Goutz

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Goutz
Image illustrative de l'article Goutz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Fleurance-Lomagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne gersoise
Maire
Mandat
Éric Laborde
2014-2020
Code postal 32500
Code commune 32150
Démographie
Population
municipale
190 hab. (2015 en augmentation de 2,15 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 21″ nord, 0° 44′ 06″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 203 m
Superficie 8,46 km2
Localisation

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Goutz (Gotz en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans le terroir du vin de pays des Côtes-de-Montestruc, dernière commune du Haut Armagnac en Gascogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Goutz[1]
Brugnens
Céran Goutz Bajonnette
Pis
(sur 50 m)
Taybosc Saint-Brès
(sur 100 m)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une monnaie romaine du IIe siècle y a été retrouvée.

Sur le mur de la mairie, l'on peut voir un chrisme récupération probable de l'église primitive et témoignage du croisement des religions (mythe gréco-romain du culte de Mithra et christianisme lors de la conversion de l'empereur Constantin à la religion chrétienne).

Le nom du village Goutz aurait pour origine l'implantation des Wisigoths, l'origine scandinave Gaut veut dire verseur de semence.

Le village reçut une charte de coutumes en 1292.

Il existait à Goutz, une commanderie d'Hospitaliers au milieu du XIIIe qui fut complètement ruinée au XVIe siècle. La motte entourée de fossés visible encore à la fin du XXe siècle est considérée comme base de la commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem attachée au grand prieuré de Toulouse.

Les commandeurs fonderont une bastide qui s'appellera la bastide de Biterde.

Une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, datant de 1292 fera jurisprudence[2].

Ils fondèrent une école ou l'on apprenait la chirurgie et la fabrication des remèdes, plantes médicinales préparées dans le vin et l'eau-de-vie qui deviendra l'armagnac. On y préparera un diplôme pour rentrer à l'école de médecine de Montpellier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Éric Laborde[3] DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 190 habitants[Note 1], en augmentation de 2,15 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
309 444 484 495 485 477 453 424 427
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
428 415 404 396 394 375 352 316 301
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
288 288 239 240 224 201 238 230 216
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
193 150 159 151 163 179 182 184 187
2015 - - - - - - - -
190 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au sud-ouest de la motte féodale, on peut encore voir une croix de Malte scellée dans le socle d'une croix chrétienne.
  • L'église ogivale, restaurée, est bâtie en 1881-1882 sur les fondements de l'église précédente mais décalée de quelques mètres plus à l'est comme en témoignent les marches de l'église primitive. Son clocher-tour carré et finement crénelé, comporte une tourelle circulaire ; elle comporte des peintures réalisées par le peintre Paul Noël Lasseran qui a fait ses études à Rome. Une dizaine de statues de grande taille animent l'intérieur de l'église : saint Jean Baptiste (ou Jean le Baptiseur), la Vierge couronnée, Notre Dame de Lourdes, saint Antoine de Padoue, Jésus adolescent, sainte Thérèse de l'enfant Jésus, sainte Jeanne d'Arc, le curé d'Ars, etc.

Dans le mur sud de la mairie, ancienne maison Mazeret et demeure paroissiale accolée à l'école privée des filles, donné à la commune, on peut voir un chrisme, récupération probable d'une ancienne église.

Dans la campagne goutzoise, on peut voir de belles maisons à colombage de style gascon aujourd'hui rénovées et la dernière demeure des hospitaliers ou l'on peut encore voir une partie des fossés.

Le village est situé au croisement de deux chemins royaux (archives d'Auch).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1292, Guillaume de Villaret (occitan : Guilhem del Vilaret), décédé en 1305, vingt-quatrième grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1296 à sa mort donne procuration afin que soit conclu un traité avec le vicomte de Fezensaguet pour la construction de la bastide de Biterde. puis il approuve et scelle le , la charte publiée le .
  • Jeanne d'Albret, reine de Navarre et mère d'Henri IV, achète aux enchères les biens temporels de la commanderie de Goutz en 1563, lors de la vente d'une partie des biens du clergé en exécution de l'édit royal de Charles IX.
  • Paul Noël Lasseran, peintre né à Lectoure en 1868. L'artiste a réalisé dans l'église des fresques représentant saint Luc, saint Jean, saint Matthieu et [Marc (évangéliste)|saint Marc]] ainsi que deux autres grandes fresques intitulées La Justice et la Paix s'embrassent et Notre Dame des champs, décorant harmonieusement deux pans de mur de l'édifice. Ces œuvres ont été réalisées entre 1901 et 1903 et captent immédiatement le regard du visiteur entrant dans l'église.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Compte rendu 1985 de l'académie des belles-lettres[réf. incomplète]
  3. Site de la préfecture - Fiche de Goutz
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.