La Bâtie-Rolland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rolland.

La Bâtie-Rolland
La Bâtie-Rolland
Le village.
Blason de La Bâtie-Rolland
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Dieulefit
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Pascal Beynet
2014-2020
Code postal 26160
Code commune 26031
Démographie
Gentilé Bâtisiens, Bâtisiennes
Population
municipale
1 001 hab. (2016 en augmentation de 10 % par rapport à 2011)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 18″ nord, 4° 51′ 57″ est
Altitude Min. 130 m
Max. 210 m
Superficie 8,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
La Bâtie-Rolland

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
La Bâtie-Rolland

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Bâtie-Rolland

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Bâtie-Rolland

La Bâtie-Rolland est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants, longtemps dénommés Bastidois, sont désormais appelés Bâtisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bonlieu-sur-Roubion Saint-Gervais-sur-Roubion Rose des vents
Montboucher-sur-Jabron N La Bégude-de-Mazenc
O    La Bâtie-Rolland    E
S
Puygiron La Touche Portes-en-Valdaine

La Bâtie-Rolland se trouve à 10 km à l'est de Montélimar. Elle est établie autour d'une colline située au centre de la plaine de la Valdaine, parcourue par le Roubion, le Manson, le Vermenon et le Jabron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1272 : Castrum de Bastida (cartulaire de Montélimar, 21).
  • 1332 : Bastida Rollani (Gall. christ., XVI, 130).
  • 1336 : Bastida Rollandi (cartulaire de Montélimar, 43).
  • 1595 : La Bastie Rolland (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1891 : La Bâtie-Rolland, commune du canton de Marsanne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Une histoire amusante fait partie du folklore local : le village, agrandi au XXème siècle sous l’impulsion de Roland Courbis, serait dit tenir son nom de la femme de Courbis qui lui ordonnait régulièrement « Batti Rolland! »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Une stèle gallo-romaine[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • La terre relève de la baronnie de la Garde-Adhémar.
  • Milieu XIIIe siècle : elle appartient aux La Bâtie qui s'éteignent en 1420.
  • 1420 : les Beaumont.
  • 1590 : les Marcel-Blaïn (par achat).
  • 1769 : les Dejean de Caderousse, derniers seigneurs.

Un des seigneurs fut un général protestant célèbre[2][source insuffisante].

Avant 1790, la Bâtie-Rolland était une communauté de l'élection subdélégation et sénéchaussée de Montélimar, formant une paroisse du diocèse de Valence. Son église, premièrement dédiée à sainte Marie-Magdeleine (1509 : Ecclesia Beate Marie Magdalene Bastide Rollandi (vis. épisc.)) puis sous le vocable de Saint-Andéol, dépendait du prieur de Saint-Marcel-de-Sauzet, à qui appartenaient les dîmes et qui présentait à la cure[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de la Bâtie-Rolland fut comprise dans le canton de Châteauneuf-de-Mazenc, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Marsanne[1].

En raison de la proximité de Montélimar, ce village connaît une importante croissance de sa population depuis les années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Bâtie-Rolland Blason D'or à deux mains au naturel au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent accosté de 2 étoiles du même[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Robert Léopold    
mars 2014 En cours
(au 23 janvier 2015)
Pascal Beynet[4]]   Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1793, la population de cette commune était de 392 âmes[1].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 1 001 habitants[Note 1], en augmentation de 10 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
459531569628685758776780807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
788759754736666630597622604
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
562601540482483475478501488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
577578603637712814895906900
2016 - - - - - - - -
1 001--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Bâtie-Rolland dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves débutent leur étude à l'école primaire du village[9]. Les collégiens se rendent à Montélimar[10], comme les lycéens[11].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un cabinet de deux infirmières. Il n'y a aucun médecin généraliste. Les plus proches hôpitaux se situent à Montélimar[12].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de La Bâtie-Rolland dépend du diocèse de Valence, doyenné de Cléon-d'Andran.

L'ancienne église paroissiale, dédiée à saint Roch, est située sur la colline du châtelas, aux pieds de l'ancien château-fort. Elle est aujourd'hui en ruines, ayant été abandonnée autour de 1860. Les claveaux de l'arc donnant accès au chœur (non effondré) gardent de belles peintures murales aujourd'hui assez dégradées (site fermé au public).

L'église actuelle (XIXe siècle) est dédiée à « Notre-Dame des Victoires » et non pas à « Saint Roch », contrairement à une idée largement répandue au plan local, y compris paroissial. L'autel situé dans le transept ouest dédié à « Notre-Dame des Victoires » en témoigne, ainsi que les Procès-Verbaux de Visites Canoniques des curés de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Le choix de ce vocable est lié au développement du culte de Notre-Dame des Victoires, lancé par l'Abbé Charles-Éléonore Dufriche-Desgenettes en la Basilique Notre-Dame-des-Victoires de Paris à partir de 1840. L'église, de style néo-roman, présente peu d'intérêt architectural.

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Transports publics[modifier | modifier le code]

La commune est desservie quotidiennement par la ligne de bus reliant Montélimar à Valréas[13]. Un bus scolaire est organisé par la municipalité, pour rejoindre le collège de Montélimar[14].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : Lavande, polyculture, bovins, ovins[2].

La commune accueille le siège social de l'union de coopératives Top Semence, spécialisée dans la production de semences.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

  • Le seul commerce d'alimentation installé sur la commune est une boulangerie[15].
  • Un salon de coiffure[16].
  • Plusieurs artisans du BTP[17], et du jardin[18],[19].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Château ruiné[2].
  • Fermes fortes[2].
  • Vue étendue sur la plaine[2].
  • Équitation[2].
  • Fête patronale : dernier dimanche de juillet / Fête communale : premier dimanche de mai[2].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vieille porte d'accès au château.
  • Château fortifié (ruine) du XIIe siècle.
  • Église Saint-Roch (ruine) du XIIe siècle (ancienne chapelle du château).
  • Chapelle Saint-Andéol au cimétière. Bâtiment classé (MH), du XIIe siècle au XIVe siècle (art roman provençal) : nef unique à trois travées, décor végétal, porche en arc brisé[2].
  • Oratoire « Le Romain » : bas-relief[2].
  • Château de La Bâtie-Rolland (propriété privée).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 24
  2. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Bâtie-Rolland
  3. http://www.genheral.com/asp/TableauSVG.asp?param=DebutNom&data=L
  4. La Bâtie-Rolland sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. école primaire
  10. collège de Montélimar
  11. lycée de Montélimar
  12. hopitaux
  13. ligne de bus
  14. transport scolaire
  15. commerce alimentaire
  16. autres commerces
  17. artisans BTP
  18. pépinière
  19. artisan du jardin

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]