Jean-Louis Giovannoni

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Jean-Louis Giovannoni
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Biographie
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Nationalité
Activité

Jean-Louis Giovannoni est un écrivain et poète français, né à Paris 10e, le , d'un père corse, infirmier-panseur et d'une mère, aide-soignante, d'origine italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Giovannoni exerce le métier d'assistant social auprès de personnes âgées de plus quatre-vingt ans, puis dans un hôpital psychiatrique parisien pendant plus de trente-cinq ans. Il effectue aussi des lectures de poésie dans les prisons[1].

Il fonde en 1972, avec un groupe de jeunes travailleurs sociaux, la revue Champ social, publiée par les Éditions Solin. Il crée en 1977, avec Raphaële George (Ghislaine Amon), la revue Les Cahiers du double[1] qu'ils codirigent tous deux jusqu'en 1981. De 2005 à 2007, il est membre du comité de rédaction de la revue Le Nouveau Recueil[2].

Il anime, pendant deux ans, des ateliers d'écriture avec des malades mentaux dans un groupe d'entraide mutuelle (GEM) à Reims et avec des jeunes autistes, dans le cadre d'un établissement et service d'aide par le travail (ESAT) artistique et culturel parisien. Il anime, depuis quelques années, des ateliers d'écriture dans des écoles primaires, collèges et lycées.

Il reçoit le prix Georges Perros en 2010 et il est président de la Maison des écrivains et de la littérature (Mel) de juin 2011 à juin 2012[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Récits et proses[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Bibliophilie et tirages limités[modifier | modifier le code]

  • Le Visage Volé, Trans-en-Provence, France, Éditions Unes, 1981, non pag. (notice BnF no FRBNF34738521)
  • Le Corps immobile, Trans-en-Provence, France, Éditions Unes, 1982, non pag. (notice BnF no FRBNF34852555)
  • Au fond de l'air, Trans-en-Provence, France, Éditions Unes, 1982, non pag. (notice BnF no FRBNF34855358)
  • On naît et disparaît à même l'espace, Béthune, France, Éditions Brandes, 1985, non pag.
  • La Main de Raphaële George, Béthune, France, Éditions Brandes, 1986, non pag.
  • Le Passeur, Le Muy, France, Éditions Unes, 1987, non pag. (notice BnF no FRBNF35002791)
  • Entre le sol, peintures de Ghislaine Amon, Le Muy, France Éditions Unes, 1995, non pag.
  • Enclaves envisagées, photogravures de Catherine Bolle, Lausanne/Pully, Pierre Magnenat/Éditions Raymond Meyer, 1997, 9 pl. et 3 f[2].
  • Parce que je le vaux bien (version brune et version blonde), Draguignan, France, Éditions Unes, (hors commerce) 2001.
  • Perspectives salines, avec une linogravure originale de Vincent Verdeguer, Galerie Akié Arichi, Paris, 2001.
  • L’Invitation au voyage, avec une œuvre originale de Vincent Verdeguer, Trans-en-Provence, Remarque éditions, 2002.
  • Meurtre au champ, avec une photo originale de Marc Trivier, Trans-en-Provence, Remarque éditions, 2004.
  • La convocation, avec une peinture originale de Gilbert Pastor, Trans-en-Provence, Remarque éditions, 2005.
  • Prise d’otages, avec une gravure rehaussée de Franck Charlet, Blois, Éditions du Solier, 2007.
  • Lieux glissés, avec une peinture originale d’Yves Berger, Trans-en-Provence, Remarque éditions, 2008.
  • Blattes, ill. de Stéphanie Ferrat, Éditions Pavupapri, Marcoux-le-Bas, 2010.
  • Lombric, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2012.
  • Fécondation de la figue, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2012.
  • Air sous verre, avec quatre peintures originales de Vincent Verdeguer, Éditions Arichi, Paris, 2012.
  • Ici n’a pas lieu, ill. de Stéphanie Ferrat, Nice, France, Éditions Unes, 2013, 20 p.
  • Sangsue, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2013.
  • Mouche verte, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2013.
  • Cloporte, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2013.
  • Tænia, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2014.
  • Trou d’eau, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2014.
  • Lait de puceron, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2014.
  • Mangeoire, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2015.
  • Pou de tête, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2015.
  • Morpion, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le Bas, Éditions les mains, 2015.
  • Territoires, avec des peintures originales de Stéphanie Ferrat, Approches éditions, Vitray, 2015.
  • Faim, ill. de Vincent Verdeguer, Nice, France, Éditions Unes, 2016, 24 p.
  • Oxyures, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le-Bas, Éditions les mains, 2016.
  • Poisson d'argent, ill. de Stéphanie Ferrat, Marcoux-le-Bas, Éditions les mains, 2017.

Essais et autres textes[modifier | modifier le code]

Textes et livres traduits[modifier | modifier le code]

  • Ein ort im blik der steine (Ce lieu que les pierres regardent), bilingue, préface de Michel Camus, traduction de Jutta Legueil, Stuttgart, Allemagne, Verlag Jutta Legueil, 120p, 1989
  • Pasos de piedra (Pas Japonais), traduction de Sergio Avalos, Mexico, Mexique, Ediciones Monte Carmelo, 58 p, 2004
  • Variazioni su una frase di Friedrich Hölderlin (Variations sur une phrase de Friedrich Hölderlin, traduction Edoardo Costadura, avec des articles d'Edoardo Costadura et de Pierre Vilar, suivi d'un texte de Carlo Sini, in IDRA (Semestrale di Litteratura), Milano, Italia, Edidizioni Anabasi, (ISBN 88-417-9011-3), p. 79-125.
  • El Mismo y Ottro / Le Même et Autre, Antologia de la Nueva Poesia en Lengue Francesa, présentation Bernard Noël, textes : "On naît et disparaît à même l'espace, Le Bon morceau, Le Passeur, traduction en espagnol de Aurélio Asiain, p. 56-65, Ediciones El Tucan de Virginia, Mécico, 1996.
  • Invention of space (Invention de l'espace), Japanese Steps (Pas Japonais), traductions en anglais de Michael Tweed[13]
  • Mangiatoia (Mangeoire), traduction en italien de Marco Rota, gravure de Luciano Ragozzino, Ed. Il ragazzo innocuo[14], 2014
  • Cimice dei letti (Punaise de lit), traduction en italien de Marco Rota, gravure de Luciano Ragazzino, Edizione Il ragazzo innocuo, Milan, 2016
  • Tænia (Taenia), traduction en italien de Marco Rota, gravure de Luciano Ragozzino, Edizione Il ragazzo innocuo, Milan, 2016

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Le Gardeur de troupeaux, poème d'Alberto Caeiro, Fernando Pessoa, trad. du portugais par Rémy Hourcade et Jean-Louis Giovannoni, Le Muy, France, Éditions Unes, 1986, 60 p.
  • Hormis tes entrailles, Miguel Hernández, choix de poèmes, trad. de l'espagnol par Alejandro Rojas Urrego et Jean-Louis Giovannoni, Draguignan, France, Éditions Unes, 1989, 56 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jacques Ancet, Les choses naissent et se referment aussitôt, in Recueil n°4/5, éditions Champ Vallon, 1986, p. 235-238.
  • Pierre Vilar, Journal d'un veau, in Le Nouveau Recueil no 39, éditions Champ Vallon, juin-août 1996.
  • Jean-Patrice Courtois, par une sorte d'emballage de la voix, in revue Théodore Balmoral N°26-27, p. 123-128, printemps-été 1997, (ISSN 0297-1011)
  • Martine Bercot/Anne Henneton, Jean-Louis Giovannoni in Dictionnaire des Lettres Françaises, le XXe siècle, p. 493-494, La Pochothèque, 1998
  • Edoardo Costadura, Pour dérouler la toile de Jean-Louis Giovannoni, in Le Nouveau Recueil no 53, Éditions Champ Vallon, p. 160-170, Dec. 1999- Février 2000,.
  • Jean-Pierre Sintive, L'attente palpable ; Lionel Destremau, Petit partage de la toile cirée ; Valérie Rouzeau, On ne voulait pas de corps; Ariane Dreyfus, La Bordure ; Cédric Demangeot, Le veau vomit le poète ; Emmanuel Laugier, Une espèce de peau mince ; Patrick Wateau, C'est entendu, in L'Atelier Contemporain no 1, p. 311-353, printemps-été 2000 (sans ISBN)
  • Pierre Vilar, « Jean-Louis Giovannoni », in Dictionnaire de Poésie de Baudelaire à nos jours, PUF, 2001 (ISBN 978-2-130509-40-0), p. 299-300.
  • Arno Bertina, « Les coudées franches (à propos de Jean-Louis Giovannoni) » in Singularités du sujet, huit études sur la poésie contemporaine, Prétexte éditeur, collection Critique, avril 2002, p. 56-64 (ISBN 2-912146-12-7).
  • Jean-Patrice Courtois, « Les énonciations multiples de Jean-Louis Giovannoni », in Présence du sujet dans la poésie contemporaine (1980-2008), Figuration, configurations et postures énonciatives, sous la direction d'Élisa Bricco, Publication de l'Université de Saint-Étienne, p. 33-50, 2008, (ISBN 978-2-86272-598-7).
  • Franck Venaille, Giovannoni : faire le mort, in C'est nous les Modernes, collection Poésie/Flammarion, (ISBN 978-2-0812-3200-6), p. 209-210, 2010.
  • Ariane Dreyfus, La lampe allumée si souvent dans l'ombre, coll.en lisant en écrivant, Éditions Corti, (ISBN 978-2-7143-1099-6), p. 172-174, 2012.
  • Dominique Rabaté, Gestes Lyriques, coll. Les Essais, Éditions Corti, (ISBN 978-2-7143-1109-2), p. 213-214, 2013.
  • Le Matricule des anges, dossier : Jean-Louis Giovannoni, poète de l'intensif, photos d'Olivier Roller; articles d'Emmanuel Laugier + entretien avec l'auteur + un inédit (Pou de tête : " Les Moches"), p. 16-27, No 154, juin 2014 (ISSN 1241-7696)
  • Le Monde, Le feuilleton d'Éric Chevillard : Équilibres précaires , vendredi 27 juin 2014, p. 8 du Monde des Livres, 70e année - No 21598.
  • Europe, dossier Jean-Louis Giovannoni , articles de Gisèle Berkman : Que fait-il quand il écrit ? ; Christine Caillon : Sans cesse à l'essayage ; Arno Bertina : Qu'est-ce qu'un ami ?  ; entretien avec Gisèle Berkman : Lorsque j'écris je ne suis pas seul ; inédits : Pollinisation et Punaise de lit  ; p. 99-139, No 1026, octobre 2014, (ISBN 978-2-351-50067-5)
  • Le Monde, Le feuilleton d'Éric Chevillard : La vie commune, 3 juin 2016.
  • Médiapart : La sévère leçon de choses de Jean-louis Giovannoni, par Patrice Beray, 6 août 2016.
  • Revue À L’index N° 31, septembre 2016, Dossier Jean-Louis Giovannoni / ARPO – Tarn en Poésie 2016 - Inédits et entretiens - articles d’Emmanuel Laugier, Bernard Noël, James Sacré, Jean-Claude Tardiff.

Entretiens[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Garder le mort (+ extraits de Ce lieu que les pierres regardent, lus par Michael Lonsdale, Maison de la Poésie de Paris, 20 janvier 1993
  • Traité de la toile cirée, lu par André Marcon, Théâtre Molière - Maison de la Poésie de Paris ,25 mars 1999.
  • Journal d'un veau a été adapté, mis en scène et créé en 2002 par le poète Lionel Mazari, Théâtre OFF de Marseille.
  • Journal d'un veau, texte lu par Daniel Mesguich, Théâtre Molière - Maison de la Poésie de Paris, le 18 avril 2006,
  • Chambre intérieure, texte de Jean-Louis Giovannoni et musique de Daniel Dahl, pour hautbois, clarinette, violoncelle et accordéon, créé le 12 mai 2006 au Théâtre Municipal de Pertuis (84120) avec Daniel Mesguich, récitant et l'Ensemble Musiques Présentes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dupont Pascal, « Le nouveau cercle des poètes », sur L'Express.fr, (consulté le 18 octobre 2012).
  2. a et b « Jean-Louis Giovannoni », sur Bibliothèque cantonale universitaire, Lausanne (consulté le 18 octobre 2012).
  3. Cecile Mazin, « Jean-Louis Giovannoni devient président de la MEL », sur actualitte.com, (consulté le 31 mai 2011).
  4. Emmanuel Laugier, Le Matricule des Anges, N°009, octobre-novembre 1994, « L'Election - Jean-Louis Giovannoni », sur Le Matricule des Anges (consulté le 18 octobre 2012)
  5. Dominique Grandmont, L'Humanité, 16 octobre 1998, « Duel dans la boue des mots », sur L'Humanité (consulté le 18 octobre 2012)
  6. Xavier Person, Le Matricule des Anges, N°016, juin-juillet 1996, « Journal d'un veau - Jean-Louis Giovannoni », sur Le Matricule des Anges (consulté le 18 octobre 2012)
  7. Michèle Bernstein, Libération du 14 mars 1996, « La chronique de Michele Berstein : Au bonheur des veaux.Jean-Louis Giovannoni, Journal d'un veau. Deyrolle, 118 pp., 89 F. », sur www.liberation.fr (consulté le 18 octobre 2012)
  8. a et b Emmanuel Laugier, Le Matricule des Anges, N° 064, Juin 2005, « Le Lai du solitaire - Jean-Louis Giovannoni », sur Le Matricule des Anges (consulté le 18 octobre 2012)
  9. Nelly Carnet, « Jean-Louis Giovannoni », sur Temporel.fr, (consulté le 18 octobre 2012)
  10. Joël Kerouanton, « Envisager de Jean-Louis Giovannoni », sur Poezibao, (consulté le 18 octobre 2012)
  11. Anne Bernou, « Gilbert Pastor et Jean-Louis Giovannoni », sur Poezibao, (consulté le 18 octobre 2012)
  12. Le Matricule des Anges, N°076, septembre 2006, « Traité de physique parantale - Jean-Louis Giovannoni », sur Le Matricule des Anges (consulté le 18 octobre 2012)
  13. Voir sur le site Pensum.
  14. Voir sur le site de l'éditeur.
  15. Voir sur pretexte.perso.neuf.fr.
  16. Voir sur le site du Cdmc.
  17. Posté sur le site grande menuiserie.
  18. a et b Posté sur le site grande menuiserie.
  19. Voir sur revue-secousse.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

Sur l'auteur[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]