La Martinière de Lucknow

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La Martiniere College, Lucknow
image illustrative de l’article La Martinière de Lucknow
Le palais Constantia de nuit
Armoiries
Devise Labore et Constantia (« Par le travail et par la persévérance »)
Couleurs Bleu      et Or     
Généralités
Création 1845 (école pour garçons)
1869 (école pour filles)
Fondateur Major-Général Claude Martin
Pays Inde
Campus 4 maisons
Coordonnées 26° 50′ 22″ nord, 80° 57′ 48″ est
Adresse
Lucknow
Site internet www.lamartinierelucknow.org
www.lamartinieregirlscollegelko.com
Cadre éducatif
Réseau Ecoles de La Martinière
Type Enseignement privé
Principal Carlyle McFarland (école pour garçons)
Aashrita Dass (école pour filles)
Population scolaire c. 4000 garçons
c. 2200 filles

La Martinière College est un établissement d'enseignement situé à Lucknow, la capitale de l'État indien d'Uttar Pradesh. Il se compose de deux écoles réparties sur différents campus pour les garçons et les filles. L'école pour garçons a été fondée en 1845 et celle pour filles en 1869. L'école pour garçons est la seule école au monde à avoir reçu les honneurs royaux de bataille[1] pour son rôle dans la défense de Lucknow pendant la révolte des cipayes de 1857.

Les deux écoles de Lucknow font partie de la famille des écoles de la Martinière fondée par le Major-Général Claude Martin. Deux autres écoles de la Martinière sont présentes à Calcutta et trois à Lyon.

La Martinière College accueille des élèves âgés de cinq à 17 ou 18 ans, de toutes confessions religieuses, en pensionnaire ou demi-pensionnaire. Il propose une éducation libérale dispensée en langue anglaise. C'est l'un des établissements les plus prestigieux d'Inde, se retrouvant souvent classé parmi les meilleures écoles indiennes.

The Economist a décrit le palais de Constantia comme «peut-être le bâtiment colonial le mieux conservé de Lucknow»[2].

Claude Martin - le fondateur[modifier | modifier le code]

Claude Martin

L'école pour garçons de La Martinière a été fondée par une dotation du riche aventurier français, le Major-Général Claude Martin (1735-1800), officier dans la Compagnie française des Indes orientales, puis plus tard, dans la Compagnie britannique des Indes orientales. Martin a acquis sa fortune en servant Asaf-ud-Daula, le Nawab Wazir d'Awadh, et était réputé être le plus riche français des Indes. Constantia, le bâtiment palatial qui abrite aujourd’hui l'école pour garçons, a été construit en 1785 pour servir de résidence principale au Major-Général Claude Martin, mais n'a été achevé qu'en 1802[3], deux ans après sa mort, le 13 septembre 1800. Les historiens pensent que le palais prend son nom de la devise Labore et Constantia (Par le travail et par la persévérance) qui représente la philosophie personnelle de Martin. Il y a une idée plus romantique, quoique non prouvée, selon laquelle le bâtiment s'appelle ainsi en l'honneur de Constance, une jeune française qui était a priori le premier amour de Martin[4].

Claude Martin ne s'est jamais marié et il n'a pas eu d'héritiers. Dans son testament, datée du 1er janvier 1800, il a légué la majeure partie de son domaine pour prévoir la création de trois écoles appelées La Martinière en sa mémoire. Les écoles devaient être situées à Lucknow, Calcutta et Lyon, sa ville natale en France. Le reste de son héritage après les legs a été utilisé pour les frais de maintenance de ces écoles. Il a ordonné que l'école à Lucknow soit établie à Constantia et que la maison soit tenue comme « une école ou un collège pour apprendre aux jeunes hommes la langue anglaise et la religion chrétienne si ils y étaient enclins »[5].

Claude MartinAntoine-Louis PolierJohann Zoffany
Antoine Polier, le Major-Général Claude Martin, John Wombwell, maître d'analyse, et Johann Zoffany, le peintre, entourés de serviteurs et de la collection d'art de Polier.

Martin a ordonné dans son testament que son « corps soit salé, mis en esprit (?) ou embaumé », et placé dans un cercueil en plomb dans une voûte sous la maison. Sa tombe devait porter une plaque portant l'inscription suivante:

Major-Général Claude Martin.
Arrived in India as a common soldier
and died at Lucknow on the 13th of September,
1800, as a Major-General.
He is buried in this tomb.
Pray for his soul.[6]

Il est de coutume de croire que Claude Martin a été motivé non seulement par la vanité, mais aussi par le désir de protéger sa propriété après sa mort et d'empêcher ainsi son ami, le Nawab, de l'acquérir. Il savait qu'en s'étant enterré ici, lui, un chrétien, le bâtiment ne pourrait plus jamais être sacré aux yeux du Nawab musulman[6].Chandan Mitra,dans son livre Constant Glory, pense autrement. Il écrit que :« les plans de Constantia montrent que le mausolée du sous-sol faisait partie du schéma original pour le bâtiment et n'était pas inclus comme une réflexion tardive pour se prémunir contre la réquisition »[7].

Claude Martin a été dûment enterré dans une voûte spécialement préparée dans le sous-sol de la maison. Ainsi Constantia est devenu à la fois une école et un mausolée. C'est le plus grand monument funéraire européen en Inde, et l'historien William Dalrymple l'a décrit comme « la réponse de la Compagnie des Indes orientales au Taj Mahal »[8].

Histoire de La Martinière[modifier | modifier le code]

La Martinière : les premières années[modifier | modifier le code]

Après la mort de Claude Martin, il y eut des conflits prolongés dans la Haute Cour de Calcutta et, par conséquent, son testament ne fut validé qu'en 1840. Entre-temps, le bâtiment de Constantia fut utilisé comme maison d'hôtes pour les Européens en visite. L'école a finalement ouvert ses portes le 1er octobre 1845 avec environ soixante-dix garçons. Le premier directeur était John Newmarch. Au départ, l'école n'était ouverte qu'aux blancs.

Contrairement à La Martinière de Calcutta, l'école de Lucknow était techniquement établie en dehors du territoire britannique. Ainsi, dès le début, son interaction avec la société locale était fréquente. Il y avait aussi une antenne de l'école pour les indigènes dans le Maqbara Umjid Ali Shah à Hazratgunj au centre de Lucknow. Il était prévu de déplacer l'école autochtone vers un lieu différent, même si on ne sait pas si cela a effectivement eu lieu.

Le premier défi majeur pour l'école de la Martinière a été les événements de 1857 lorsqu'il fallut quitter ses locaux et aider à défendre Lucknow.

La Martinière pendant la révolte des cipayes de 1857[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolte des cipayes.
Constantia avant la révolte

Les événements de 1857 ont vu la fabrication de la légende militaire Martinienne. Pour la première fois dans l'histoire, la Grande-Bretagne a demandé à des écoliers de participer à un conflit militaire, à savoir la défense de la résidence de Lucknow. Les noms de huit membres du personnel, soixante-sept garçons et un enseigne (ancien élève) sont inscrits sur le « Roll of Honour, defence of the Residency 1857 » à La Martinière de Lucknow. Le siège a commencé le 30 juin 1857. Au début de juin, le commissaire en chef d'Oudh, Sir Henry Lawrence a ordonné la fuite de la Martinière et, pendant plusieurs jours, les garçons se sont rendus de la résidence au lieu de stockage de provisions de l'école. Les forces au sein de la résidence étaient composées de troupes britanniques et indiennes et de volontaires civils, y compris un certain nombre d'anglo-indiens. Le contingent de La Martinière était commandé par le directeur, M. George Schilling. La résidence a été assiégée pendant quatre-vingts jours, jusqu'à ce qu'elle soit libérée par Sir Colin Campbell en novembre 1857[7].

La Martiniere en 1858

Le rôle des garçons et des maîtres de La Martinière a été bien documenté dans le livre de 1987 de Chandan Mitra intitulé Constant Glory - La Martinière saga 1836–1986[7]. Les fortifications de la résidence et les maisons défendues avaient environ un kilomètre de circonférence et le contingent de La Martinière, ainsi que le détachement du 32ème régiment à pied, étaient en garnison dans une maison fortement bâtie contenant des tykhanas (cellules) et des sous-sols contigus. Le lieu était connu sous le nom de The Martinière Post et était à seulement neuf mètres de distance de Johannes House, détenue par les rebelles, et, par conséquent, exposée à de gros bombardements.

Outre les combats réels, les garçons ont effectué un certain nombre de tâches dans le complexe de la résidence : certains ont envoyé des messages à l'hôpital, surveillés les malades et blessés, broyé le maïs et ont équipé le télégraphe reliant la résidence à Alam Bagh. D'autres ont été affectés à des tâches domestiques à la place des serviteurs indigènes qui s'étaient échappés. Malgré les dangers, les victimes parmi les garçons furent peu nombreuses. Deux sont morts de dysenterie et deux autres ont été blessés en combat. Leur régime quotidien consistait en une soupe de mouton et de buffle. Une fois, une mine a soufflé dans la salle extérieure de The Martinière Post, mais les garçons ont défendu la brèche et, après plusieurs jours de combats acharnés, ont réussi à chasser l'ennemi logé en face de leur camp.

Plaque - « Ces portes ont été défendues par les garçons de La Martinière lorsque le devant de l'immeuble avait été détruit par une mine de l'ennemi »

Le major Gorman dans son livre Great Exploits - The Siege of Lucknow a écrit que les garçons de La Martinière ont érigé un sémaphore amateur sur la tour de la résidence à partir des instructions données dans un certain nombre Penny Cyclopædia[9]. Le sémaphore a permis au général Outram de conseiller au commandant de la force de soulèvement, Colin Campbell, restez à bonne distance de la ville, évitant ainsi les lourdes batteries ennemies présentes sur la route directe vers la résidence. Les combats les plus féroces de l'avancement qui suivit eurent lieu à La Martinière, fortement défendu par les mutins. Sir Colin les délogea et occupa l'école, créant un autre sémaphore sur son toit pour communiquer avec Outram. Le contingent de La Martinière participa à l'évacuation secrète de la résidence, et au voyage de six semaines à travers l'Inde qui suivit, jusqu'à ce qu'il arrive enfin en bateau à Benares. Après le siège, l'école a été déplacé temporairement à Benares. Des salles de classe ont été établies dans des bungalows et la routine scolaire a recommencé.

Récompenses et honneurs de guerre[modifier | modifier le code]

Le leadership du directeur Schilling a bien été récompensé. Il est devenu un taluqdar, ou noble d'Oudh, avec un domaine d'une valeur de 30 000 livres, s'assurant ainsi une retraite confortable en Angleterre. La contribution de La Martinière a été officiellement reconnue dans la proclamation de la Reine Victoria en 1858. Le personnel et les garçons qui ont servi pendant la révolte ont tous reçu la Indian Mutiny Medal, sur laquelle sont inscrits les mots « Défense de Lucknow » (en anglais), en reconnaissance de leur courage et leur tenacité[10].

Les récompenses ont été notifiées au directeur le 5 février 1861 par une lettre du commissaire en chef d'Oudh[8]. Cependant, ce n'est qu'en 1932, suite à une demande de l'école, que le gouvernement britannique a reconnu le rôle de Martinière en 1857. L'école obtînt le droit, à l'occasion de la cérémonie, de porter une « couleur » ou un drapeau de style régimentaire de l'armée britannique portant ses propres armoiries avec une image de la résidence et les mots «Défense de Lucknow, 1857». C'est ainsi devenu la seule école au monde à obtenir un honneur de bataille britannique. L'Université McGill au Canada est le seul autre établissement d'enseignement de l'Empire britannique à obtenir le même honneur pour son rôle dans la Première Guerre mondiale.

L'évêque Cotton a fait référence à l'action de La Martinière, à la cathédrale Saint-Paul de Calcutta, le 28 juillet 1860 :

Public thanksgiving to Almighty God for deliverance from the sepoy revolt should take expression in the form of schools for the children of the Community that had stood so nobly by England in her hour of need and which shed its blood for kinsmen across the seas.

Le drapeau n'a pas été affiché publiquement depuis 1947 car le sujet a provoqué une certaine ambivalence. Satish Bhatnagar, auteur de Bright Renown: La Martinière College Lucknow commente: « J'ai demandé une fois au directeur pourquoi l'école cache ses honneurs. Il a dit qu'il ne savait pas comment le gouvernement indien le prendrait. »[11].

La Martinière après 1857[modifier | modifier le code]

La Martinière en 1862 (Shepherd & Robertson)

La Martinière de Lucknow, comme son homologue à Calcutta, s'est rapidement développée après révolte des cipayes. Il y avait 148 élèves en 1859, mais le nombre est passé à 277 en 1862. Les pensionnaires provenaient de toute la province : Pratapgarh, Mirzapur, Gorakhpur, Allahabad, Kanpur et Etawah.

Les archives scolaires montrent qu'en 1865, plus de 120 garçons sont admis au département supérieur du Collège d'ingénieur civil de Roorkee.

Dans les années suivant la révolte, la ville de Lucknow, maintenant sous la Couronne britannique, a été entièrement redessinée. La Martinière apparaît alors comme un avant-poste de l'Empire britannique et elle acquit les traditions des écoles publiques anglaises.

En 1869, l'école pour filles de La Martinière est fondée et, en 1871, elle déménage à son emplacement actuel dans le complexe de Khurshid Manzil. Initialement, l'école pour filles était sous la direction de l'école des garçons. Le principal de La Martinière était chargé en général des écoles pour garçons et pour filles, avec l'école pour filles gérée par une directrice.

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle vit l’émergence de l'école comme l'école d'élite préférée de l'aristocratie terrienne d'Awadh.

En 1945, l'école a célébré son centenaire.

À la suite d'une menace d'invasion par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, les écoles de Calcutta ont été installées à Lucknow.

Après l'Indépendance indienne, le programme a été changé en 1947, l'ourdou étant abandonné comme matière obligatoire et remplacé par l'hindi. Beaucoup d'anglo-indiens, étudiants comme professeurs, sont alors partis pour la Grande-Bretagne et l'Australie. Cette tendance se poursuivra jusqu'au milieu des années soixante-dix.

En 1951, M. Meredith Doutre est nommé premier principal indien de l'école. Il a été ensuite remplacé par Col HRH Daniels dans les années 1960 et puis par M. DEW Shaw au milieu des années 1970. La majeure partie des étudiants provenaient des classes moyennes et moyennes supérieures.

En 1960, des inondations eurent lieu sur les terrains à cause de la rivière Gomtî, entraînant l'évacuation du personnel et des garçons vers un terrain plus élevé. En 1962 et 1971, de nouvelles inondations majeures se sont produites qui ont menacé le bâtiment. Le gouvernement a construit une protection en 1973-1974 qui a séparé le lac de l'école, réduisant ainsi considérablement le cadre pittoresque antérieur.

En 1976, l'école était affiliée au système d'éducation du Conseil indien pour l'enseignement secondaire. Elle amenait à l'examen du certificat d'enseignement secondaire (classe X) et du certificat de fin d'études (classe XII).

En 1995, l'école a célébré son 150ème anniversaire. Les anciens dirigeants, les Martins de tout le pays et de l'étranger, et les délégations de Lyon et de Calcutta, sont venus à Lucknow pour cet événement. Pour commémorer l'occasion, l'histoire de l'école par l'université "Bright Renown" a été publiée, une exposition sur l'histoire de l'école a été organisée, et pendant plusieurs jours, la Constantia a été illuminée dans la nuit. Le président de l'Inde a publié un timbre-poste pour reconnaître la contribution de La Martinière Lucknow.

En 1997, l'un des enseignants a été assassiné au début de la matinée du 7 mars. Le frère anglo-indien de trente ans, Frederick Gomes, assistant directeur du collège et instructeur de formation physique, a été assassiné dans son bungalow sur le périmètre des terrains de l'école. Deux personnes ont vu des coups de feu dans une fenêtre brisée à l'arrière du bâtiment, mais les coupables n'ont jamais été identifiés et le meurtre reste sans explication. Cependant, le meurtre a créé une sensation en Inde à l'époque, surtout lorsqu'il a été constaté que les élèves de l'école avaient accès à des armes à feu[12]. Les journalistes Saeed Naqvi et Ashank Mehrotra, anciens élèves de l'école, ont commenté :« Le meurtre est une métaphore de notre époque. Un tel niveau de violence dans l'enceinte sacrée de La Martinière symbolise le fait que Lucknow, à l'image de l'Inde, a complètement cessé d'être ce qu'elle était autrefois »[12].

Histoire de l'école pour filles[modifier | modifier le code]

Contrairement aux écoles de Calcutta et de Lyon, il n'y avait aucun legs de Claude Martin pour fonder une école pour filles à Lucknow. Cependant, des fonds ont été obtenus à partir d'un fonds d'éducation féminine et une école a débuté à Moti Mahal. L'École pour filles de Lucknow, telle qu'elle était alors connue, était dirigée par Mme Saunders Abbott. À la suite d'une subvention du gouvernement, l'école a été déplacée à son emplacement actuel à Khursheed Manzil en 1871 et a été constituée en tant que branche du La Martinière College[13]. L'adoption et la dotation ont été facilitées par la distribution par la Haute Cour de Calcutta de fonds excédentaires de l'héritage de Claude Martin laissé pour aider à la libération et au soulagement des prisonniers pour dette.

Khursheed Manzil, ou la Maison du Soleil, est un grand manoir à deux étages marqué par des tours aux coins. Le bâtiment a été commencé par Saadat Ali Khan, et complété par son fils, Ghazi-ud-Din Haidar. La propriété a été construite sous la forme d'un château fortifié. Il y a un fossé de 3.7 mètres de largeur, sur lequel il y avait autrefois un pont-levis. Après l'annexion d'Oudh, en 1856, Khursheed Manzil a été utilisé comme chapelle par les officiers du 32ème régiment, et il est devenu connu sous le nom de Mess House.

Au cours de la révolte des cipayes, le lieu a été le théâtre de combats obstinés, auxquels lord Wolseley, alors capitaine et Lord Roberts, lieutenant, participèrent activement. Ce dernier a planté le drapeau de la 2ème Infanterie Punjab sur la tourelle ouest comme signe de capture. Le bâtiment a été pris d'assaut et occupé le 17 novembre 1857. En rappel constant de ces jours, un petit pilier se trouve juste à l'intérieur de la porte à gauche. Il porte l'inscription suivante: « C'est ici que Havelock, Outram et Sir Colin Campbell se sont rencontrés le 17 novembre 1857 ».

En 1889, le gouvernement a donné à l'école la plus haute certification pour l'éducation des européens. Plus tard, l'école a été reconnue pour le Conseil d'examen d'outre-mer de l'Université de Cambridge.

En 1907, sur recommandation de Monsieur SH Butler, récipiendaire de l'Ordre de l'Empire des Indes, sous-commissaire, le gouvernement a donné aux fiduciaires et au gouverneur de l'école un terrain adjacent au complexe, à l'ouest de la Banque du Bengale (maintenant Banque d'État de l'Inde) augmentant considérablement la taille du domaine[14].

Liste des principaux de la Martinière[modifier | modifier le code]

Ecole pour garçons[modifier | modifier le code]

  • John Newmarch était le premier principal de La Martinière de Lucknow en 1845.
  • Leonidas Clint (1812 – 21 juillet 1897), a été le principal de La Martinière de Lucknow de 1845 à 1854. Il était diplômé du Trinity College (Cambridge). Après cela, il retourna au Royaume-Uni pour entrer dans les Ordres. Il fut ordonné diacre en 1859, puis prêtre en 1861 (à St David). Il a été curé de Lamphey (1859–1861), de Hereford (1861–1863), Presteigne (1863–1865) et de Brockhampton (1865–1874). Il a été vicaire de Lingen de 1874 à 1893. Il a été l'éditeur de The Flower and the Leaf de Dryden et l'auteur de Conic Sections. Il est mort à Dewsbury dans le Yorkshire, à l'âge de 85 ans[15].
  • George Schilling a été promu principal en 1854, après avoir été maître-assistant à La Martinière de Calcutta[16]. Il a été principal durant la révolte des cipayes en 1857.
  • Lieutenant Thomas Percival Wood (1882 – 25 septembre 1915), principal de l'école (1910–1915) et officier des artilleurs volontaires de Lucknow. Wood a étudié au Dulwich College à Londres et au Peterhouse College à Cambridge. Il a été proviseur au lycée Ampere à Lyon de 1906 à 1907. Après avoir offert ses services en 1914, il fut promu lieutenant de l'armée de réserve indienne en février 1915. Après quatre mois passé avec les 1/7th Gurkha Rifles à Quetta, il se lanca dans les Forces expéditionnaires en France, où il joigna la 3rd Queen Alexandra's Own Gurkha Rifles en septembre 1915. Il est mort à la Bataille de Loos en ayant courageusement dirigé ses hommes au combat[17] His name is commemorated on the Neuve-Chapelle memorial in France.[18].
  • CLS Garnett était le principal de 1915 à 1926.
  • Colonel William Edgar Andrews, principal de 1926 à 1951. Andrews voyagea en Inde en 1914 pour occuper la chaire d'histoire et de géographie à La Martinière de Calcutta. En 1921, il obtînt la direction du Boys' High School and College d'Allahabad. Il fut nommé principal de La Martinière Lucknow en 1926. Andrews supervisa plusieurs changements et améliorations de l'école, parmi lesquels la construction des halls moderne Spence et Sykes, l'introduction d'un hymne scolaire et la remise des honneurs royaux de bataille.
  • Meredith Doutre a été le premier principal indien[19].
  • Colonel Hector R H "Danny" Daniels.
  • Desmond Shaw, ancien élève de l'école, il a également été principal de la Cathedral & John Connon School à Bombay.
  • Terence Phillips, également ancien élève de l'école, il fut brièvement principal de l'école avant de devenir principal de la Wynberg Allen School à Mussoorie.
  • Elton Stein deSouza, lui aussi ancien élève de l'école, il dirigea l'école jusqu'à sa retraite en 2011.
  • Carlyle Andre' McFarland est l'actuel principal de l'école. Il enseignait auparavant l'anglais au Lucknow Christian College.

Ecole pour filles[modifier | modifier le code]

Dans les premières années, l'école pour filles était dirigée par une directrice sous l'autorité du principal de l'école pour garçons[20].

Directrices[modifier | modifier le code]
  • 1869–1870 Mademoiselle Dixon
  • 1870–1871 Madame Marshall
  • 1871–1872 Mademoiselle Wilson
  • 1872–1878 Mademoiselle Auld
  • 1879–1882 Mademoiselle Pennington
  • 1884-1885 Mademoiselle Mathews
  • 1886–1889 Mademoiselle Granger
  • 1890–1894 Mademoiselle Greenwood
  • 1894–1897 Mademoiselle Young
  • 1898–1901 Mademoiselle Edith Annette Gow
  • 1902–1906 Mademoiselle Stephenson Jellie
Principales[modifier | modifier le code]
  • 1907–1908 Mademoiselle Lavinia Teasdale a été la première principale et secrétaire honoraire de l'école pour filles.
  • 1909–1915 Mademoiselle Ida Williams
  • 1916–1923 Mademoiselle D. B. Oolving
  • 1924–1937 Mademoiselle M. Chick
  • 1937–1948 Madame Margaret Grayhurst
  • 1948–1950 Madame Ellen Howe
  • 1948–1950 Mademoiselle Annette Gresseux
  • 1951–1977 Mademoiselle Mary Annette Gresseux a été la première principale indienne. Elle engagea l'agrandissement de l'école et supervisa ses travaux.
  • 1978–1997 Madame Florence Keelor
  • 1997–2016 Madame Farida Abraham

Le palais de Constantia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Constantia (palais).
Constantia
The Lat

L'école pour garçons de La Martinière occupe la partie centrale du bâtiment de Constantia et se trouve dans un campus d'environ 200 km2 dont une partie est maintenant utilisée par le club de golf de Lucknow. Le domaine abrupt comprend également un village appelé Martin Purwa, nommé d'après Claude Martin, et une partie du zoo de Lucknow.

Constantia se dresse sur une terrasse paysagère surplombant ce qui était autrefois un lac, du centre duquel se lève une solide colonne cannelée avec une coupole maure connue sous le nom de « Lat ». Le monument mesure environ quarante mètres de hauteur, et on le pense être soit un phare, soit une marque pour signaler la tombe du cheval de Claude Martin[8]. Au fil des années, la rivière Gomti s'est rapprochée, ce qui a nécessité des amménagements entre la rivière, la terrasse et le « Lat ». En 1960, les terrains ont été inondés et les tremblements de terre de 1803 et 1934 ont provoqué la chute de plusieurs statues de leurs socles où elles couronnaient l'architecture. Les statues sont dans des styles anciens.

Le bâtiment est construit dans un mélange inhabituel de styles. Les chambres sont décorées de bas-reliefs, d'arabesques et d'autres ornements de style italien. Le potier anglais du dix-huitième siècle, Josiah Wedgwood, aurait réalisé les plaques en plâtre parisien décorant la bibliothèque et la chapelle. Cependant, on pense que les plaques qui représentent des thèmes classiques et mythologiques sont des constructions locales. Les commandes de tonnes de plâtre importé de Paris ont été découvertes dans les lettres de Claude Martin[4], on pense qu'ils sont en réalité basés sur seulement un ou deux modèles originaux. Ce qui a été importé, ce sont les grands miroirs, les tapis français, les tables en marbre incrustées de marbre et les peintures, dont certaines de Johann Zoffany, ami de Claude Martin[4]. Le bâtiment a été décrit comme « issu à la fois des Lumières, de la fantasie Nawabi et du gothique colonialiste. La façade mélange les colonnades géorgiennes avec les meurtrières et les tourelles d'un château médiéval, avec au-dessus, les arcades palladiennes montant jusqu'au Mughal copulas »[12].

Philip Davies écrit sur l'architecture du Raj dans le London News de mai 1982. Plus particulièrement pour Constantia, il explique :

« Construit dans les années 1790, c'est un bâtiment bizarre dans un pays renommé pour ses excentricités. Encore plus incongrue, il abrite aujourd'hui une éminente école publique indienne bénie avec tous les rituels tribaux d'Eton ou d'Harrow. C'est un bâtiment inquiétant avec un design des plus particuliers. La tour centrale est reliée à un pont et l'on peut voir, sur toute l'allée centrale, une étrange série de statues dominées par deux énormes lions dont les yeux étaient censés être éclairés par des lanternes rouges. »

La vie à La Martinière[modifier | modifier le code]

Enseignements[modifier | modifier le code]

Le programme scolaire comprend les mathématiques, la langue et la littérature anglaise, l'histoire, l'éducation civique, la géographie, la comptabilité de base, les études commerciales, les sciences, l'art, l'artisanat, la menuiserie, le chant, l'hindi, le sanskrit, le français (jusqu'à la classe VIII), l'informatique et l'EPS (trois fois par semaine jusqu'à la classe X).

Les élèves de classe X (seconde indienne) sont préparés pour le certificat d'enseignement secondaire indien (brevet indien) et pour l'examen du certificat de l'école indienne (baccalauréat indien) lorsqu'ils sont dans la classe XII (terminale indienne).

Les quatre enseignements supplémentaires à partir de la classe X sont les sciences humaines, le commerce, les SVT et la physique.

Activités extrascolaires[modifier | modifier le code]

Installations sportives[modifier | modifier le code]

L'école possède de nombreuses installations sportives. Il existe deux terrains de sport, connus sous le nom de Polo Ground et Fairy Dale Ground. Le terrain de polo, comme son nom l'indique, a été utilisé à l'origine pour les jeux de polo. Aujourd'hui, on y pratique du football et de l'athlétisme. Il est également le théâtre de la formation physique lors de la journée du sport. Le cricket et le hockey sur gazon[22] sont joués au Fairy Dale Ground. Il y a également une grande salle de gymnastique, une patinoire et une piscine couverte. L'école dispose enfin d'un terrain de volley-ball, d'un terrain de basket-ball, d'une autre piscine et de courts sur gazon pour le tennis.

Ensemble musicale scolaire[modifier | modifier le code]

Un pipe band existe dans l'école depuis 1967[23]. C'était autrefois une partie du contingent de la Division principale de la CCN et les membres de l'ensemble jouaient en uniforme de la CCN avec une plume sur leur béret.

Les maisons de La Martinière[modifier | modifier le code]

Le lycée est divisé en quatre maisons, principalement pour promouvoir la compétition scolaire et sportive entre les élèves. Les maisons ont d'abord été nommées en 1913. Elles sont appelées Martin (bleu), Lyons (jaune), Cornwallis (vert) et Hodson (rouge). Le professeur responsable d'une maison est l'autorité la plus importante en son sein. Il est assisté par les préfets de la maison qui sont des garçons âgés avec des qualités de leadership.

Armoiries de La Martinière[modifier | modifier le code]

Armoiries de l'école

Le blason des écoles de La Martinière a été conçu par le fondateur Claude Martin[24]. Il est soutenu par sept drapeaux, chacun portant la représentation d'un poisson, l'emblème d'Oudh[25]. L'illustration de l'écusson semble incarner la vie de Claude Martin. Le navire rappelle son voyage en Inde où il a établi sa fortune, le lion avec le fanion représente sa carrière d'officier dans la Compagnie des Indes orientales et avec le Nawab d'Oudh, le soleil couchant derrière le bâtiment à la droite du bouclier semble signaler[24] le coucher de soleil de vie et la grande place que la construction de Constantia a joué dans ses derniers jours. La devise qui l'accompagne Labore et Constantia sont maintenant partagée par toutes les écoles fondées par Claude Martin.

Le drapeau de l'école de La Martinière se compose des armoiries sur un fond bleu et or. Le drapeau est dressé au-dessus des bâtiments et est utilisé pour les événements formels et les célébrations, comme la fête du fondateur annuelle.

Tombe de William Hodson[modifier | modifier le code]

mémorial et tombe du Brevet Major William Hodson

Dans le domaine se trouve la tombe et le mémorial du major William Hodson, du 4th Horse, devenu célèbre lors de la révolte de 1857.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Les élèves et anciens élèves des écoles de La Martinière sont appelés les Martins.

Association des anciens élèves[modifier | modifier le code]

Hubert S Bolst (1872-1947) est le fondateur de l'Association des anciens élèves. C'était un ancien de l'école qui s'est réuni avec plusieurs Martins à Faizabad pour célébrer la Fête du Fondateur. Ce rassemblement non officiel a été la genèse de l'actuelle Old Martinians' Association (OMA) qui a aujourd'hui des antennes réparties dans le monde entier. Les antennes de l'OMA en Australie, aux Royaumes-Unis et au Canada sont les plus actives.

Le fondateur Bolst est mort en 1947 et a laissé dans son testament des instructions pour qu'une somme de 5000 roupies soit remise à l'OMA en tant que « fonds de dotation ». Les intérêts découlant de cet investissement ont été utilisés pour fournir une bourse au mérite d'un garçon savant, nécessiteux et méritant lors de la journée anglo-indienne. Depuis, quelque 50 bénéficiaires de la bourse ont des raisons de remercier Hubert Bolst[21].

La Martinière dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La Martinière au cinéma[modifier | modifier le code]

Le palais Constantia a été le lieu de tournage pour différents films, parmi lesquels :

La Martinière dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le roman Kim (1901) de Rudyard Kipling parle des aventures de Kimball O'Hara, fils orphelin d'un soldat britannique. Kim a la possibilité d'aller à l'école St-Xavier de Lucknow, l'école la plus prestigieuse des Indes britanniques. St-Xavier est une création fictive, mais les spécialistes de Kipling pensent que l'école est modelée sur la réelle école de la Martinière[27],[28].

La Martinière de Lucknow est évoquée dans le magnum opus de Qurratulain Hyder Aag ka Darya (Rivière de Feu). Ce livre est l'équivalent dans la littérature urdu de Cent ans de solitude dans la littérature hispanique.

Le roman historique Zemindar écrit en 1981 par Valerie Fitzgerald présente le siège de Lucknow en 1857 et utilise La Martinière comme toile de fond[29]. Le roman possède comme personnage, un garçon « martin » appelé Lou.

L'écrivain indien Allan Sealy, un ancien élève de l'école, a établi son premier roman Trotter-Nama dans la vieille maison, qu'il a rebaptisée Sans Souci. L'école est également présente dans un certain nombre de nouvelles.

Les timbres en l'honneur de la Martinière[modifier | modifier le code]

L'école de la Martinière à Lucknow est l'un des rares établissements d'enseignement en Inde, et peut-être dans le monde, représentés sur des timbres-poste.

Le 1er octobre 1995, lors du 150e anniversaire de l'ouverture de l'école, Shankar Dayal Sharma, alors président de l'Inde, a fait imprimer un timbre-poste de deux roupies en l'honneur de l'école[30].

En 2007, lorsque l'école des filles a célébré son 138e anniversaire, elle a reçu un honneur similaire et une première couverture a été publiée par le Département des postes avec une image de Khursheed Manzil[31].

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

  • Chandan Mitra. Constant glory: La Martinière saga 1836–1986. Calcutta: Oxford University Press, 1987, 95pp. (ISBN 0-19-562044-5).
  • Edward H Hilton. The Martiniere boys in the Bailey Guard. Lucknow : American Methodist Mission Press, 1877, 18pp.
  • Rules and Regulations of La Martiniere, founded in Calcutta under the will of Major General Claude Martin with an extract of the will of the testator, the decree of the supreme court with regard to the same and other documents. Published by order of the Governors. Calcutta: La Martiniere College, 1835, 103pp.
  • Rosie Llewellyn-Jones. A very ingenious man: Claude Martin in early colonial India. Delhi: Oxford University Press, 1993, 241pp. (ISBN 0-19-565099-9).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Deefholts, Margaret. 'History's ghosts in Old Lucknow' accessed June 2007
  2. (en) « Brick by brick », The Economist,‎ (ISSN 0013-0613, lire en ligne)
  3. « 'La Martinière (??), the house of Colonel Martin, at Lucknow'. From the British Library's Asia, Pacific and Africa Collections on the Collect Britain website. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 juillet 2017) accessed July 2007
  4. a, b et c An article by the Lucknow historian Ms. Rosie Llewellyn-Jones in Taj magazine accessed June 2007
  5. A synopsis of the history of La Martinière College, Lucknow « Copie archivée » (version du 28 septembre 2007 sur l'Internet Archive) accessed June 2007
  6. a et b Extract from "Quest for Kim - In search of Kipling's Great Game" by Peter Hopkirk. London: John Murray, 1996. (ISBN 0-7195-5560-4). Transcribed by Tony Mooar in a posting on the India-L Rootsweb Mailing List on 23 April 1999 accessed June 2007
  7. a, b et c Mitra, Chandan. Constant glory: La Martinière jai mata di saga 1836–1986. Calcutta: Oxford University jai mata di Press, 1987.
  8. a, b et c Prachi jai mata di Pratap, "La Martinière and the Mutiny", on Tornos India accessed July 2007
  9. Gorman, JT. Great exploits: the siege of Lucknow. Oxford: Oxford University Press, 1941.
  10. La Martinière Staff and Students Awarded the Indian Mutiny Medal 1857–1859 « https://web.archive.org/web/20070608163948/http://members.ozemail.com.au/~clday/medals.htm »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), accessed June 2007
  11. "Schoolboy soldiers" Agniva Banerjee Times of India 29 Apr 2007 accessed June 2007
  12. a, b et c East of Eton William Dalrymple TravelIntelligence.net accessed June 2007
  13. « History of the Girls' College »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 juillet 2017) accessed June 2007
  14. The principal source for the Girls' School section is the Centenary Issue of La Martinière Girls' Magazine, published in 1969.
  15. Venn, J. A., comp., Alumni Cantabrigienses. London: Cambridge University Press, 1922–1954.
  16. Rees, L. E. "Mr. Rees and Mr. Martin Gubbins" (letter to the Editor). The Times, 24 July 1858.
  17. Fallen officers: The Times list of casualties', The Times, 23 May 1916
  18. Commonwealth War Graves' Commission accessed June 2006
  19. Heads Report 1995/6 « Copie archivée » (version du 28 septembre 2007 sur l'Internet Archive) Accessed July 2007
  20. The names of the principals and superintendents of the Girls' School have been extracted from the centenary issue of La Martinière Girls Magazine, published in 1969.
  21. a et b « The Old Martinians' Association »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 juillet 2017)
  22. Hockey is still played (Carrots & Sticks) Kolkata Newsline 9 August 2007 accessed 10 August 2007.
  23. (en) aditi kedia, « 20 Fascinating Facts About La Martiniere, Lucknow – The Jewel Of Education In UP » [archive du ], topyaps.com (consulté le 5 novembre 2016)
  24. a et b La Martiniere history at Tripod accessed 10 August 2007
  25. « Oudh fish coins at the British Museum »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) accessed 10 August 2007
  26. British Film Institute film and TV database accessed June 2007
  27. Individual Indian schools: La Martinière College by William Fergusson accessed June 2007
  28. Peter Hopkirk, Quest for Kim: In search of Kipling's Great Game, Ann Arbor: University of Michigan Press, 1997, p. 133 et seq.
  29. Zeminder - the link with Lucknow and the siege accessed July 2007
  30. Image of the La Martinière stamp from the Indian Post
  31. « A first day cover of the girls' school »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 juillet 2017) accessed June 2007

Lien externe[modifier | modifier le code]