Lycée La Martinière Diderot

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La Martinière Diderot
Lycée La Martinière Diderot
Devise Labore et Constantia (« Par le travail et par la persévérance »)
Généralités
Création 1826

1978 indépendance des autres Martinière

2006 fusion avec le lycée Diderot

Pays France
Académie Lyon
Coordonnées 48° 52′ nord, 2° 17′ est
Adresse 33 Rue de la Martinière
69001 Lyon
Site internet lamartinierediderot.fr
Cadre éducatif
Réseau Écoles de La Martinière
Type Public
Proviseur Pierre Ronchail
Langues étudiées Anglais, Allemand, Espagnol, Italien.
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
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Le lycée La Martinière Diderot est est un établissement public d'enseignement qui est à la fois une école supérieure des arts appliqués[1] et un lycée d'enseignement scientifique et technologique situé à Lyon dans le quartier des Terreaux.

Situation[modifier | modifier le code]

L'institution dispose de trois implantations :

  1. site Terreaux, bâtiment des Augustins (18 place Gabriel-Rambaud) ;
  2. site Terreaux, ancien bâtiment de La Martinière Jeunes filles (33 rue de la Martinière)
  3. site Diderot, ancien bâtiment du lycée Diderot (ancienne école de tissage de Lyon), sur les pentes de Croix-Rousse (41 cours Général-Giraud).
Sites de La Martinière Diderot

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Claude Martin (aventurier).
Article détaillé : Écoles de La Martinière.

Claude Martin prévoit dans son testament que sa fortune soit utilisée après sa mort pour la création de cinq écoles[2] (écoles La Martinière) : deux à Lucknow et deux à Calcutta (une pour les garçons et une pour les filles dans chaque ville), et enfin une dans sa ville natale de Lyon.

L'école de Lyon, destinée à l'enseignement technique des filles comme des garçons, prend d'abord place dans des salles vides du palais Saint-Pierre (ancienne abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains) et n'est ouverte qu'aux garçons. Les lieux s'avèrent rapidement insuffisants et inadaptés aux méthodes pédagogiques nouvelles de Charles-Fleury Tabareau[3].

La Ville de Lyon acquiert auprès du département du Rhône l'ancien couvent des Augustins, occupé par la gendarmerie, en échange de son manège à chevaux situé dans l´ancien clos des Dames de Bellecour. Les jardins sont mis à disposition de la Ville dès le 1er janvier 1827. Les bâtiments, situés derrière l'église Saint-Vincent, ne sont libérés qu'au 1er janvier 1830 et sont remis officiellement le 13 août 1830. Avant que les élèves ne puissent intégrer les lieux, des aménagements sont réalisés de 1832 à 1834. L´école est officiellement inaugurée le 2 décembre 1833[4].

Les bâtiments historiques font l'objet de travaux d'aménagement et d'agrandissement dès 1844. Entre 1881 et 1887, un nouvel immeuble est érigé à l'angle de la rue Hippolyte-Flandrin et de la rue des Augustins, nouvellement créée. En 1896, l´immeuble se dressant entre l'entrée du 7, rue des Augustins et celle du 24, rue Hippolyte-Flandrin est racheté par la Ville de Lyon. Après démolition, les nouveaux bâtiments sont construits par Joseph-François Dubuisson[4].

Entre 1927 et 1930, d'importants travaux d'agrandissement, confiés à Jean Heinzelmann, donnent à l'édifice l'allure qu´on lui connaît encore aujourd'hui. Les bâtiments ne pouvant être étendus horizontalement, ils sont rehaussés[4].

Les jeunes filles se voient attribuer en 1872 un local 20, rue Royale. Les conditions s'avèrent très rapidement insuffisantes et insalubres. Le réaménagement de l'ancien couvent des Carmes offre l'occasion de construire un bâtiment dédié aux élèves féminines de l´institution. La Ville acquiert l´îlot à l´angle des rues de la Martinière et Louis-Vitet grâce à un legs de la veuve de Cuzieu. Les travaux sont réalisées en 1906-1907 par François Clermont et Eugène Riboud. La nouvelle école est inaugurée par le président de la République Armand Fallières le 19 mai 1907. Mais les locaux s'avèrent très vite exigus. En 1930, la directrice installe des élèves au 33, rue de la Martinière et au 7, rue des Augustins. La décision d'agrandir La Martinière des Filles est prise par la Ville de Lyon dès les années 1930 ; les plans des architectes Streichenberger et Sautour sont approuvés le 1er mai 1931. Mais les travaux ne sont pas réalisés. L'école pratique de jeunes filles de La Martinière est nationalisée par la loi du 25 juillet 1936. L'État entreprend donc les travaux. Les immeubles autour de l'école sont démolis, mais l'extension n'est toujours pas réalisée. Les travaux commencent en 1950, sur les projets de Michel Cuminal[5].

Cette école accueillit bientôt des filles, et s’étendit jusqu'aux bâtiments de l’actuel lycée Jean-Moulin, à Fourvière.

Après la Seconde Guerre mondiale, La Martinière Terreaux, à l'étroit dans ses locaux datant du début du XIXe siècle, s’étendit : les filles s’exilèrent dans le tout nouveau quartier de La Duchère, l'actuel Lycée La Martinière Duchère, alors qu’en 1967, sur un ancien terrain industriel du 8e arrondissement de Lyon, fut construit La Martinière Monplaisir, du nom du quartier qui l’accueillait.

En 1978 toutefois, les trois Martinières lyonnaises devinrent indépendantes les unes des autres, même si les trois lycées entretiennent toujours de nos jours des relations privilégiées.

En 2006, le lycée de La Martinière Terreaux fusionne avec le lycée Diderot (ancienne école de tissage de Lyon). L'institution est renommée La Martinière Diderot.

Les élèves de La Martinière désignent affectivement leur lycée comme La Martin, d'où la dénomination de « Martins » pour les élèves.

Enseignements proposés[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Ce lycée propose comme enseignements d'exploration :

  • seconde SL, sciences de laboratoire ;
  • seconde BIOTECH ;
  • seconde MPS ;
  • seconde CIT ;
  • seconde EURO SI ;
  • seconde SES PEFG, éco gestion STS.

On peut y préparer :

  • un bac S (option SI ou SVT ; spécialité mathématiques ou physique-chimie) ;
  • un bac STI2D anciennement appelé STI, développement durable, options ITEC (innovation technologique et éco-conception), EE (énergies et environnement) et AC (architecture et construction) ;
  • un bac STL, option SPCL ;
  • un bac STD2A ;
  • un bac professionnel PCEPC, MEI, MMV ou PLP.

L'école est aussi l'un des rares établissements en France à proposer :

  • Le diplôme de technicien des métiers du spectacle (DTMS) option techniques de l’habillage.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La Martinière Diderot dispose de neuf sections de technicien supérieur (STS), qui permettent chacune de préparer, en deux ans, un BTS :

  • BTS DCEV, design de communication espace et volume ;
  • BTS DE, design d'espace ;
  • BTS DG, design graphique ;
  • BTS DP, design produit ;
  • BTS Métiers de la chimie ;
  • BTS CIRA ;
  • BTS MS option SP ;
  • BTS IT, innovation textile ;
  • BTS MMV, métiers de la mode et du vêtement.

Elle prépare également le :

Le lycée abrite deux filières de CPGE arts et design (ENS Saclay - section C) et ATS Métiers de la chimie.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2018, le lycée se classe 47e sur 90 au niveau de son académie et 1026e au niveau national, selon Le Figaro[6]. Le classement s'établit sur plusieurs critères : le taux de réussite au bac, le taux de mentions au bac, la capacité à faire progresser les élèves et la capacité à garder les élèves.

Concours général des lycées[modifier | modifier le code]

Les élèves du lycée La Martinière Monplaisir sont régulièrement primés au concours général avec 3 lauréats nationaux depuis 2006[7].

Internat[modifier | modifier le code]

Le lycée dispose d'un internat, d'environ 120 étudiants, accueillant des élèves du Secondaire comme du Supérieur.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les écoles supérieures d'arts appliqués (Esaa) », Onisep,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018)
  2. voir la rubrique sur le général-major Martin dans le dictionnaire Ferdinand Buisson : notice.
  3. « Lycée La Martinière-Diderot », sur Inventaire général du patrimoine culturel de la région Auvergne-Rhône-Alpes
  4. a b et c « Couvent des Augustins, puis gendarmerie, puis école professionnelle La Martinière, actuellement lycée La Martinière-Diderot, site des Terreaux », sur Inventaire général du patrimoine culturel de la région Auvergne-Rhône-Alpes
  5. « Ecole de La Martinière des filles, puis lycée La Martinière-Diderot dit La Centrale », sur Inventaire général du patrimoine culturel de la région Auvergne-Rhône-Alpes
  6. Classement départemental et national des lycées français
  7. Éduscol, « Concours général des lycées et des métiers - Palmarès du Concours général - Éduscol », sur eduscol.education.fr (consulté le 10 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]