Guy VII de Laval

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Guy VII de Laval
Illustration.
Guy VII de Laval.
Titre
Baron consort de Vitré
Prédécesseur Thomasse de La Guerche
Successeur Thomasse de La Guerche
Baron de Vitré
Prédécesseur Philippa de Vitré
Successeur Guy II
Seigneur de Laval
Prédécesseur Emma
Successeur Guy VIII
Biographie
Dynastie Famille de Laval
Date de naissance
Date de décès
Père Mathieu II de Montmorency
Mère Emma de Laval
Conjoint Philippa de Vitré
Thomasse de La Guerche
Enfants Guy VIII

Guy VII de Laval

Guy VII de Montmorency-Laval (1219 - 1267), baron de Vitré, seigneur de Laval (1264 - 1267), seigneur d'Acquigny[note 1], de Hérouville, d'Aubigné et d'Olivet.

Succession[modifier | modifier le code]

À la mort de son père Mathieu II de Montmorency, seigneur de Montmorency, le fils aîné d'Emma de Laval prit, conformément aux conventions matrimoniales de ses parents, en 1230 le nom de Guy VII, sire de Laval. Sa mère demeura néanmoins dame de Laval pendant toute sa vie. Guy VII succéda à son père dans une partie indéterminée de ses terres : un arrangement qu'il fit dans la suite en 1247 avec Bouchard, son frère consanguin, lui assura celles d'Acquigny en Normandie, d'Hérouville, près de Pontoise, de l'Isle Saint-Denys, d'Epinolet[1], des Andelys, etc. (1247).

Guy VII, en prenant le nom de Laval, conserva les armes de Montmorency, qu'il chargea de cinq coquilles d'argent sur la croix, comme puîné[2]. Le nom de Montmorency sera repris au XVIIIe siècle par Guy André Pierre de Montmorency-Laval, maréchal de France et Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval, duc de Laval.

Philippa de Vitré[modifier | modifier le code]

En 1239, son mariage est décidé avec Philippa de Vitré, l'aînée des filles d'André III de Vitré et de Catherine de Thouars, sœur de la duchesse de Bretagne[3].

Il hérita par sa première femme (Philippa de Vitré) de la baronnie de Vitré, de la vicomté de Rennes, attachée à cette maison, et des terres de Marcillé et d'Aubigné[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

  • D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2 et chargée de cinq coquilles[5] d'argent.

Guy VII n'a pas toujours porté le blason, dont l'invention lui a été attribuée: le sceau qu'il portait en 1244, la brisure qui le caractérise est un quartier d'hermine. Vers la même époque Mathieu d'Attichy, son frère, possédait précisément le blason à la croix aux cinq coquilles[6]. Mathieu d'Attichy mourrait en 1250; et Guy VII abandonnait son blason au quartier d'hermine pour y substituer l'écu de son frère.

Origine[modifier | modifier le code]

Guy VII naquit probablement dès la première année de l'union de ses parents, soit en 1219.

Enquêtes royales[modifier | modifier le code]

Il est mentionné deux fois dans l'enquête que afit faire en 1247 Saint Louis sur les torts de ses officiers : la première fois, pour un différend avec Eudes de Saint-Berthevin dont il voulait dévaster la terre sous la sauvegarde du roi, avant 1265 ; la seconde pour la saisie, juste ou non, en 1245 de la cire qu'un certain Royer Tuebœuf portait à Montsûrs ; dans ce second incident, il est dit heres de Valle.

Croisade[modifier | modifier le code]

Arrivée de la flotte croisée à Damiette

Il part en 1248 pour la Septième croisade avec André III de Vitré, son beau-père. Il participe à la Prise de Damiette en 1249[7]. Il est cité par Pierre Le Moyne dans son poème épique sur Saint Louis comme un des gardiens de l'étendard sacré[8].

On ignore si Guy lui-même fut du nombre des chevaliers qui partagèrent la captivité de saint Louis et que ce prince racheta au prix d'un million de besans d'or, en même temps qu'il rendait la ville de Damiette pour sa propre rançon. Selon toute apparence, il se rendit en Syrie avec le roi. Il n'en revint qu'avec lui en 1254.

Succession de Vitré[modifier | modifier le code]

Son beau-père meurt en 1250, laissant un fils[9] nommé comme lui, qui finit ses jours, l'année suivante, sans laisser de lignée[10]. Par-là, Guy, au nom de sa femme, hérita de la baronnie de Vitré, l'une des quatre grosses baronnies de la Bretagne, de la vicomté de Rennes, attachée à cette maison, ainsi que les seigneuries d'Aubigné, de Marcillé et de Châtillon-en-Vendelais.

Succession en Ile de France[modifier | modifier le code]

Mathieu II de Montmorency, son père, avait eu de sa première femme, Gertrude de Nesle-Soissons, trois fils:

  • Bouchard VI de Montmorency
  • Mathieu, qui avait reçu en partage Attichy et diverses terres de l'Ile de France et mourut sans descendants.
  • Jean.

En 1250, Guy VII, en qualité de seul frère vivant au moment du décès de Mathieu, fut appelé à recueillir la totalité de sa succession, sans en rien distraire en faveur de ses neveux[11].

Mort de Philippa de Vitré[modifier | modifier le code]

Il est possible que la santé de Philippa était chancelante. Le 20 août 1253, treize mois avant sa mort, Guy VII et son épouse font le pèlerinage de Rocamadour.

Il perdit en 1254, Philippa de Vitré, sa femme, qui mourut de phthisie. Atteinte pendant son absence d'une grave maladie, elle avait voulu se remettre aux soins des médecins de Paris; elle s'était fait conduire dans cette ville avec Guionnet son jeune fils et elle venait d'y mourir peu de jours avant l'arrivée de son époux (16 septembre 1254).

Mariage avec Thomasse de La Guerche[modifier | modifier le code]

L'année suivante, il épouse Thomasse de La Guerche[12], veuve d'André III de Vitré, son beau-père. André de Vitré, mort à Mansourah, avait eu d'un premier mariage deux filles, Philippa, et Alix André III, devenu veuf, se remaria avec Thomasse. Veuve depuis quatre ans déjà lors du décès de Philippa, Thomasse consentit à venir prendre auprès de Guy VII la place que celle-ci laissait vide.

Cette union insolite avait un motif d'intérêt. Dans le contrat de mariage de Guy et de Philippe, André de Vitré avait concédé qu'au cas où il viendrait à décéder sans enfants mâles, le seigneur de Laval prendrait toute sa terre, ses villes, ses châteaux comme son hoir à cause de ladite Philippe.. Le beau-père de Guy VII ayant eu un fils, Thomasse sa mère aurait pu prétendre à quelque part dans son héritage. Le mariage de celle-ci avec son gendre coupait court à toute difficulté[13].

Il reconnait, au commencement de janvier 1256, le jeudi après l'Epiphanie, devoir 54 livres et demie de monnaie courante à Guillaume Lambert, bourgeois de La Haie, pour pertes et dépenses à payer le jour de la foire de Saint-Florent de Saumur. À cet effet il engage ses biens tant meubles qu'immeubles, et renonça à se prévaloir des privilèges accordés ou à accorder aux croisés de différer le paiement de leurs dettes[14].

À peine seigneur de Vitré, Guy eut à s'acquitter d'un devoir concernant le sacre de l'évêque de Rennes, qui lui incombait en commun avec les seigneurs d'Aubigné, de Châteaugiron et de la Guerche (1257)[15].

Seigneur de Laval[modifier | modifier le code]

Guy succéda en 1265, dans la terre de Laval à sa mère.

Le pape, en 1265, ayant fait publier une croisade contre Manfred Ier de Sicile, usurpateur du trône de Sicile, Guy de Laval fut du nombre des seigneurs qui se rendirent en Italie pour cette expédition. Il participe avec Charles Ier d'Anjou, accompagné de son fils, à l'expédition du Royaume de Sicile, où il meurt. Il se distingua, le , à la bataille de Bénévent où Manfred Ier de Sicile périt.

Guy VII, suivant son historien, avait près de lui lorsqu'il fait son testament en 1265, des frères de l'ordre des Jacobins. Il rédige ce testament à Lyon, après l'expédition contre Manfred Ier de Sicile[16].

Mort[modifier | modifier le code]

Pour récompenser la valeur singulière qu'il y fit paraître, le pape Urbain IV lui accorde, dit on, le privilège, de présenter de plein droit, pleno jure, les prébendes de la collégiale Saint-Tugal de Laval ; droit singulier, dont effectivement les seigneurs de Laval sont en possession de temps immémorial.

Guy meurt peu de temps après son retour, au commencement de l'an 1267, suivant un arrêt du parlement, de la chandeleur de cette année. Il a des enfants de ses deux épouses, l'aîné est Guy VIII de Laval.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Il se maria deux fois :

Testament[modifier | modifier le code]

À Lyon, lorsqu'il se rendait en Italie, selon Charles Maucourt de Bourjolly, peu avant sa mort seulement d'après Gilles Ménage, il dicta un testament, par lequel il pourvut à la répartition de ses biens entre ses enfants. Il attribua à ceux qu'il avait eus de sa seconde femme, Thomasse de Mathefelon, les terres de l'Isle de France et toutes celles qui lui étaient venues du connétable son père; Guy, son fils aîné, eut en partage la baronnie de Laval. Mais Guy VII voulut de plus assurer par ce testament la conservation à toujours du nom de Guy par le possesseur de la terre de Laval. Depuis la concession du pape Pascal II, aucun seigneur n'avait songé à abandonner un nom qui à lui seul était un titre d'honneur; mais le fils de Matthieu de Montmorency, chef d'une nouvelle branche, pouvait craindre que quelqu'un de ses descendants ne voulût le quitter. Il ordonna donc d'abord qu'à l'avenir la terre et baronnie de Laval ne pourrait plus être divisée; ensuite que le nom et les armes de Laval seraient toujours portés par les aînés de sa famille. Il assura par une sanction pénale l'observation de cette dernière volonté; si quelqu'un de ses descendants refusait de s'y soumettre, il devait être privé de cette succession qui alors passerait au membre le plus proche du lignage de Laval.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Première moitié.
  2. Première baronnerie après Penthièvre en Bretagne.
  3. Sœur puinée d'Alix de Bretagne, héritière de Bretagne, qu'elle porta en dot à Pierre de Dreux.
  4. Issues de son premier mariage

Références[modifier | modifier le code]

  1. Et nom d'Epinay, comme l'indique François-Alexandre de La Chenaye-Aubert dans le Dictionnaire de la Noblesse.
  2. André Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, p. 528. Les armes de la branche aînée de la Maison de Montmorency sont d'or, à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur. Le champ était d'or. La croix n'était primitivement cantonnée que de quatre alérions. Ce fut, dit-on, Philippe-Auguste qui ajouta les douze autres en mémoire des douze enseignes enlevées par le connétable de Montmorency aux ennemis à la bataille de Bouvines.
  3. Philippa avait été fiancée d'abord à l'héritier de la maison de Pouancé. André III de Vitré, recherchant une union avec les Laval, avait proposé à Emma de lui donner sa troisième fille pour en faire l'épouse de Guy VII. Pour Jacques Le Blanc de la Vignolle, le fiancé de la maison de Pouancé a voulu entrer dans les ordres. Il reste une décision du pape Grégoire IX qui prononça la nullité des fiançailles ; et Philippa était libre désormais d'être l'épouse de Guy VII.
  4. On trouvera au Cartulaire les lettres dans lesquelles André III de Vitré énumère les terres données par lui avec la main de sa fille, et on peut remarquer que, prévoyant pour lui-même le cas où il mourrait sans descendant mâle, il constate que c'est au mari de sa fille aînée que devra alors appartenir l'intégrité de son fief.
  5. En souvenir de l'héritage de son frère.
  6. Lequel figure sur un sceau que André du Chesne a publié, d'après des empreintes de 1246, 1248 et 1249, et dont un original existe encore au Musée d'Amiens, sous forme d'empreinte détachée, ayant pris place, sous le numéro 26, parmi les Sceaux de Picardie.
  7. Jean de Joinville indique sa présence dans son récit : De quatre vaisseaux plats l'oriflamme escortée A force d'avirons vers la rive est poussée. Ângennes et Laval font le premier effort Et suivent les premiers l'étendard sur le bord. Après eux d'Apreniont, Sainte-Maure et Joinville De leurs bandes suivis arrivent à la file.
  8. Le quatrièsme est Laval dont le cœur haut et fier S'exprime en son blason, s'élève en son cimier; La guerrière lueur que jette sa cuirasse, Semble se réfléchir au feu de son audace; Et de Guy son aïeul les célèbres combats Sont en or sur sa tète, en acier sur son bras
  9. Le jeune frère de Philippa, né peu après le départ de leur père pour la croisade, n'avait, après la mort de ce dernier à Mansourah, possédé ces biens qu'un an à peine, et lui-même, à l'âge de 3 ans 1/2, avait précédé sa sœur au tombeau. La famille de Vitré était éteinte: ses biens furent réunis aux domaines des seigneurs de Laval.
  10. David Bailie Warden, Nicolas Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates - Chronologie historique des sires, puis comtes de Laval, volume 18, Moreau, 1818, p. 115, 116
  11. La représentation n'existait pas dans la coutume de Paris et les droits du frère vivant annulaient absolument ceux des neveux dont le père ne vivait plus. Les enfants de Bouchard VI n'en avaient donc aucun et Guy VII fut pour le tout héritier de son frère.
  12. Qualifiée parfois de Thomassette de Mathefelon.
  13. On remarque parmi les témoins des conventions matrimoniales de Guy : Jacques de Château-Gontier, Odon de Saint-Berthevin, Suard de Mirai, Genoise de Brée, Régnault, sénéchal de Laval. Jacques de Châtean-Gontier était devenu beau-frère de Guy VII par son alliance avec Havoise, fille, comme lui, d'Emma et du connétable de Montmorency. Emma, du consentement de son fils, lui avait donné en dot la moitié de la ville de Meslay, avec ses dépendances, la terre de la Cbampagne-Hommet, Quelaines et Houssay, à condition de relever, pour tous ces biens, du seigneur de Laval, selon les us et coutumes du Maine. Ce fut de Jacques de Château-Gontier que saint Louis obtint la cession, en vertu de laquelle il réunit le comté du Perche à la couronne.
  14. Essai sur l'histoire de la ville de Vitré et de ses seigneurs, Louis François Du Bois
  15. Le sacre des évêques était alors extrêmement solennel ; la première entrée du pontife dans la ville épiscopale se faisait en grande pompe. Certains seigneurs étaient tenus, dans ces occasions, à plusieurs services, en rémunération desquels ils avaient droit de prendre quelques-uns des objets qui avaient servi au prélat. L'évêqueé de Rennes devait être porté à son entrée par les quatre seigneurs que nous venons de nommer. Ils s'acquittèrent de cette obligation envers Gilles nouvellement élu, et le baron de Vitré s'empara, comme il en avait le droit, de toute la vaisselle de l'évêque. La veille, il avait tenu l'étrier droit, lorsque celui-ci descendit de cheval à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes, pour quoi il avait gardé le cheval tout harnaché.
  16. Charles Maucourt de Bourjolly, tome I, p. 212.
  17. L'aînée des filles de Guy VII se nommait Emmette, diminutif du nom de sa grand-mère Emma.
  18. Leur contrat de mariage est à la Bibliothèque municipale de Laval.
  19. Pierre Le Roy, La reine Jeanne: Jeanne de Laval, seconde épouse du roi René, 1433-1498, Éditions régionales de l'Ouest, 1996, p. 30
  20. Pierre Le Roy, op. cit., p. 30
  21. Le pape, en 1265, ayant fait publier une croisade contre Manfred Ier de Sicile, usurpateur du trône de Sicile, Guy de Laval fut du nombre des seigneurs qui se rendirent en Italie pour cette expédition. Il participe avec Charles Ier d'Anjou, accompagné de son fils, à l'expédition du Royaume de Sicile, où il meurt. Il se distingua, le , à la bataille de Bénévent où Manfred Ier de Sicile périt.
  22. Montsûrs.
  23. Guy VII possédait dans l'Ile de France, du chef de son père, Mathieu de Montmorency, Épineul-sur-Seine, l'île Saint-Denis, etc.
  24. Les frères et soeurs de Gui VII étaient : Bouchard VI, seigneur de Montmorency; Mathieu, comte de Ponthieu; Jean; Havoise, dame de Château-Gontier; Jeanne, comtesse de Bar, mariée à Thibaud, comte de Bar-le-Duc, fils de Fleury, comte de Bar, et de Philippe de Dreux, sa femme, princesse de sang royal, dont sortirent neuf enfants.
  25. Gui VII avait six enfants : Gui VIII ; Mathieu Bouchard, seigneur d'Attiché; Gui, qui devint évêque du Mans ; Catherine, mariée en 1265 à Hervé, vicomte de Léon; Étiennette, qui épousa Robert de Dommaigné, seigneur de Dommaigné, près Vitré,
  26. Ancienne seigneurie, siège d'une chatellenie comprenant les fiefs de Mondon, du Genest et du Tertre, auprès de laquelle était situé le prieuré d'Olivet.
  27. Vaerie, pour vaierie, voierie, voirie, juridiction sur les chemins.
  28. Bourg nouvel, — On a dit que ce domaine appartenait anciennement aux comtes du Maine, d'où il passa à la Couronne. On voit par cette pièce que ce fief indépendant (o ses franchises) appartenait autrefois au seigneur de Laval. — Toutes les localités qui suivent et sont indiquées comme faisant partie du douaire de la femme de Guy VII, c'est-à-dire à elle concédées ou reconnues personnellement et en survivance, n'ont pu être retrouvées.
  29. Escotaiers. Duchesne écrit escotiers. C'est le vrai sens du mot, qui signifie là, non ceux qui payent un écot, part de quelque chose, mais ceux qui payent un escot, cens ou redevance.
  30. Château de Meslay.
  31. Graissance, mot qui ne se trouve dans aucun glossaire et qui équivaut à graisse, redevance sur les charrois.
  32. L'escusseau de Vitré. Il s'agit de l'écusson peint aux armoiries de la baronnie de Vitré (De gueules au lion d'or), qui était le symbole, le plus souvent portatif de la seigneurie.
  33. Ce fermail, agrafe ou boucle précieuse qu'on portait au manteau ou au chapeau, paraît venir d'Avoise de Craon, dame de Laval, grand-mère de Guy VII.
  34. Cette disposition a pour but de permettre à la veuve et aux héritiers de Guy de racheter, pour un prix convenable (avenant) les joyaux qui devaient être vendus pour couvrir les frais de l'exécution du testament.
  35. Cette clause, assez obscure dans sa rédaction trop concise paraît signifier que Rousseau, apparemment propriétaire, dont Guy avait confisqué les droits utiles de voirie, devait avoir en dédommagement, dans le cas seulement du prédécès de Guy, la somme de soixante sols annuels.
  36. Duchesne reproduit deux fois dans son ouvrage le sceau et le contre-sceau de Guy, qu'il paraît avoir pris d'une charte de 1256, « dont l'original est au Thrésor des Chartes du Roy », savoir page 26 de l'ouvrage et page 386 des preuves.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Mémorial de la Mayenne - Mort et testament de Guy VII, Godbert, volume 4, 1845, p. 297. (Attention risque de confusion, le début du paragraphe concerne bien Guy XII qui est bien mort en 1412. Le testament de Guy VII commence par la phase : « Guy XII (erreur typographique, il faut lire Guy VII) fit son testament par lequel il recommande à Maurice évêque de Rennes... ».