Jean-Luc Domenach

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Jean-Luc Domenach, né le à Hauterives (Drôme), est un sinologue et politologue français. Chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques, il est spécialiste de la politique chinoise et des problèmes contemporains de l'Asie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Domenach, fils de Jean-Marie Domenach, est diplômé d'histoire, de sciences politiques et de chinois (ENLOV), docteur d'État. Il séjourne à Tokyo de 1970 à 1972, et à Hong Kong en tant qu'attaché culturel auprès du consulat général de France de 1976 à 1978. À partir de 1973, il est chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP)[1].

Il est chargé de mission au centre d'analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères de 1979 à 1981, puis dirige le Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de 1985 à 1994. Entre 1995 et 2000, il est directeur scientifique de la FNSP (où il anime également un programme de DEA sur l'Asie contemporaine). À partir de 2001, il reprend son poste de directeur de recherche au CERI et devient président du comité de pilotage de la Maison franco-chinoise de la science.

En 2002, il est détaché à Pékin, responsable du séminaire franco-chinois de sciences humaines et sociales de Pékin à l'Université de Tsinghua. Il rentre en février 2007 pour enseigner à l'Institut d'études politiques de Paris et au CERI jusqu'à sa retraite.

Il est marié à Geneviève Domenach-Chich, militante au Parti socialiste français, qui l'a accompagné à Pékin, où elle a travaillé à l'UNESCO. Il est le père d'Élise Domenach, traductrice de Cavell et journaliste pour la revue de cinéma Positif. Il est le frère du journaliste Nicolas Domenach.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Avis et commentaires[modifier | modifier le code]

Tibet[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Domenach indique que la Chine, depuis les années 1950, considère le Tibet comme « une différence à détruire », ainsi les Chinois ont écrasé le Tibet jusqu'au milieu des années 1970[2].

Évoquant les Troubles au Tibet de mars 2008 Jean-Luc Domenach considère que le problème est « de nature colonial, il existe une armée chinoise, ils font ce qu'ils veulent et peuvent s'appuyer sur les chinois radicaux mais aussi sur des Tibétains collaborateurs »[3]. Jean-Luc Domenach estime que la question tibétaine sera « résolue par la colonisation, puisque les Chinois, d'une façon ou d'une autre, vont inonder le Tibet »[4].

Prix Nobel de Liu Xiaobo[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Domenach indique que l'attribution du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo est un « camouflet absolu » pour la Chine qui refuse une ingérence dans ses affaires. Les dirigeants chinois devraient se montrer plus rigoureux dans leurs échanges avec les occidentaux. Mais il est impossible de connaître à l'avance l'ampleur des rétorsions car la direction chinoise est relativement divisée[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Domenach est chevalier de l'ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Aux origines du Grand Bond en avant, le cas d'une province chinoise, Paris, Presses de la FNSP, 1982.
  • Chine : L'archipel oublié, Paris, Fayard, 1992.
  • Avec Philippe Richer : La Chine 1949-1994, Paris, Le Seuil (1985), 2e édition : 1994.
  • Avec David Camroux : L'Asie retrouvée, Paris, Le Seuil, 1997.
  • L'Asie en danger, Paris, Fayard, 1998 (ISBN 2213597626)
  • Avec Aimé Savard : L'Asie et nous, Paris, Desclée de Brouwer, 2001 (ISBN 2220050297)
  • Où va la Chine ?, Paris, Fayard, 2002.
  • Comprendre la Chine d'aujourd'hui, Paris, Perrin, 2007
  • La Chine m'inquiète, Paris, Perrin, 2008.
  • Mao, sa cour et ses complots. Derrière les Murs rouges, Fayard, 2012[6],[7].
  • Les fils de princes. Une génération au pouvoir en Chine, Fayard, 2016

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Que veut la Chine ? Que peut-elle donc ? », in Politique étrangère, no 1, 1983, p. 87-100.
  • « Le totalitarisme n'arrête pas l'histoire : communisme et société en Chine », in Esprit, septembre-novembre 1984, p. 23-39.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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