Avoise de Craon

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Avoise de Craon[1] est la fille de Maurice II de Craon et l'épouse de Guy V de Laval.

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est l'aînée des enfants de Maurice II, Craon, et d'Isabelle de Meulan. Dans son testament, Maurice II disposait en sa faveur de Craon et de Châtelais en cas de prédécès de ses trois fils[2].

Vers 1193, elle épouse Guy V de Laval dont elle a :

Après le décès de Guy V vers 1198, Avoise se remaria avec Yves Le Franc dès 1211. Elle lui donna, au dire de Gilles Ménage, quatre enfants, dont Hamelin.

C'est Robert Ier d'Alençon, comte d'Alençon et de Séez, issu des comtes de Ponthieu et de Bellême, qui parut propre aux desseins de Philippe-Auguste pour épouser Emma de Laval, héritière de la baronnie de Laval. Ce dernier s'assura du consentement d'Avoise de Craon, mère d'Emma, de celui des seigneurs de Mayenne, de Craon et de Beaumont, et conclut le mariage de Robert avec l'héritière de Laval. La cérémonie se fit à la cour en 1214. On assigna à Avoise de Craon un douaire que son gendre augmenta plus tard en y ajoutant l'usufruit des terres de la Gravelle et de Montsûrs. Des dons faits par elle à son second mari furent confirmés; il eut en partage les fiefs de Montjean et de Beaulieu, plus la jouissance de quelques autres biens[4]. On lui donna même des espérances sur les biens d'Angleterre, au cas où le roi Jean d'Angleterre viendrait à les restituer; mais le prince anglais ne rendit rien.

Avoise de Craon n'avait pu voir s'achever l'église du prieuré de Sainte-Catherine de Laval qu'elle avait fondé en l'honneur de Sainte-Catherine; elle est morte en 1230[5] et a été inhumée dans l'église de l'abbaye de Bellebranche, dont elle était bienfaitrice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie d'Avoise de Craon sur le site Medieval Lands
  2. Les textes imprimés portent Choleteis, que M. de Bodard a traduit par Cholet. On peut voir dans l'article de Dom Chamard, aux pages 401-432 du tome 1 (1885) de la Revue de l'Ouest, que les seigneurs de Cholet, à la fin du XIIe siècle, n'étaient pas des Craon.
  3. Mémoire sur les Seigneurs de Laval, t. I, p. 166.
  4. Yves Le Franc eut la jouissance de la Motte-Montjean, du Bourg-du-Chemin, de Rulé, de la Brulatte, et trois septiers de froment à prendre sur Poligné.
  5. Le temps de sa mort et le lieu de sa sépulture sont diversement rapportés par les généalogistes de la maison de Laval. Charles Maucourt de Bourjolly, d'après la chronique de Sainte-Catherine, malheureusement perdue, prétend que cette dame mourut en 1224, l'année qu'elle fondait Sainte-Catherine et qu'elle fut enterrée dans l'église de ce prieuré. 11 en donne pour preuve le portrait d'une dame que l'on voyait dans une verrière, au chœur des chanoines, ayant un écusson qui paraissait devoir être : de gueules à six coquilles d'argent, posées 3. 2, 1, qu'il dit avoir été les armes de l'ancien Laval ; à côté se voyait un autre écusson portant gueules à trois lozanges d'or. Jacques Le Blanc de la Vignolle, plus instruit sur la maison de Laval, et dont les recherches sur cette famille sont antérieures à Bourjolly d'un demi-siècle, mérite plus d'attention. Il ne met la mort d'Avoise que six années plus tard en 1230, et dit qu'elle fut enterrée, avec Yves son mari, dans l'église de l'abbaye de Bellebranche. Il ajoute que dans le chœur de Sainte-Catherine, sur une vitre, une figure de femme représentait une dame de Mathefelon avec ses armes : de... à 6 écussons de... 3, 2, 1. Ces armes ont été aisément prises pour des coquilles et ont pu induire en erreur Bourjolly. Du temps d'Avoise, les coquilles n'étaient plus depuis longtemps les armes de Laval, si jamais elles l'ont été...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]