Joëlle Ceccaldi-Raynaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ceccaldi.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Nicolas Sarkozy, Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud, en 2005.
Nicolas Sarkozy, Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud, en 2005.
Fonctions
Maire de Puteaux
En fonction depuis le
(12 ans et 10 jours)
Réélection
Prédécesseur Charles Ceccaldi-Raynaud
Députée des Hauts-de-Seine
Élue dans la 6e circonscription

(6 ans 11 mois et 14 jours)
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Jean-Christophe Fromantin

(2 ans 5 mois et 13 jours)
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy

(10 jours)
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP,
Les Républicains
Père Charles Ceccaldi-Raynaud
Profession Clerc de notaire

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, née le à Alger, est une femme politique française.

Elle est actuellement maire de Puteaux depuis 2004 et 2e vice-présidente de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA). Elle a été députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine, vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et 1re vice-présidente de la communauté d'agglomération Seine-Défense.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est née le à Alger (Algérie française). Elle est la fille de Charles Ceccaldi-Raynaud, avocat et homme politique, et de Jeannette Gianni, institutrice [1].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée La Folie Saint-James de Neuilly-sur-Seine, un échec au baccalauréat[2], elle poursuit des études supérieures à l'Université Paris II, puis à l'École de notariat de Paris[1]. Elle obtient le diplôme de clerc de notaire[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est élue au conseil municipal de Puteaux en 1995, où elle est adjointe au maire jusqu'en 2004.

De 1998 à 2002, elle est administratrice du syndicat des transports parisiens devenu en 2000 syndicat des transports d'Île-de-France[1].

Suppléante de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux/Neuilly-sur-Seine, à la suite de son père), elle lui succède lorsqu'il est nommé au gouvernement, en 2002. Elle est alors membre du groupe UMP et membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation

Elle succède à son père Charles Ceccaldi-Raynaud, malade, à la mairie de Puteaux, en avril 2004.

Elle démissionne de son mandat de députée le , à la suite du départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui vient d'accéder à la présidence de l'UMP. Celui-ci la choisit à nouveau comme suppléante lors de l'élection partielle qui s'ensuit. Ayant obtenu un siège au Conseil économique et social en 2005[1], elle retrouve son mandat de députée quelques mois plus tard, à la suite du référendum du 29 mai 2005, lorsque Nicolas Sarkozy est rappelé au gouvernement.

En septembre 2005, remis sur pied, Charles Ceccaldi-Raynaud demande à sa fille de démissionner pour se faire réélire maire. Cette dernière refuse considérant que son père n'a plus l'état mental et physique nécessaire pour assurer la fonction. Depuis, Charles Ceccaldi-Raynaud s'oppose à sa fille. Cette bataille entre le père et la fille est baptisée « Guerre des Ceccaldi » par la presse[4],[5],[6].

Nicolas Sarkozy ayant été élu président de la République, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est la candidate de l'UMP à l'élection législative de 2007 dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine, qu'elle remporte dès le premier tour, avec 52,69 % des voix exprimées[7]. Son suppléant est Arnaud Teullé, candidat à la mairie de Neuilly l'année suivante.

En septembre 2006, elle est condamnée avec son père pour diffamation par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre à l'encontre de Christophe Grébert, l'auteur d'un blog critique sur la gestion de la municipalité de Puteaux. Ils doivent payer une amende de 2 500 euros chacun, ainsi que 3 000 euros de dommages-intérêts pour avoir insinué que leur opposant avait des penchants pédophiles[8]. Christophe Grébert devient par la suite un de ses principaux rivaux politiques, représentant le Modem et plusieurs fois attaqué par la suite pour diffamation par le maire et son entourage[9]. Il est relaxé sur toutes les procédures déjà terminées[10],[11], d'autres étant en cours[12].

Candidate aux élections municipales de 2008 dans sa ville de Puteaux, la liste qu'elle conduit manque de peu de l'emporter au premier tour. Elle s'impose finalement au second avec 52,98 % des suffrages, dans une quadrangulaire, face notamment à une liste divers droite conduite par son père[13]. Le fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Vincent Franchi, ayant également été élu conseiller municipal, Charles Ceccaldi-Raynaud ne peut siéger au conseil, une disposition du code électoral l'interdisant[14].

Le , après le retrait de Jean Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est élue présidente du conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement de la Défense[15]. L'EPAD fusionne le au sein de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud devient présidente du conseil d'administration.

Le 12 janvier 2012, Joëlle Ceccaldi-Raynaud annonce qu'elle n'est pas candidate à sa réélection comme députée de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine[16], circonscription qui vient d'ailleurs alors d'être agrandie de quelques quartiers de Courbevoie. L'UMP n'investit aucun candidat face au favori, le maire divers-droite de Neuilly Jean-Christophe Fromantin. Alors que celui-ci prend comme candidate suppléante Sylvie Cancelloni, conseillère municipale d'opposition à Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Reynaud soutient un autre candidat divers-droite, Bernard Lepidi[17]. Au second tour, qui l'oppose à celui-ci et à une candidate du Parti Socialiste, Jean-Christophe Fromantin emporte l'élection[18].

Le 23 mars 2014, la liste menée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud et soutenue par l'UMP et l'UDI gagne les élections municipales au premier tour, avec 55,93 % des suffrages exprimés. Le 28 mars, elle est réélue maire de Puteaux par le conseil municipal. Le 11 mai 2015, cette élection est annulée par le Conseil d'État, soupçonnant une manœuvre dans l'enregistrement des listes de candidature[19]. Une nouvelle élection a lieu le 14 juin 2015 ; Joëlle Ceccaldi-Raynaud est réélue dès le premier tour[20] en agrandissant sa majorité de 3 sièges.

Controverses[modifier | modifier le code]

Soupçons d'affairisme et d'évasion fiscale[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est accusée d'affairisme, notamment par Christophe Grébert (auteur du site MonPuteaux.com puis opposant politique)[21], par Noël Pons et Jean-Paul Philippe dans leur livre 92 Connection[22].

En octobre 2011, la presse rapporte que la mairie de Puteaux a fait acheter par le personnel municipal, dans les kiosques de la ville, la quasi-totalité des exemplaires du Canard enchaîné en date du 19 octobre, et ce après que l'hebdomadaire satirique a publié un article révélant que Joëlle Ceccaldi-Raynaud possédait dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques un compte bancaire de 4 millions d'euros ouvert en 1996 dans une banque du Luxembourg[23],[24],[25],[26].

En marge de l'affaire du Canard enchaîné, Joëlle Ceccaldi-Raynaud porte plainte contre Christophe Grébert pour diffamation. Il est condamné en première instance, puis relaxé par la cour d'appel, laquelle condamne Joëlle Ceccaldi-Raynaud à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à son opposant pour procédure abusive. Cette condamnation seule est cassée et renvoyée en cour d'appel, qui annule la condamnation de la maire, Christophe Grébert devant restituer la somme[27],[28].

En septembre 2015, Mediapart révèle, à l'appui de documents bancaires luxembourgeois remis à la justice française, que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a retiré durant plusieurs années 102 lingots d'or d'un kilo ainsi que des espèces d'un montant total de 865 300 euros depuis ce même compte bancaire caché au Luxembourg[29]. La presse, suivant les accusations de son père, soupçonne que ce compte fut alimenté par des commissions illégales touchées par la maire dans le cadre de l'affaire du marché du chauffage de La Défense. L'instruction de cette vaste affaire est toujours en cours et, bien que Joëlle Ceccaldi Raynaud n'en soit que témoin assisté, ces révélations pourraient remettre en cause son statut dans cette affaire[30].

Condamnation pour diffamation[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est condamnée par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre pour diffamation contre Christophe Grébert[31], pour avoir insinué sur le site officiel de la municipalité que le blogueur avait des « penchants pédophiles ». Elle doit payer 2 500 euros d'amende et 3 000 euros de dommages et intérêts au blogueur. Elle est par ailleurs condamnée à faire paraître un communiqué judiciaire sur le site municipal, ainsi que dans Le Parisien. Cette condamnation est confirmée par un arrêt de la cour d'appel de Versailles, le [32].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Joëlle Ceccaldi-Raynaud est chevalier de l'ordre national du Mérite[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Who's Who in France, éditions 2008, p. 496
  2. selon les propres déclarations de son père, en conflit avec sa fille
  3. « Fiche de Joëlle Ceccaldi-Raynaud », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 13 janvier 2011)
  4. Gaëtane Bossaert, « A Puteaux, la guerre des Ceccaldi est relancée », sur Le Parisien,‎ (consulté le 28 décembre 2011)
  5. Jim Jarrassé, « Les Ceccaldi-Raynaud, une saga familiale qui dégénère », sur Le Figaro,‎ (consulté le 28 décembre 2011)
  6. « Règlement de comptes à Ceccaldi City », sur L'Express,‎ (consulté le 28 décembre 2011)
  7. Élections législatives de 2007 - résultats dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine sur le site du ministère de l'Intérieur.
  8. « Extrait scanné du quotidien [[Le Parisien]] du 11 avril 2009 », sur monputeaux.com,‎ (consulté le 24 novembre 2010)
  9. Eric Nunès et Alexandre Piquard, « Cantonales : pas de sanction pour le candidat qui avait tweeté lors du 1er tour », Le Monde, 25 mars 2011
  10. Frédérique Roussel, « Nouvelle victoire pour le blogueur-candidat de Monputeaux.com », Libération/Écrans, 8 juin 2007
  11. « Le blogeur Christophe Grébert gagne un nouveau procès », Le Parisien, 25 septembre 2008
  12. récapitulatif sur le site de Christophe Grebert
  13. Élections municipales de 2008 - résultats à Puteaux sur le site du Figaro.
  14. Charles Ceccaldi se plie à la loi, Le Parisien, 22 mars 2008
  15. « Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue présidente de l'Epad », Le Figaro, 4 décembre 2009.
  16. Florence Hubin, « Joëlle Ceccaldi-Raynaud abandonne son siège de députée », sur Le Parisien,‎ (consulté le 14 janvier 2012)
  17. Catherine Rougerie, « L'UMP n'a pas investi de candidat dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine », francetv.fr, 5-6 juin 2012
  18. Résultats des élections legislatives 2012
  19. « Asnières, Puteaux, Clichy... trois élections municipales annulées pour irrégularités », sur lemonde.fr,‎
  20. « Municipales à Puteaux : Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue au premier tour », leparisien.fr, 14 juin 2015.
  21. Articles du blog de Christophe Grébert mettant en accusation le maire de Puteaux
  22. Guy Konopnicki, « Révélations: l'affairisme dans le 92 » (« bonnes feuilles » de 92 Connection), Marianne, 5 mai 2013
  23. « Mise en cause par le "Canard enchaîné", la maire de Puteaux fait acheter tous les exemplaires de l'hebdomadaire », LeMonde.fr avec l'AFP, 21 octobre 2011
  24. « Joëlle Ceccaldi-Raynaud achète "Le Canard enchaîné", puis l'attaque », sur nouvelobs.com,‎ (consulté le 29 octobre 2011)
  25. « Canard enchaîné : Un journaliste confirme les actes de Joëlle Ceccaldi-Raynaud », sur francesoir.fr,‎ (consulté le 29 octobre 2011)
  26. Renaud Revel, « La mauvaise idée de la maire de Puteaux », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 29 octobre 2011)
  27. Thibault Chaffotte, « Puteaux : la cour d’appel annule la condamnation de la maire », leparisien.fr, 4 novembre 2015.
  28. Arrêt de la coup d'appel du 4 novembre 2015
  29. « Puteaux : la maire cachait des lingots d'or au Luxembourg », Le Point.fr, 18 septembre 2015.
  30. « Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la rusée vers l’or », sur liberation.fr,‎
  31. (fr) Jugement du TGI de Nanterre du 5 septembre 2006
  32. « Cour d'appel de Versailles 8ème chambre Arrêt du 26 avril 2007 - Joëlle et Charles C.-R. / Christophe G. », sur Legalis.net,‎ (consulté le 27 août 2008)

Liens externes[modifier | modifier le code]