La Jemaye

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La Jemaye
La Jemaye
Le grand étang de la Jemaye.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Ribérac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Statut Commune déléguée
Maire délégué Sophie Berry
2017-2020
Code postal 24410
Code commune 24216
Démographie
Gentilé Jemayots
Population 109 hab. (2015 en augmentation de 0.93 % par rapport à 2010)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 12″ nord, 0° 15′ 24″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 131 m
Superficie 29,12 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration La Jemaye-Ponteyraud
Localisation

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La Jemaye est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle fusionne avec Ponteyraud pour former la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La Rizonne en limites de Vanxains et La Jemaye.

Dans l'ouest du département de la Dordogne, au cœur de la forêt de la Double, la commune déléguée de La Jemaye s'étend sur 29,12 km2, formant une grande partie sud de la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud. Elle est bordée au nord par la Rizonne et arrosée par ses affluents, la Bauronne, la Jamayote et le ruisseau de Courbarieux.

L'altitude minimale, 52 mètres, se trouve à l'extrême nord-ouest, là où la Bauronne quitte la commune et sert de limite entre celles de Ponteyraud et Saint-Vincent-Jalmoutiers. L'altitude maximale avec 131 mètres est localisée au nord-est, près du lieu-dit Beaume. Au niveau géologique, le sol se compose principalement de sables, argiles et graviers oligocènes et éocènes, hormis en vallée de la Rizonne où affleurent des calcaires crétacés[1].

Onze kilomètres au sud-ouest de Ribérac et seize kilomètres au nord-nord-ouest de Mussidan, le bourg de La Jemaye est traversé par la route départementale 708 (l'ancienne route nationale 708).

La route départementale 108 dessert également le territoire communal, parsemé de plans d'eau parmi lesquels le grand étang de La Jemaye, le plus étendu de la Double avec trente-trois hectares[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2016, année précédant la création de la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud, La Jemaye était limitrophe de sept autres communes, dont Saint-Michel-de-Double au sud, par un simple quadripoint.

Communes limitrophes de La Jemaye
Ponteyraud,
Saint-Vincent-Jalmoutiers
Vanxains
La Jemaye Siorac-de-Ribérac
Échourgnac Saint-Michel-de-Double Saint-André-de-Double

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de La Jamàia[3].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de La Jemaye proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[4]

B

  • chez Baudou
  • Beaume
  • Belair
  • les Bernardoux
  • le Bigousset
  • Bois de Desmond
  • Bois de Légé
  • Bois du Milieu
  • Bois des Riégeys
  • Bouloi
  • les Brousses

C

  • la Calonie
  • le Chapdeuil
  • Château Vallet
  • Chemisac
  • Claud de Manet
  • Creyssac

E

  • Étang de Caloveaud
  • Étang de Chemisac
  • Étang du Cirier
  • Étang de Lazard
  • Étang de Merle
  • Étang du Moulin
  • Étang de Petitonne
  • Étang des Tables
  • Étang du Tuquet
  • Étangs des Bleytoux
  • Étangs des Jarthes
  • Étang Neuf
  • Eycuras

F

  • Fontaine des Brousses
  • Forêt domaniale de la Jemaye
  • le Fourchareteau

G

  • Grand Étang de la Jemaye
  • les Grandes Terres
  • les Grands Bleytoux

J

  • les Jamayotes
  • chez Jean Gard

L

  • Lazard
  • Légé

M, N

  • le Majaubert
  • les Marchaix
  • Néplier

P

  • le Parc de Broc
  • le Périer
  • Petit Claud
  • Petitonne
  • les Petits Bleytioux
  • aux Peyrières
  • les Picards

R

  • les Ratis
  • chez Rizonne
  • la Roche

S, T

  • Senzelat
  • les Tables
  • le Tuquet

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de La Gemaye.

Le 26 juin 1944, les Allemands de la Division Brehmer lancent une vaste opération contre les maquisards dans la forêt de la Double entre Montpon-sur-l'Isle, Mussidan et Ribérac[5]. Un jeune résistant, arrêté à Vanxains en possession de deux revolvers, est abattu vers 11 heures au lieu-dit Baume, à La Jemaye[5]. Prenant prétexte d'aide aux résistants, les Allemands incendient plusieurs bâtiments en différents points de la commune et tuent un charcutier, arrêté le matin même à Ribérac[5].

Au , La Jemaye fusionne avec Ponteyraud pour former la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud dont la création a été entérinée par l'arrêté du , entraînant la transformation des deux anciennes communes en « communes déléguées »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[7],[8]. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français prévu en 2020[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 avril 2014 Michèle Hochart SE Retraitée
avril 2014[9] décembre 2016 Sophie Berry SE Adjoint administratif

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de La Jemaye se nomment les Jemayots[10].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 109 habitants, en augmentation de 0,93 % par rapport à 2010 (Dordogne : 1,03 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328305431303412428449412420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386373427402387377334337361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
334337341232229205185176181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
162168136116104104100108109
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014[15], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 54 personnes, soit 49,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a augmenté par rapport à 2009 (deux) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 11,1 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 21 établissements[16], dont treize au niveau des commerces, transports ou services, quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, trois dans la construction, et un relatif au secteur administratif[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

De par sa situation centrale dans la forêt de la Double, la commune représente un grand intérêt pour la faune et la flore locales. Des zones de protection y sont donc délimitées.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

La vallée de la Rizonne, le grand étang et la vallée de son émissaire, la Jamayote, font partie d'un site considéré comme important par le réseau Natura 2000 pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[23].

On peut notamment y trouver la cistude d'Europe (Emis orbicularis), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la loutre (Lutra lutra), le vison (Mustela lutreola), le chabot commun (Cottus gobio) ou encore la lamproie de Planer (Lampetra planeri) [23].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune présente deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

  • Sur la quasi-totalité du territoire communal, une ZNIEFF de type 2 : les étangs et ruisseaux de la Double, zone boisée et marécageuse constellée de plans d'eau où se rencontrent la loutre, le vison et la cistude[24][25].
  • En limite nord de la commune, une ZNIEFF de type 1 : la zone du petit Merlat dans la vallée de la Rizonne, site marécageux à la flore diversifiée[26][27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugène Le Roy (1836 - 1907) pour son roman Le parpaillot édité 6 ans après sa mort sous le titre L'ennemi de la mort qui raconte l'histoire d'un médecin qui veut faire assécher les étangs de la Double afin d'enrayer les maladies et fièvres causées par les nombreux moustiques peuplant ces étangs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. Florence Broussaud-Le Strat, La Double Un pays en Périgord p. 15, Éditions Fanlac, 2006, (ISBN 2-86577-252-7)
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 4 mars 2014.
  4. Géoportail, « la Jemaye » (consulté le 21 décembre 2016).
  5. a b et c Guy Penaud, Les crimes de la Division "Brehmer", éditions la Lauze, mars 2004, (ISBN 2-912032-65-2), p. 113-122.
  6. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de La Jemaye-Ponteyraud », sur Préfecture de la Dordogne (recueil des actes administratifs), (consulté le 20 décembre 2016), p. 52-56
  7. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 20 décembre 2016.
  8. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 20 décembre 2016.
  9. À La Jemaye, Sud Ouest édition Périgueux du 8 avril 2014, p. 20b.
  10. Fiche commune La Jemaye, Union des maires de la Dordogne, consultée le 24 novembre 2016.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .
  15. Population active, emploi et chômage en 2014 - tableaux EMP T2 et EMP T4, sur Insee (consulté le 10 mars 2018).
  16. « Établissement », sur Insee (consulté le 10 mars 2018).
  17. Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015 - tableau CEN T1, sur Insee (consulté le 10 mars 2018).
  18. Le grand étang de Saint-Estèphe, Vivre en Périgord Le magazine du Conseil Général de la Dordogne no 38 de juillet 2013, p. 16.
  19. Les étangs de La Jemaye sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 juillet 2013.
  20. « Église paroissiale Saint-Vivien », notice no IA24000728, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 mai 2017.
  21. Jean-Louis Savignac, « L'église est inaugurée », Sud Ouest édition Périgueux, 7 décembre 2017, p. 20g.
  22. « Halle », notice no IA24000783, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 mai 2017.
  23. a et b Vallées de la Double sur le réseau Natura 2000
  24. [PDF] DIREN Aquitaine - La Double des étangs
  25. [PDF] Carte de la ZNIEFF 2650 sur le site de la DIREN Aquitaine
  26. [PDF] « DIREN Aquitaine - Vallée de la Rizonne - zone marécageuse du petit Merlat »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  27. [PDF] « Carte de la ZNIEFF 26520000 sur le site de la DIREN Aquitaine »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)