Georges Vercheval

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Georges Vercheval
Georges Vercheval 2015 par Jean-Jacques Sommeryns .jpg
Georges Vercheval en 2015.
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Georges Vercheval né à Charleroi (Belgique) le est un photographe belge, enseignant, historien de la photographie, directeur honoraire et fondateur du musée de la photographie à Charleroi.

Biographie[modifier | modifier le code]

[1] Georges Vercheval a étudié la photographie à l’EAM de Vevey, Vaud, Suisse, ainsi que le dessin et la peinture à l’Académie des beaux-arts de Charleroi.

En 1957, il installe un atelier de photographie à Gilly (Charleroi) où il réalise portraits et reportages de commande. Son studio accueille des expositions d’amis artistes. Il pratique la peinture, mais la photographie créative devient son médium. En 1961, il crée le cours de photographie de l’École d'art de Maredsous. Il continue à enseigner la photographie et son histoire jusqu’en 1996, à l'Institut des arts de diffusion, Bruxelles, aux Académies des beaux-arts de Tournai et de Charleroi, et à l'ENSAV, La Cambre de Bruxelles. Il met la notoriété acquise au service de la reconnaissance de la photographie en tant qu’art. Parallèlement, il est photographe attaché au Musée royal de Mariemont depuis 1965. Il en démissionne en 1979 pour se consacrer à la création du musée de la photographie à Charleroi. Il crée, dans cette optique, avec des collègues enseignants, Pierre d'Harville, Franco Meraglia, Charles De Rouck et Robert Rousseau, directeur du palais des Beaux-Arts, l’Association Photographie ouverte (1978) qui organise des expositions et institue le prix national Photographie ouverte.

Le succès remporté par la première Triennale internationale de la photographie, présentée en 1980 au palais des Beaux-Arts de Charleroi, suscite le soutien de la Ville, ce qui lui permet d’ouvrir la galerie du musée de la Photographie, préfiguration du musée. De 1981 à 1987, soixante expositions y seront organisées.

En 1983, le projet de musée est agréé et repris par la Communauté française de Belgique. Les collections se sont étoffées : dépôts de fonds d’institutions publiques, acquisitions, dons de photographes belges et étrangers rencontrés aux Rencontres de la photographie d'Arles, Barcelone (Primavera Fotografica), Braga (Encontros da Imagem), Houston (Houston FotoFest), etc.

Le musée de la photographie à Charleroi - Centre d’art contemporain de la Communauté française de Belgique, est inauguré le à Mont-sur-Marchienne (Charleroi) dans un ancien couvent de Carmélites. À côté des expositions temporaires, le musée s’attache à montrer l’évolution de la photographie de ses origines à nos jours[2] tant sur le plan créatif que documentaire, un aspect de la photographie qui donne lieu au département « Archives de Wallonie » dirigé par Jeanne Vervoort accompagnée des photographes Bernard Bay, Jean-Luc Deru, Véronique Vercheval et Giancarlo Romeo. Georges Vercheval est secondé par une équipe de scientifiques, dont Catherine Mayeur, Marc Vausort, René Debanterlé qui contribueront à faire du musée un lieu de référence international. Le prix international de l’Association européenne pour l’histoire de la photographie qui lui est remis en 1994 à San Marino — après Helmut Gernsheim, Franck Van Deren Coke et Jean-Claude Lemagny — témoigne de la notoriété acquise[3]. Outre les expositions monographiques et l’organisation des Triennales internationales de photographie, le musée présente des ensembles tels que Géographies humaines (1989) ; 150 ans de photographie, certitudes et interrogations (1989) ; Pour une Histoire de la Photographie en Belgique (1993) ; Pourquoi Bruxelles (1994)[4]; Dérision et raison (1997)[5] ; 1968 – Magnum sur tous les fronts ! (1998) ; Afriques (1999) ; Des images pour convaincre, photographies de la Farm Security Administration (2000)[6]. En 2000, à l’âge de 65 ans, il cède la direction du musée à Xavier Canonne, désigné à sa succession.

Activités depuis 2000[modifier | modifier le code]

De 2000 à 2009, Georges Vercheval préside l’association Culture & Démocratie . Dans ce cadre, il initie ou anime colloques, conférences, éditions et séminaires. Il est membre de la Commission consultative des arts plastiques de la Fédération Wallonie Bruxelles de 2002 à 2006. Il donne des conférences à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso, département Journalisme et Médias en 1998 et 2000. En 2008, il participe au séminaire organisé par l'Institut international de la Francophonie à Conakry sur le thème « photographie et journalisme ». Il s’attache notamment à défendre le photojournalisme[7], Il participe depuis 2000 aux rencontres de Visa pour l'image à Perpignan, s'implique aux Boutographies de Montpellier et aux Transphotographiques de Lille. Il y donne des conférences, participe à des lectures de portfolios, préside des jurys. Il assure des commissariats d’expositions (Vasco Ascolini : une incertaine folie, pour les Transphotographiques à Lille en 2003 ; Néon Nord, Prostitution & Quartier Nordpour l’Espace P en 2005 ; L’Histoire au Présent, photographies de Bruno Stevens, au Botanique, Bruxelles en 2008 ; Photographie et Daily-Bul, Daily-Bul & Co, La Louvière Éd. Yellow Now, en 2016 ; Territoire en paysage pour la Province de Namur en 2018). Il soutient les initiatives d’auteurs photographes par des introductions, préfaces et biographies. Il tient des chroniques sur l’histoire de la photographie pour View photography magazine, Bruxelles, 2001 à 2011 et doc ! photo magazine, Warszava, depuis 2016.

Parcours artistique[modifier | modifier le code]

Les photographies de Georges Vercheval se distinguent par un intérêt marqué pour la forme, le signe, le volume, la matière, la lumière, les sujets étant choisis dans son environnement proche. Il se tourne parfois vers des sujets documentaires, qui révèlent ses préoccupations sociales. Il s'intéresse ainsi aux terrils, à l'environnement dans les régions industrielles, aux fenêtres[8]...

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1971 : 23 Terrils : texte de Jeanne Ruchet.
  • 1977 : L’Infidélité des images, avec Jean-Marc Navez et Daniel Lhost.
  • 1977 : Terrils, ouvrage collectif. Ed. Vie ouvrière Bruxelles.
  • 1978 : Fenêtres à vue, textes d’André Balthazar, éditions Daily-Bul.
  • 1980 : Forains et voyageurs, exclus d’ici et d’ailleurs, Ed. Fondation Roi Baudouin.
  • 1982 : La Mise en Lumière, texte d’André Lamblin.
  • 2012 : Georges Vercheval, L’ordre des choses, textes de Xavier Canonne, Christine De Naeyer, Emmanuel d’Autreppe, Pool Andries. Éd. Musée de la Photographie (ISBN 978-2-87183-066-5).

Œuvres dans des collections[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1962 : colauréat Prix Koopal Synthèse des arts plastiques, avec Félix Roulin et Gabriel Belgeonne.
  • 1994 : prix international de la Photographie, Association européenne pour l’histoire de la Photographie.
  • 2001 : prix Achille-Béchet.
  • 2012 : prix des Amis du Hainaut.
  • 2012 : officier du Mérite wallon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Première Triennale internationale de photographie, Palais des Beaux-Arts de Charleroi, introduction Jean-Claude Lemagny, 1980.
  • Deuxième triennale internationale de la photographie, Ed. Photographie Ouverte D/1984/3864/2.
  • Troisième triennale internationale de la photographie, Ed. Musée de la Photographie.1987 (ISBN 2-87183002-9).
  • Quatrième Triennale Internationale de la Photographie, Ed. Musée de la Photographie, 1990 (ISBN 2-87183-010-X).
  • Georges Vercheval (dir.) et al., Musée de la photographie Charleroi : centre d'art contemporain de la Communauté française de Belgique, Gand, Crédit Communal de Belgique, coll. « Musea Nostra » (no 35), , 128 p. (ISBN 90-5544-078-7).
  • 150 ans de photographie, certitudes et interrogations 1839-1989, Ed. Musée de la photographie, 1989 (ISBN 2-87183-005-3).
  • Image (S) d’une collection, Ed. Musée de la photographie à Charleroi/Fonds Mercator, 2010 (ISBN 978-2-87183-063-4).
  • Mémoire d’un pays noir, Ed. Lebeer Hossmann, Bruxelles, 1975.
  • L' Afrique en regards, une brève histoire de la photographie, Ed.Filigranes, 2005 (ISBN 2-35046-039-8).
  • La photographie de presse africaine : éléments historiques, déontologiques et juridiques, Éd. Gret, 2007, collection P.a.m.i 1,2,3.
  • Le cube au Carré, Ed. Les Amis du musée de Verviers, 2008.
  • La Photographie au Daily-Bul, Ed. Centre Daily-Bul et Yellow Now, 2016 (ISBN 978-2-8734-0402-4).
  • Arts Plastiques en Province de Namur 1830 /2020, Ed. Le Delta et Luc Pire, 2019 (ISBN 978-2-87542-182-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Vercheval. L’ordre des choses, textes de Xavier Canonne, Christine De Naeyer, Emmanuel d’Autreppe, Pool Andries. Éd. Musée de la Photographie ( (ISBN 978-2-87183-066-5))
  2. Pierre Bastin, « Entretien avec Georges Vercheval », Photographies magazine, Paris, .
  3. Françoise Zonemberg, Le Soir, .
  4. exposition, Paris, chapelle de la Sorbonne, 24/10 au /12 1994 Ed. (ISBN 2-904732-67-5)
  5. Jean-Marie Wynants, « Dix ans : l'âge de déraison, le miracle du carmel, sept merveilles échappées d'un fascinant trésor », Le Soir Bruxelles, .
  6. Georges Vercheval, Christine Denaeyer, Marc Vausort et Thierry Massin, Musea Nostra, Musée de la photographie, Charleroi Centre d’art Contemporain de la communauté Française de Belgique , (ISBN 90-5544-077-9).
  7. Charles Van Dievort, « Culture et Photojournalisme  », La Libre Belgique,‎
  8. http://www.museumfelixdeboeck.be/cube/artistes/vercheval.htm