Jacques Le Chevallier

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Jacques Le Chevallier
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Nationalité
Activité

Jacques Le Chevallier, né à Paris le et mort à Fontenay-aux-Roses le 23 avril 1987, est un verrier vitrailliste, décorateur, illustrateur et graveur français .

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était représentant dans le milieu de l'architecture et sa mère était professeur de dessin à la ville de Paris.

Il a suivi les cours de l'École nationale des Arts décoratifs de 1911 à 1915, où il fut l'élève de Paul Renouard et d'Eugène Morand.

Lors de la Guerre de 14-18, il est mobilisé de 1915 à 1919. En 1920, il est maître-verrier dans l'atelier de Louis Barillet, il collabore avec lui jusqu'en 1945. L'année suivante, il installe son atelier à Fontenay-aux-Roses.

Il fut membre de la Société des artistes décorateurs et sociétaire du Salon d'Automne auxquels il a quelquefois participé en tant qu'artiste (peintures et aquarelles). Il est aussi membre fondateur en 1925 de l'UAM (Union des Artistes modernes).

En 1948, il organise le centre d'Art sacré en collaboration avec Maurice Rocher, et à partir de 1952, il fut chargé du cours de vitrail à l'École nationale supérieure des beaux-arts où il eut entre autres pour élève Jean-Marie Martin.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Notre-Dame de Trèves, Vitraux de Chœur

Il est entre autres connu pour sa production de luminaires à partir des années 1920, puis des années 1930. Des lampes aux lignes épurées utilisant des matériaux de l'industrie, destinées aux particuliers en général ou s'intégrant à des projets architecturaux bien définis (ex : Villa Cavrois à Croix). De nombreuses œuvres sont exposées au musée d'art moderne Richard Anacréon de Granville.

Il créa aussi de nombreux vitraux et des verrières, à Paris (atelier du verrier Louis Barillet, 15 square de Vergennes), pour le pavillon français de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris.

Il travaille aussi pour l'art sacré, en réalisant les vitraux d'églises (Basilique Notre-Dame de Marienthal de Haguenau, Notre-Dame-des-Otages, Église Sainte-Jeanne-d'Arc du Touquet-Paris-Plage, Église Notre-Dame de La Roche-Posay, Église Saint-Georges de Haguenau) et de chapelles en France, en Belgique et en Suisse (Doullens, Condé-sur-Noireau, Saint-Hilaire-du-Harcouët, Bourg-en-Bresse, Notre-Dame du Cap Lihou de Granville) et des cathédrales (Notre-Dame de Paris, Saint-Maurice d'Angers, Saint-Pierre de Beauvais, Saint-Jean de Besançon, Saint-Étienne de Toulouse, Cathédrale Notre-Dame de Laon, Cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons). Il travaille également à l'étranger dans le cadre de la seconde Reconstruction. Peuvent être ainsi citées les verrières de la basilique d'Echternach, celles de la tribune de la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg (où il a déjà travaillé en 1937 avec l'atelier Barillet) et l'ensemble des verrières de Notre-Dame de Trèves (Liebenfraukirche), comparé à une "véritable tapisserie" (commission d'art sacré et de reconstruction en Rhénanie-Palatinat).

Figuratifs ou abstraits, ses vitraux font en général l'unanimité auprès des architectes et maîtres d'ouvrages de l'époque. Parmi ses plus belles réalisations, il y a le travail réalisé avec l'aide de son fils à Borny (Metz) pour l'église Saint-Pierre de l'architecte Georges-Henri Pingusson.

Expositions[modifier | modifier le code]

Plusieurs expositions lui sont consacrées en 2007-2008 (dans l'ordre chronologique) :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Coistia et Jean-Marie Lecomte, Les églises de la reconstruction dans les Ardennes., Éditions Noires Terres, , « Jacques Le Chevallier (1896-1987). Rilly-sur-Aisne entre le sacré-Cœur et Notre-Dame de Paris », p. 361-365.
  • Jean-François Archieri, Jacques Le Chevallier: 1896 - 1987, la lumière moderne (exposition, Roubaix, la Piscine-Musée d'art et d'industrie André Diligent, 17 mars - 20 mai 2007, Beauvais, Musée départemental ; de l'Oise, 26 juin - 30 septembre 2007, Paris 15e, 15 square de Vergennes, 18 octobre 2007 - 8 février 2008), Antique Collectors Club Limited, , 247 p..
  • Annick Gwenaël, « Les dynasties du vitrail », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]