Jean Daubigny

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Jean Daubigny
JeanDaubigny.jpg

Jean Daubigny à Rennes en 2009, alors préfet de région de la région Bretagne.

Fonctions
Préfet de La Réunion
-
Préfet de Paris
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (69 ans)
TroyesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Jean Daubigny, né le à Troyes, est un haut fonctionnaire français, ancien préfet de Paris et de la région Île-de-France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Daubigny est le fils d'un principal de collège[1]. Ancien élève de l'IEP de Paris et de l'ENA, il entre dans le corps préfectoral et a été notamment successivement préfet de la région Midi-Pyrénées et de la région Bretagne puis préfet de Paris et de la région Île-de-France.

Il est officier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre national du Mérite.

Après avoir été préfet de la région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique[2], il est nommé directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls en mai 2012, puis choisi pour remplacer Daniel Canepa en tant que préfet de Paris[3],[4].

Attentif aux autres et d'un naturel affable et diplomate, sa difficulté à prendre des décisions rapides expliqueraient la brièveté de son passage au cabinet de Manuel Valls[5].

Affaires judiciaires et controverses[modifier | modifier le code]

En 1983, alors chef de cabinet du préfet de Police, Jean Daubigny, ordonne la destruction de la série bis des prélèvements de l'affaire Robert Boulin. La partie civile porte alors plainte pour « destruction de preuves ». La justice reconnaîtra l’élément de fait (les preuves ont bien été détruites) et la demande fondée en droit (les pièces ne devaient pas être détruites), mais la partie civile sera déboutée, l’« intention de nuire » n’étant pas reconnue[6],[7].

Le , Jean Daubigny a été placé en garde à vue dans le cadre d'une affaire de fraude fiscale : lui et son épouse n'auraient pas transmis au fisc leur déclaration de revenus durant plusieurs années (le total « des droits éludés » » s’élèverait approximativement à « 190 000 euros sur la période 2011-2014 ») et se seraient abstenus de payer leurs impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière)[5]. Il est jugé en septembre 2017 pour « fraude fiscale » au titre des années 2011 à 2014, les faits antérieurs étant prescrits[8]. Lors de l'audience au cours de laquelle sont requis contre lui un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende, on apprend qu'il souffre d'un blocage lui interdisant d'ouvrir les courriers administratifs, qu'il n'a ainsi pas déclaré ses revenus en 2016 ni 2017 et n'a pas fait valoir ses droits à la retraite alors qu'il est désormais sans emploi[9],[10].

Affectations[modifier | modifier le code]

Après avoir été maître auxiliaire à partir de 1968, puis avoir effectué son service militaire, il intègre l'ENA en 1974 dont il sort diplômé avec la promotion Guernica. En juin 1976, il devient auditeur de 2e classe à la Cour des comptes, puis dès décembre 1977 auditeur de 1re classe et enfin dès août 1980 conseiller référendaire de 2e classe. Le 19 août 1980, il est nommé sous-préfet de 1re classe, directeur du cabinet du préfet de la région Corse, préfet de la Corse-du-Sud, puis sous-préfet de Châtellerault en janvier 1982.

Le 10 octobre 1983, il est nommé chef de cabinet du préfet de Police de Paris, puis le 15 mai 1986 directeur adjoint du cabinet du préfet de Police. Le 5 juin 1986, il est promu conseiller référendaire de 1re classe, puis le 1er novembre 1986 sous-préfet hors classe. Le 14 juillet 1988, il devient conseiller technique au cabinet du président de la République François Mitterrand jusqu'à ce qu'il soit nommé le 23 janvier 1991 Préfet du Vaucluse, puis le 21 juin 1993 Préfet de la Loire. Réintégré dans son corps d'origine, il est nommé délégué interministériel à la ville et au développement social urbain le 9 décembre 1996. Le 15 juillet 1998, il est nommé Préfet de la Réunion, puis le 2 juillet 2001 préfet de la Marne, puis le 31 juillet 2003 Préfet de la Haute-Garonne.

Le 19 juillet 2006, il devient préfet de la zone de défense Ouest et préfet de région Bretagne[11], puis le 3 juillet 2009 Préfet de la Loire-Atlantique. Au retour de la Gauche au pouvoir, il est choisi le 17 mai 2012 comme directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Manuel Valls dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, mais quelques mois plus tard, le 19 décembre 2012, il devient Préfet de Paris pour remplacer Daniel Canepa[12]. Jean-François Carenco le remplace à partir du [13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Notice « Daubigny, Jean, René, Alfred) » (préfet, né en 1948), page 652 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 44e édition pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-053-4).
  1. Michel Foucault, D'intendant à Préfet, quel avenir pour le représentant local du gouvernement, p. 179, éd. Publibook, 2003
  2. Décret du 3 juillet 2009
  3. Metro (journal), 19 décembre 2012, Un proche de Valls remplace le préfet de Paris
  4. « Le préfet de Paris est débarqué », Le Point, (consulté le 19 décembre 2012)
  5. a et b Bertrand Bissuel, « Un ancien préfet d’Ile-de-France soupçonné de fraude fiscale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. L'Express, James Sarazin, 31 mars 1989, L’énigme des bocaux.
  7. Benoît Collombat, Un homme à abattre: Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, éd.Fayard, 2007 (ISBN 2213639507)
  8. Mathilde Mathieu, « Un ancien directeur de cabinet de Valls bientôt jugé pour «fraude fiscale» », Mediapart, (consulté le 28 mars 2017)
  9. http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ancien-prefet-bretagne-ne-payait-pas-ses-impots-1326017.html
  10. Michel Daléan, « Le triste procès du préfet Daubigny, jugé pour fraude fiscale », Mediapart, 8 septembre 2017
  11. [1]
  12. Décret du 19 décembre 2012, JORF no 297 du 21 décembre 2012, texte no 123, NOR INTA1234449D
  13. Décret du 5 mars 2015 portant nomination du préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris (hors classe) - M. CARENCO (Jean-François), Journal officiel du 6 mars 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]