-et-Loire : +2,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1739909451 1031 2051 1631 2521 4341 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5101 6651 9011 8731 8481 8651 8621 8991 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6851 6361 6071 3901 3221 3091 2731 1941 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
927925787704700678796951946
2016 - - - - - - - -
947--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 28,6 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 26,9 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 19,4 %).
Pyramide des âges à Angrie en 2008 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,2 
7,4 
75 à 89 ans
8,0 
11,7 
60 à 74 ans
11,2 
17,5 
45 à 59 ans
18,1 
21,2 
30 à 44 ans
22,4 
13,4 
15 à 29 ans
13,3 
28,6 
0 à 14 ans
26,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Angrie dispose d'une école primaire publique (136 élèves en 2013)[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, le deuxième dimanche d'août, s'y déroule la Fête des moissons et vieux métiers. Cette manifestation, qui mobilise les principales associations de la commune regroupées au sein de l'ARMMA (association rurale des métiers et moissons d'antan[14]), permet de faire découvrir les travaux des champs du passé et plusieurs dizaines de vieux métiers (fileur de laine, sabotier, ferblantier, forgeron…). Angrie accueille chaque année à cette occasion des milliers de visiteurs[15]. Le 13 août 2017, l'ARMMA a fêté le 44e anniversaire de la fête[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Angrie compte un club sportif : la Saint-Pierre d'Angrie. Le club regroupe le football et le tennis. En football, deux équipes sont engagées en championnat de district départemental. Les entraînements sont assurés par un entraîneur diplômé. Des jeunes sont également assidus aux entraînements et participent chacun à leur niveau aux compétitions ou aux différents plateaux sportifs pour les plus jeunes. Le stade a été doté d'un éclairage avec l'aide de la commune, permettant d'organiser des séances plus facilement.

En tennis, un court extérieur récemment rénové par le club et la municipalité, permet à une vingtaine de licenciés de pratiquer. Un tournoi annuel est organisé tant pour les jeunes que pour les seniors.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 94 établissements présents sur la commune à fin 2010, 55 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 4 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 28 % de celui du commerce et des services et 4 % du secteur de l'administration et de la santé[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
  • Le bourg et les fermes comptent certains bâtiments du XVe au XVIIIe siècle, mais les maisons ont été en majorité construites ou remaniées au XIXe puis au XXe siècle.
  • Le château, déjà reconstruit au XVIe siècle, est démoli pour faire place à un édifice de style néogothique troubadour. Les plans sont de René Hodé, qui a réalisé entre autres le château de Challain-la-Potherie. Les travaux s'échelonnent de 1845 à 1849. Il a été inscrit aux Monuments historiques en 2008[17].
  • L'église paroissiale Saint-Pierre fut construite de 1869 à 1891 à l'emplacement d'un édifice médiéval.
  • La chapelle Notre-Dame-du-Cœur-immaculé-de-Marie, à la Croix Poulet, date également du XIXe siècle.
  • Le manoir du Bois-Joulain a été construit aux XVe/XVIe siècles, puis remanié du XVIIe au XIXe siècle.
  • Le manoir de la Gâchetière date du XVIIe siècle. Il a été inscrit aux Monuments historiques en 1981[18].
  • La commune compte plusieurs moulins, dont celui du village, à eau, et cinq moulins à vent, parmi lesquels le Moulin Neuf ou de la Marmite, du XVIIe siècle, classé aux Monuments historiques en 1975[19].
  • Les fours à chaux ont été élevés vers 1830. Répartis entre la Veurière et Saint-Anne, ils font environ 15 mètres de haut et sont construits en granit et en schiste. Ils ont été désaffectés au milieu du XXe siècle.
  • Usine à chaux de Saint-Pierre.
  • Angrie compte aussi d'anciennes carrières d'ardoise et de fer (artisanat)[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Angrie (49), consulté le 14 août 2012.
  2. Département de Maine-et-Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine-et-Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe, 2003, p. 57.
  3. Monument de Candé, sur le site loire1870.
  4. Port 1965, p. 171.
  5. René de l’Esperonnière, article « Angri », in Histoire de la baronnie de Candé, Angers, Lachèse Imprimeur, 1894. Republié par Odile Halbert le 31 janvier 2007 (disponible en ligne, consulté le 26 janvier 2009).
  6. Ouest-France, Jean-Alain Chevillard réélu maire d'un conseil restreint, article du 31 mars 2014.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Évolution et structure de la population sur statistiques-locales.insee.fr
  12. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur insee.fr (consulté le 2 juillet 2011)
  13. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale
  14. a et b ARMMA, Document d'information, consulté le 7 juin 2013.
  15. Le Courrier de l'Ouest, Angrie, la fête des moissons dimanche, parution du 9 août 2012.
  16. Insee, Statistiques locales du territoire d'Angrie (49), consultées le 27 novembre 2012.
  17. « Château d'Angrie », notice no PA00108859, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Manoir de la Gachetiere », notice no PA00108944, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Moulin a vent dit Le Moulin Neuf », notice no PA00108945, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Angrie » sur patrimoine-de-france.