Maurice Doublet

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Maurice Charles Henri Doublet (né le à Saint-Maixent-l'École dans les Deux-Sèvres en France, mort le [1]) est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il est membre de 1938 à 1976 (avec des passages en cabinet ministériel) avant d'entrer directement en politique auprès de Jacques Chirac, étant notamment député européen de 1980 à 1981.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Maurice Doublet est le fils de Charles Doublet, colonel, et de Henriette Cons. Il passe sa scolarité au Lycée Pierre-Loti à Rochefort, puis au Lycée Montaigne à Bordeaux. Il étudie à la Faculté de droit de Bordeaux où il obtient son doctorat en droit.

De 1935 à 1938, il est avocat stagiaire à la cour d'appel de Bordeaux.

Carrière administrative[modifier | modifier le code]

Il débute en 1938 dans le corps préfectoral comme chef de cabinet du préfet de la Gironde Pendant la Seconde Guerre mondiale il est prisonnier de guerre dans un Oflag en Poméranie (Allemagne) de 1940 à 1944.

Après la guerre, il devient en 1945 secrétaire général de la Corrèze, sous-préfet hors cadre, adjoint au directeur du personnel au ministère de l’intérieur, puis il est successivent sous-préfet de Vichy 1949, de Sens et de Roanne 1954.

En 1956-1957, il est directeur du cabinet de Marcel Champeix (secrétaire d’État à l’intérieur chargé des affaires algériennes). il est alors titularisé préfet hors cadre.

En 1958, il obtient son premier poste de préfet de département dans le Tarn En 1959, il retourne comme préfet hors cadreau au ministère de l'intérieur comme conseiller technique au cabinet de Pierre Chatenet (ministre de l’intérieur).

Il est préfet de l'Isère de 1961 à 1967, où il travaille à la préparation des Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble[2].

Dernier préfet de la Seine 1967-1968, il est le premier préfet de Paris (1968-1969), et préfet de la région parisienne. Succédant à Paul Delouvrier comme délégué général au district de la région parisienne (1969-1975) il assure la délicate mise en œuvre de la loi du 10 juillet 1964, qui créée quatre nouveaux départements (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis) à partir de celui de la Seine[3].

Il est en même temps de 1969-1975 président du conseil d’administration de l’Agence financière du bassin Seine-Normandie, président du conseil d’administration du Syndicat des transports parisiens (où il met en place la carte Orange en 1975 et lance les travaux du RER[3]) et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne. Il y engage les grands chantiers inscrits dans le schéma directeur de 1965 dont la création des villes nouvelles[3].

En 1975, il démissionne de ses fonctions préfectorales et en 1976, il est admis à la retraite.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié avec Simone Greletty, il a un fils : Jean-Louis. Son épouse meurt en et est inhumée à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Il a une fille Nicole Doublet.

Retraite[modifier | modifier le code]

Retraité, Maurice Doublet reste actif et il accepte jusqu'à sa mort en 2001 une variété de fonctions administratives, politiques et honorifiques :

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Paris en procès (1976)

Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Lauréat de l’Institut
  • Lauréat de la faculté de droit de Bordeaux
  • Commander of the American Legion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de l'ancien préfet Maurice Doublet », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 6 août 2020).
  2. « L'ancien préfet Maurice Doublet est mort », la-croix.com, (consulté le 10 septembre 2017)
  3. a b et c « Disparition de Maurice Doublet », lemoniteur.fr, (consulté le 10 septembre 2017)
  4. « Fondation ARSEP », sur http://www.arsep.org/
  5. afdd.fr
  6. aftes.asso.fr