Bataille de Loos

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Bataille de Loos
Description de cette image, également commentée ci-après
L'infanterie britannique avançant au milieu des gaz à Loos,
.
Informations générales
Date du au
Lieu Loos-en-Gohelle, France
Issue Victoire allemande
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'IrlandeDrapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Douglas Haig
Drapeau du Royaume-UniJohn French
Drapeau de l'Allemagne Rupprecht de Bavière
Drapeau de l'Allemagne Friedrich Bertram Sixt von Armin
Forces en présence
6 divisionsVIe armée allemande
Pertes
50 000 hommesenviron 25 000 hommes

Première Guerre mondiale

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Coordonnées 50° 27′ 30″ nord, 2° 47′ 39″ est
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Bataille de Loos
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(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Bataille de Loos
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(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Bataille de Loos

La bataille de Loos fut une des principales offensives menées par les Britanniques sur le front ouest en 1915, pendant la Première Guerre mondiale.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

La bataille de Loos est la composante britannique de l'offensive alliée connue sous le nom de deuxième bataille de l'Artois. Le général Douglas Haig, à la tête de la première armée britannique, prend le commandement des opérations, cependant ses plans sont contrariés par la pénurie d'obus généralisée, ce qui signifie que les bombardements préliminaires (pourtant essentiels dans une guerre de tranchées) sont de faible intensité.

Les Britanniques envoient également 140 tonnes de dichlore[1], mais c'est un désastre car le vent se révéle capricieux et le gaz stagne dans le no man's land puis reflue dans les tranchées britanniques. Cet insuccès est aggravé par le fait que toutes les bonbonnes ne peuvent être ouvertes car de mauvais jeux de clés ont été envoyés. Des tirs de représailles allemands touchent les bonbonnes non utilisées, libérant encore plus de gaz sur les lignes britanniques[2].

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

La bataille débute le . Les Britanniques réussissent une percée à travers les tranchées allemandes et prennent la ville de Loos. Cependant des problèmes concernant les communications et l'approvisionnement empêchent les unités de réserve d'arriver à temps, et ce succès initial ne peut être exploité. Quand la bataille recommence les jours suivants, les Allemands sont prêts à repousser toute nouvelle percée. Les combats continuent jusqu'au , et se soldent par un repli des troupes britanniques sur leurs positions de départ.

Parmi les morts britanniques lors de cette bataille, on peut citer John Kipling, le fils de Rudyard Kipling, Henry Harrison, le grand-père de George Harrison (membre des Beatles), Fergus Bowes-Lyon, le frère d'Elizabeth Bowes-Lyon (future reine consort de George VI), et le poète Charles Sorley (en). Un autre poète, Robert Graves, survécut et décrivit la bataille et les jours suivants dans son autobiographie[3].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Le film australien The Joan of Arc of Loos (1916) raconte l'histoire vraie d'Émilienne Moreau-Évrard, qui s'était illustrée lors de la bataille[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Lepick (préf. Pierre Chaunu), La Grande Guerre chimique : 1914-1918, Paris, PUF, coll. « Histoires », , 384 p. (ISBN 978-2-13-049540-6).
  2. (en) Michael Duffy, « Weapons of War - Poison Gas », sur firstworldwar.com (consulté le )
  3. Robert Graves, Goodbye to All That, chapitre 15, 1929, nouvelle édition de 1957, London: Penguin Books (ISBN 0-14-027420-0).
  4. Luc Bronner, « Emilienne Moreau, la « Jeanne d’Arc » du Pas-de-Calais, héroïne de 14-18 puis de la Résistance », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Philip Warner, The battle of Loos, Kimber, Londres, 1976, 245 pages (ISBN 0718304241).