Christophe Grébert

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Christophe Grébert
Christophe Grebert 2011-03-27 n01.jpg

Christophe Grébert en mars 2011.

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Christophe Grébert (né en 1969 à Senlis) est un blogueur et journaliste français sur Europe 2 et RFM[1], connu pour s'être opposé aux maires de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, puis Joëlle Ceccaldi-Raynaud. En mars 2008, il se présente à l'élection municipale et est élu conseiller de Puteaux.

Blogueur citoyen[modifier | modifier le code]

Christophe Grébert ouvre le blog MonPuteaux.com le [2]. Ce blog critique la politique menée par la majorité RPR. Le maire Charles Ceccaldi-Raynaud l'empêche alors d'assister aux séances du conseil municipal, en plaçant des employés de la mairie devant la porte de l'Hôtel-de-ville qui sont chargés de lui en interdire l'accès[3].

Plainte de la municipalité de Puteaux[modifier | modifier le code]

En 2004, la municipalité de Puteaux porte plainte pour diffamation contre Christophe Grébert. Sur son blog, il laisse entendre qu'une employée municipale a été licenciée parce qu'elle avait dénoncé les conditions douteuses d'attribution d'un marché public. En mars 2006, après deux ans de procédure, le blogueur est relaxé par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris[4], qui juge les affaires de presse. La mairie fait appel et un nouveau procès a lieu le devant la 11e chambre de la cour d'appel de Paris. L'arrêt du confirme la relaxe en se fondant sur la bonne foi du blogueur[5]. Cette affaire est alors très commentée sur la blogosphère, ainsi que par les médias traditionnels, popularisant en France le phénomène des blogs locaux ou blogs dits « blogs citoyens ».

Plaintes contre le maire de Puteaux[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (alors maire de Puteaux) et Charles Ceccaldi-Raynaud sont condamnés par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour diffamation homophobe contre Christophe Grébert[6], pour avoir insinué sur le site officiel de la municipalité que le blogueur avait des « penchants pédophiles ». Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud doivent payer chacun 2 500 euros d'amende et solidairement 3 000 euros de dommages et intérêts au blogueur. Ils sont par ailleurs condamnés à faire paraître un communiqué judiciaire sur le site municipal, ainsi que dans Le Parisien. Cette condamnation est confirmée par un arrêt de la cour d'appel de Versailles, le [7].

D'autres plaintes encore sont déposées contre le blogueur, notamment par des policiers municipaux[8]. Ce qui amène Christophe Grébert à créer, avec d'autres blogueurs locaux, un groupe de défense de la liberté d'expression sur le web : Webcitoyen.com[9].

Au sujet de l'affaire du Canard enchaîné, Joëlle Ceccaldi-Raynaud porte plainte contre Christophe Grébert pour diffamation. Le tribunal, puis la Cour de cassation, le relaxent et condamnent Joëlle Ceccaldi-Raynaud à payer 5 000 euros de dommages et intérêts à son opposant. Le jugement est renvoyé en cour d'appel, qui confirme le jugement établi en cassation mais annule la condamnation de la maire. Christophe Grébert doit donc rembourser les 5 000 euros à Joëlle Ceccaldi-Raynaud[10].

Activités politiques[modifier | modifier le code]

De 2002 à 2007, il est adhérent du Parti Socialiste. Il appartient au courant Socialisme et démocratie de Dominique Strauss-Kahn. Il quitte le PS au lendemain de l'élection présidentielle de 2007.

En 2008, il rejoint le Mouvement démocrate de François Bayrou. En novembre 2010, il est nommé porte-parole du MoDem des Hauts-de-Seine[11]. En juin 2011, il est élu au conseil national du MoDem.

En 2009, il est à l'origine d'une pétition demandant à Jean Sarkozy de renoncer à la présidence de l'EPAD (Établissement public d'aménagement de la Défense). Cette pétition a rassemblé près de 100 000 signatures[12].

En 2010, il devient président de l'association Ma Défense, qui rassemble les élus démocrates des 6 communes du quartier d'affaires de La Défense[13].

En 2011, il révèle que 50 % des élus UMP de Puteaux sont logés en HLM. Cela lui vaut une nouvelle série de procès pour « violation de la vie privée » lancés par ces élus [14].

Dans le cadre de l'affaire Fillon , il est l’initiateur en janvier 2017 d'une pétition demandant à Penelope Fillon de rembourser 500 000 euros[1], puis 800 000 euros[15] , puis 1 500 000 euros suite à la publication du canard enchainé du le 8 février sur le site Change.org. Elle obtient en quelques jours plus de 380 000 signatures[16].

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

Le , il annonce sa candidature à l'élection municipale de Puteaux de mars 2008[17]. Il ouvre un blog invitant les habitants de sa ville à participer à la rédaction de son projet « citoyen »[18]. Sa liste baptisée « Puteaux ensemble » reçoit le soutien du MoDem et des Verts. Elle regroupe des citoyens sans étiquette, ainsi que des militants du MoDem, des Verts, quelques PS, un UMP dissident de la majorité locale et une militante du CNI. Le la liste sans étiquette obtient 25,37 % des voix. Christophe Grébert est élu conseiller municipal avec 4 de ses colistiers. Il poursuit depuis son action locale au sein de l'opposition municipale[19].

Élection régionale de 2010[modifier | modifier le code]

Il se présente à l'élection régionale de mars 2010 en Île-de-France : il occupe la 6e place sur la liste du MoDem dans les Hauts-de-Seine[20].

Élection cantonale de 2011[modifier | modifier le code]

Il se présente à l'élection cantonale de mars 2011 sur le canton de Puteaux, sous l'étiquette du MoDem[21]. Au premier tour, il obtient 16,82 % des voix et est qualifié pour le second tour face au candidat UMP, Vincent Franchi, fils de la députée-maire de la ville, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et petit-fils de Charles Ceccaldi-Raynaud, conseiller général sortant. Au second tour, le PS, le PRG et Europe Écologie/Les Verts apportent leur soutien à Christophe Grébert[22]. Il obtient 47,7 % des voix.

Entre les deux tours, son concurrent l'attaque en justice pour avoir twitté le jour du scrutin, mais les juges lui donnent raison[23].

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Il présente à l'élection municipale de mars 2014 une « liste citoyenne de rassemblement » intitulée « Puteaux Pour Vous, une gestion efficace, une ville solidaire » soutenue par le MoDem et EELV[24].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Il a été conseiller du salarié[25]. Il est également depuis 2010 présentateur des flashs infos nationaux de 12 h, 13 h, 17 h et 18 h du lundi au vendredi sur RFM[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Qui est Christophe Grébert, auteur de la pétition ‘‘Rendez-nous ces 500 000 euros’’ ? », VSD,‎ (lire en ligne)
  2. (fr) « Christophe Grébert », sur MonPuteaux.com (consulté le 27 août 2008)
  3. Les Inrockuptibles (date inconnue).
  4. (fr) « Tribunal de grande instance de Paris 17ème chambre - Chambre de la Presse Jugement du 17 mars 2006 - Commune de Puteaux / Christophe G. », sur Legalis.net, (consulté le 27 août 2008)
  5. (fr) « Cour d'appel de Paris 11ème chambre, section A Arrêt du 6 juin 2007 - Mairie de Puteaux / Christophe G. », sur Legalis.net, (consulté le 27 août 2008)
  6. (fr) Jugement du TGI de Nanterre du 5 septembre 2006
  7. (fr) « Cour d'appel de Versailles 8ème chambre Arrêt du 26 avril 2007 - Joëlle et Charles C.-R. / Christophe G. », sur Legalis.net, (consulté le 27 août 2008)
  8. « Droit à l'image : le grand flou ? », MonPuteaux.com, 16 avril 2010.
  9. www.webcitoyen.com
  10. Thibault Chaffotte, « Puteaux : la cour d’appel annule la condamnation de la maire », leparisien.fr, 4 novembre 2015.
  11. « Le MoDem des Hauts-de-Seine se dote d'un secrétariat général », site du Mouvement démocrate des Hauts-de-Seine (MoDem 92), 6 novembre 2010.
  12. « Politique. Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD », mesopinions.com, 8 octobre 2009.
  13. Site de Ma Défense
  14. [1]
  15. "Mme Fillon, rendez-nous ces 800.000 euros" : La pétition sur le point de dépasser les 400.000 signatures, LCI, 3 février 2017.
  16. Mme Fillon, rendez-nous ces 800.000 euros Change.org, 3 février 2017
  17. (fr) « Municipale 2008 à Puteaux : MA LETTRE AUX PUTÉOLIENS », MonPuteaux.com, 30 mai 2007.
  18. (fr) Christophe Grébert, « Lettre aux militants socialistes de Puteaux », sur PuteauxEnsemble.com, (consulté le 26 août 2008)
  19. (fr) Christophe Grébert, « La route de “Puteaux Ensemble” continue, bien entendu. J'en suis le garant », sur MonPuteaux.com, (consulté le 26 août 2008)
  20. « Régionale en Île-de-France : Christophe Grébert candidat MoDem dans les Hauts-de-Seine », mon92.com, 8 février 2010.
  21. Série de billets consacrés à l'élection, MonPuteaux.com
  22. « Cantonale à Puteaux : Europe Écologie Les Verts soutient ma candidature au second tour », MonPuteaux.com, 21 mars 2011.
  23. « Twitter et les #cantonales à #Puteaux : les juges de Nanterre me donnent raison », MonPuteaux.com, 25 mars 2011.
  24. http://www.puteaux2014.fr
  25. (fr) « Conseiller du salarié dans les Hauts-de-Seine », MonPuteaux.com, 18 juin 2008.
  26. « Christophe Grébert - Biographie » (consulté le 2 octobre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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