Félix Roulin
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Sculpteur, bijoutier |
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Félix Roulin, né le à Dinant (Belgique), est un sculpteur belge.
Biographie
[modifier | modifier le code]Félix Roulin nait le 21 août 1931 à Dinant[1]. Il a un frère jumeau prénommé Jean. C’est dans sa ville natale, dont l’histoire, l’architecture et les paysages exerceront par ailleurs une influence sur la “trajectoire artistique”[2] du futur sculpteur, que le jeune garçon découvre le travail du bois en compagnie de son père, qui construit des barques par passion[3]. Il a aussi un premier contact avec le monde de la métallurgie dans les ateliers des batteurs de cuivre dinantais[4].
La ville subit alors depuis plusieurs année la Deuxième Guerre mondiale, conflit qui marque l’enfance du futur sculpteur[5].
En 1953, quelques années seulement après avoir terminé sa formation Félix Roulin devient professeur de dessin et de moulage à l’École des Métiers d’Arts de l’abbaye de Maredsous. Trois ans plus tard, il commence par ailleurs à enseigner à l’École technique de Dinant, et ce jusqu’en 1962. Cette même année, Félix Roulin est nommé professeur de l’atelier du métal à l’Institut supérieur et d'Art visuel de La Cambre à Bruxelles, poste qu’il occupe deux années durant. Il revient à La Cambre en 1984, cette fois-ci en tant que professeur de Sculpture monumentale[6].
Félix Roulin a un fils, David, et est le grand-père de la chanteuse Iliona[7].
- Monument Adolphe Sax à Dinant (détail).
- « Œuvre sans titre »
Louvain-la-Neuve.
Carrière de sculpteur
[modifier | modifier le code]Années 1940
[modifier | modifier le code]Dans les années 40, le contact de Félix Roulin avec la matière est fortement influencé par son père. En effet, ce dernier possède alors un atelier de construction de barques, le long de la Meuse à Dinant, dans lequel Félix Roulin découvre le travail du bois. Il en parle en ces mots : « Avec les façons de mon père, la similitude est troublante, il imaginait, dessinait, élaborait ses barques, seul, il entreprenait le travail de bout en bout, depuis l'achat des bois, qu'il ramenait dans son atelier sur une charrette à bras jusqu'à la dernière couche de peinture. Puis, c'était la mise à flot qui était l'événement. Pour les sculptures, je ne fais pas autrement ; est-on dépendant à ce point d'un modèle d'activité ? Jusqu'au désordre apparent de mon atelier, dicté par l'urgence des tâches qui me fait à présent penser au sien[3]. »
Au sortir de sa formation à l’École des Métiers d’Arts de Maredsous en 1951, Félix Roulin s’investit dans la réalisation d’objets sacrés au sein des Ateliers d’art de Maresdous mais également dans la restauration d’œuvres détruites lors de la Seconde Guerre mondiale[8].
Années 1950
[modifier | modifier le code]Les années 50 voient la pratique de Félix Roulin prendre un tournant abstrait qui s’étend de 1957 à 1966[9]. Entre 1951 et 1961, il est également professeur à l’École des Métiers d’Arts de Maredsous et à l’École technique de l’État de Dinant[5]. En parallèle, Félix Roulin continue la pratique du modelage de l’argile, par le biais de nombreux portraits souvent d’enfants et de femmes[10]. Il travaille toujours avec d’autres matériaux tels que le bois et la pierre[11]. C’est à partir de 1957 que Roulin rejette la figuration humaine pour travailler la matière en volumes abstraits. Il choisit alors le métal, et plus particulièrement le cuivre, le plomb et le fer, qu’il plie, tord, bat et soude[12]. La décennie se conclut, en 1959, par une première exposition personnelle à la Galerie Rencontre de Charleroi.
Années 1960
[modifier | modifier le code]Dans les années 60, Roulin approfondit sa pratique des métaux dans la veine de l’abstraction. En 1961, il est Lauréat du Prix triennal de la « Jeune Sculpture Belge ». A partir de 1962 et ce, jusque 1984, il est professeur de l’Atelier du Métal à l’Institut National supérieur d’Architecture et d’Art visuel de La Cambre à Bruxelles. Ses statues abstraites, notamment en formes de poutres et de cubes sont de plus en plus imposantes et prennent dans l’espace public[13]. De ce fait, en 1964, Roulin réalise notamment L’Art d’Aujourd’hui en Belgique pour la Hessenhuis à Anvers, mais également 15 sculpteurs dans la Galerie Birch de Copenhague. Il réalise, en 1965 à Liège, la Maison-Sculpture, en collaboration avec l’architecte Jacques Gillet[13].
Durant la décennie, Félix Roulin à l’occasion d’exposer plusieurs fois, dans des cadres souvent prestigieux, signe de sa reconnaissance en Belgique et à l’étranger[5] :
- 1961 : exposition personnelle, New Smith Gallery, Bruxelles ;
- 1962 : exposition Antagonisme II. L’Objet. Exposition personnelle à l’Abbaye Saint-Pierre, Musée des Arts Décoratifs, Paris ;
- 1965 : biennale de Paris. Exposition personnelle, Galerie Anderson-Mayer, Paris ;
- 1966 : 8e biennale des Galeries Pilotes à Lausanne avec la New Smith Gallery, Bruxelles ;
- 1967 : 9e biennale de Sâo-Paulo, Brésil (avec quatre autres artistes belges). Biennale d’Aquila, Italie ;
- 1968 : exposition personnelle à la New Smith Gallery, Bruxelles. Première Triennale des Arts Plastiques en Belgique (Halles de Bruges)[14] ;
- 1969 : exposition personnelle, Cave de l'A.G.L., Leuven. Somville Roulin, 42e Salon de Charleroi. Art Présent, Palais des Beaux-Arts, Anvers et au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles.
Les sculptures monumentales abstraites s’inscrivant dans l’espace public restent, tout au long des années 60, une grande source de commandes pour Félix Roulin. C’est le cas, exemple parmi d’autres, de la sculpture pour les nouveaux bâtiments de la R.T.B. à Bruxelles en 1968[15].
À partir du milieu des années 1960, s’éloignant d’une sculpture de commande classique, Roulin revient à la figuration. Le moulage sur nature devient central dans sa pratique largement influencée par l’hyperréalisme[16]. Il crée son propre vocabulaire sculptural en combinant dans ses créations, parties anatomiques souvent féminines (modelées ou moulées sur nature) et imposantes formes géométriques. Il s’inspire aussi des mouvements comme le dadaïsme et le Pop Art pour moulés des objets du quotidien[17].
C’est en 1966 qu’il installe sa première fonderie à Maredret et qui commence à travailler à la cire perdue[11].
Années 1970
[modifier | modifier le code]Les années 70 s’inscrivent dans le développement d’une sculpture qui allie figuration et volumes géométriques. La fonderie de Maredret devient un lieu central de la pratique de Roulin, notamment dans le cadre de ses cours. Il y organise les Ateliers de Maredret où viennent s’initier à la sculpture notamment du bronze et de l’acier inoxydable des étudiants en arts et en histoire de l’art[18]. Dans ses sculptures, Félix Roulin joue avec des fissures et des cavités dans les grands volumes de métal, desquelles émergent des parties de corps, surtout féminins, réalisées à partir de moulages sur nature. La période suscite un grand nombre de commandes, notamment pour l’espace public[19].
En 1973, le futur Musée des Arts Contemporains de la Communauté française (aujourd’hui Fédération Wallonie-Bruxelles) commande au sculpteur les monumentales Portes du Grand’Hornu. Roulin fait également le pont avec les arts du spectacle avec Sculpture-spectacle, réalisée pour le Plan K à Bruxelles en 1975. Le Laocoon moderne réalisé en 1976 pour la station de Métro Thieffry à Bruxelles est un parfait exemple de l’appropriation et de la modification de l’espace public que Félix Roulin revendique dans sa pratique de la sculpture monumentale[19].
L’année 1979 voit un certain changement, une rupture dans le travail de Félix Roulin. En effet, ses dernières sculptures sont alors inspirées de la science-fiction mais elles ne sont cependant pas tant "éloignées que cela de son travail précédent" dit-il[20].
Les expositions sont nombreuses dans cette décennie[21] :
- 1970 : Exposition itinérante en Europe Métamorphose de l’Objet, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles
- 1971 : Exposition personnelle, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles
- 1972 : Exposition personnelle, Musée de Essen. Du Nord au Sud , Musée Cantini, Marseille.
- 1974 : Biennale de Sculpture du Middelheim, Anvers.
- 1976 : 1ere Triennale des Artistes de la province de Namur, Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Exposition personnelle (500e anniversaire de L’Université Catholique de Louvain), Louvain-la-Neuve. 5e Foire d’Art Actuel, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles.
- 1977 : Exposition personnelle, Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles. 14e Biennale de Sâo-Paulo et voyage au Brésil, en Bolivie et au Pérou.
- 1978 : Exposition personnelle, site minier de Quaregnon, Belgique.
- 1979 : 2e Triennale des Artistes de la Province de Namur, Maison de la Culture de Namur. Exposition personnelle, Musée de Louvain-la-Neuve (inauguration). Publication du livre « Alliages ». Exposition internationale Malou 79 pour le millénaire de la ville de Bruxelles.
Années 1980
[modifier | modifier le code]Dans les années 80, se voit une sculpture marquée par son temps, notamment avec la sculpture Skylab qui est profondément ancrée dans le 20e siècle puisqu'en lien avec la conquête de l’espace. En particulier Skylab fait référence à la station spatiale qui s’est désintégrée en 1979 en entrant dans l’atmosphère[22]. Il s’emploie également à une œuvre religieuse puisqu’il réalise la châsse de sainte Gertrude à Nivelles[23]. En 1982, Félix Roulin lie une fois de plus la sculpture et l’art théâtral puisqu’il réalise une sculpture articulée Entrave pour la pièce de Henri Ronse Parmi les Os et les Pierres dans la chapelle des Brigittines à Bruxelles[24].
Félix Roulin continue avec un grand nombre d’expositions[25] :
- 1980-1981 : Exposition personnelle au Musée St-Georges de Liège, Félix Roulin y expose 15 pièces of Skylab.
- 1980 : Pour le 150e anniversaire de l’Etat Belge, Art et Métallurgie, Bois-du-Luc, La Louvière. Au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Europalia 80, exposition Vie de Femmes 1830-1980.
- 1981 : Exposition personnelle à Bruges, Interior Art Gallery. Il réalise à l’Université de Liège une sculpture devant la faculté de droit et pour cela, il gagne un prix.
- 1983 : Exposition personnelle Bronze 83 dans la ferme de Biesmerée avec l’Atelier Nouveau Bronze ; la même année, il participe à une exposition collective à la foire de Bâle. Exposition de la Banque Nationale à Charleroi sur l’aspect de l’art belge actuel.
- 1984 : Exposition personnelle à Bruxelles, à la galerie Techno.
- 1985 : Exposition personnelle à Bruxelles Dessin d’un sculpteur de projet monumentaux à l’I.S.E.L.P. et exposition personnelle à L’Autre Musée, Nouvelles sculptures, et projet Hermès un signe pour l’Europe. Exposition collective à la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) à Paris avec la galerie Protée de Paris. Exposition personnelle œuvres récentes qui se situe à la Galerie d’Art actuel Georgette Ballegeer à Liège.
- 1986 : Exposition à la galerie Protée à Paris Dernière sculptures métalliques : Icare et autres mythes.
- 1987 : En Bolivie, à la Case Della Cultura à Santa-Cruz, Félix Roulin participe à l’Exposicion Fugitiva. La même année, à Budapest, se déroule la Biennale de la petite sculpture.
- 1988 : A Paris, en collaboration avec A2RC Architecture, se déroule Inventer 89, une exposition au Parc de la Villette. Exposition au Centre wallon d’Art contemporain de la Communauté Française de Belgique La Châtaignerie à Flemalle-Haute nommée Jardin de sculpture.
- 1989 : Dans la galerie d’art actuel à Liège, Félix Roulin expose Sculpture utile et métal lourd. Exposition au Musée numismatique et historique de la Banque Nationale de Belgique Au ciseau et au marteau à Bruxelles. Il réalise également du mobilier en fonte sur base de texte de Jean-Pierre Verheggen. La même année, il réalise une œuvre collective avec l’architecte Patrice Neirinck et la sculpteur Veerle Pinckers pour les Etablissements BATTARD à Ville-Pommeroeud. Il s’agit de Mémoires d’Arbres en acier corten et en fer émaillé. La sculpture est monumentale puisque mesurant plus de 43 mètres de long et pesant plus de 10 tonnes. Il voyage également en Corée du Sud afin de participer aux Olympiades de l’Art à Séoul dans le parc de Sculpture en plein air.
Années 1990
[modifier | modifier le code]Dans les années 1990, la narration devient un principe important de l’œuvre de Félix Roulin. Il a recours à des récits issus des mythologies antiques et de les récits épiques médiévaux mais les sujets qu’il choisit montre également un attachement aux figures historiques. L’Homère de 1996 allie cet intérêt pour l’histoire et la mythologie. La tête de l’auteur mythique est associée à une évocation de la ville de Troie[26]. Dans cette optique, la figuration humaine prend une importance de plus en plus grande. Cette quête de la figure s’inscrit dans une démarche recherche de la beauté actuelle, que Roulin entreprend dans le début des années 1990, beauté qui n’est ni celle de l’Antiquité, ni celle du Moyen Age, ni même celle des années 60[27] : « La liberté de facture et les écarts par rapport au réalisme, Roulin de les trouve pas, tels de prestigieux prédécesseurs, dans les accidents de surface du modelé anatomique ni dans ces parties de la sculpture laissée dégrossie comme le pratiquait Rodin, mais bien dans le contraste entre ces fragments de corps hyperréalistes et la gangue de métal qui les contient : dialectique nouvelle qui allait affirmer la modernité et l’originalité du style de l’artiste. »[28]
Mots de Félix Roulin sur ses conceptions artistiques, notamment en rapport avec la quête de la beauté : « Si Isis reconstruit l’homme aimé, je tente, quant à moi, de reconstruire la femme, “une” femme ou “la” femme, une vision idéale qui m’oblige, sans doute, à travailler par fragments, par juxtapositions de morceaux parfaits ; à envisager l’ensemble comme un addition de perfections impossible à voir globalement ; un peu comme la vision des cubistes qui tentent la quadrature du cercle en coulant peindre simultanément la face et le profil. »[29]
« Quand tu dis “se débattent”, c’est comme si tu pensais qu’ils étaient piégés, que, par des mécanismes sournois, j’attrapais ces superbes filles, pour les emprisonner… alors qu’en fait, je les révèle à elles-mêmes, leur montrant qu’elles sont plus belles encore qu’elles ne pensent. Bien sûr, elles ont une certaine pratique de la suggestion et je leur demande de dévoiler plus et autrement que ce que leurs instincts ou leurs comportements habituels ne permettent. »[30]
Félix Roulin est largement représenté dans le milieu artistique par de nombreuses expositions, notamment à l’internationale :
- 1990 : Exposition 40 ans de jeune peinture belge, 1950-1990. Palais des Beaux-Arts, Bruxelles. Exposition personnelle et publication du livre Trajectoires Métalliques, Espace-Partenaires, Hamois.
- 1991 : Exposition personnelle, Galerie Art Forum, Anvers.
- 1992 : Exposition Art du laiton - Dinanderie organisée par la Société archéologique de Namur, à l'hôtel de Gaiffier d'Hestroy, Namur. Foire de Bâle, Galerie d'Art Actuel, Liege.
- 1993 : Exposition internationale itinérante Kaléidoscope, Villeneuve d'Ascq, Bruxelles, et Hattingen, Allemagne. Exposition, Maison de la Culture de Dinant.
- Expositions au Japon: Himeji City Museum of Art, Museum of Modern Art, Saitama (Tokyo), The Niigata Prefectural Museum of Modern Art.
- 1994 : Exposition, The Tokushima Modern Art Museum. Exposition personnelle, Galerie Piretti, Ostende. Exposition personnelle, Maison de la Culture de Dinant (inauguration du Monument Adolphe Sax). Exposition 3 bronzen dimensies, BASF Antwerpen, Anvers.
- 1995 : Participation à la 2e édition du Fil Rouge, Louvain-la Neuve.
- 1996 : Exposition, Musée de Louvain-la-Neuve.
- 1997 : Participation à la 3e édition du Fil Rouge, Louvain-la Neuve. Exposition Présence, collégiale de Nivelles. Exposition avec Gabriel Belgeonne, Elian Lizart Art Gallery, Bruxelles.
- 1998 : Voyage d'étude de Félix Roulin en Crête. Exposition L’art du toucher, Louvain-la-Neuve. Exposition, Piretti Art Gallery, Knokke le Zoute. Symposium d'Art Actuel de Moncton (Nouveau Brunswick), Canada.
- 1999 : Exposition Le trèfle à quatre feuilles, Louvain-la-Neuve. Lineart, Piretty Art Gallery, foire de Gand.
Influences et sources d'inspirations
[modifier | modifier le code]De la Renaissance, et essentiellement de Michel-Ange, Félix Roulin retire surtout une pratique en lien avec la conception du corps et intérêt pour la symbolique de celui-ci. Il développe une symbolique du corps d’une autre manière que celle de Michel-Ange. Le corps tente de faire éclater sa force mais reste prisonnier d’un carcan et s’y blottit. Michel-Ange suggérait un carcan de forme, tandis que chez Félix Roulin, il s’agit plutôt d’un carcan de la matière que le corps peut seulement distendre. De plus, Roulin est l’un des rares artistes contemporains à s’exprimer selon les méthodes de la Renaissance[31].
De la sculpture moderne, Félix Roulin retire beaucoup de la pratique de Rodin. En effet, Rodin ouvre une voie essentielle à la sculpture moderne en travaillant ses compositions à partir de corps en morceaux. C’est sur cette voie que va reposer une nouvelle démarche artistique basée sur la combinaison de fragments préexistants. Cette fragmentation se retrouve dans de très nombreuses œuvres de Félix Roulin. Elle lui permet de mettre en évidence des détails tout en ne faisant que suggérer les corps humains, laissant ainsi place à l’interprétation du public. En outre, Roulin réalise ses moulages sur nature, comme le faisait Rodin. Cela permet au sculpteur de choisir ses compositions et de laisser s’exprimer sa créativité. Cette longue histoire des moulages peut aussi remonter à la Renaissance et à Raphaël[32].
Du XXe siècle, Félix Roulin mobilise beaucoup de références aux mouvements artistiques du début de ce siècle. Ses œuvres apparaissent alors comme des hommages à différents artistes, tels Henry Moore, Marcel Duchamps et Magritte. Au début de sa carrière, quand il travaille essentiellement le fer battu, les pliages, les formes brutes et la texture du métal font écho à cet art du début du XXe siècle. On peut apparenter son art à celui de Bosch, d’Ensor et des expressionnistes[33].
Ses œuvres inspirées de l’actualité de son époque révèlent un art profondément ancré dans le XXe siècle. Cela se marque notamment par son œuvre 15 pieces of Skylab, qui serait réalisée à partir de débris du satellite éponyme désintégré en 1979 (ce n’est pas le cas). Félix Roulin lie cette actualité aux mythes antiques d’Hermès et d’Icare. Dans son œuvre Icare, ce personnage mythologique est associé à une aile d’avion, on voit donc un lien entre le mythe ancien et la technologie contemporaine[34]. Tout cela montre à quel point Félix Roulin mêle ses références, confondant ainsi passé, présent, mais aussi futur, puisqu’il est influencé par la science-fiction.
Le monde minier se révèle également une source d’inspiration importante pour Félix Roulin, puisque ce thème sera à l’origine de certaines créations majeures, telles les Portes du Grand Hornu et les sculptures-sols de Quaregnon. Roulin effectue une comparaison entre le mineur et l’archéologue[35].
Matériaux et techniques
[modifier | modifier le code]Rapport au dessin préparatoire
[modifier | modifier le code]" [...] quand la pièce est complexe, un plan ou un dessin s’impose, un dessin où le réalisme simule l’objet fini dans sa matière, ses reflets, ses ombres, son environnement[36]. "
Métaux et fonderie
[modifier | modifier le code]- Plomb, Cuivre et Fer : Félix Roulin réalise d’abord des sculptures de plomb en relief, ensuite des œuvres en cuivre et en plaques de fer, qu’il assemble en les soudant[37]
- Les bronzes réalisés en 1971 sont “nickelés et assemblés par boulonnage à des structures d’acier inoxydable”[38]
- Rapport de Félix Roulin au bronze :
" [...] en écho à l’Histoire, la matière bronze porte, chez Félix Roulin, la trace de l’homme dans le monde”. Il “pose la question du statut et du rôle de l’homme dans l’évolution technologique que nous imposons au monde.” ça explique pourquoi le bronze, premier alliage utilisé par l’homme, est parfois associé à de l’acier inoxydable, symbole de modernité[39]. "
- Alliage bronze-laiton : avant alliage avec acier corten[11]
- Acier corten et acier inoxydable :
- Félix Roulin réalise jeu de reflets de l’environnement possible grâce à l’acier in oxydable : « La gangue du bloc de marbre de Carrare a ici laissé la place aux métaux ferreux: l'acier Corten ou l'acier inoxydable. Lorsque ce dernier est poli, l'effet spéculaire de la surface intègre alors le reflet du monde environnant dans l'œuvre. Comme il s'agit précisément de ce monde que nous occupons, le doute surgit alors un instant : de quel côté du miroir nous trouvons-nous en fin de compte ? »[40]
- Première association à l’acier corten lors de la réalisation des Portes du Grand Hornu[41]
La première fonderie de Félix Roulin est installée dans sa maison de Maredret en 1966. Une nouvelle, plus spacieuse est aménagée dans sa ferme à Biesmerée en 1991[11]. Le creuset est d’une capacité plus vaste. Roulin commence d'abord par insérer dans ses coulées des objets quotidiens dans influence inventive du Pop’Art, avant de procéder à des empreintes et des moulages sur nature de fragments anatomiques qu’il intègre aux volumes de nature abstraite[11].
Modelage
[modifier | modifier le code]Le passage à une échelle monumentale pousse Roulin à modeler les figures humaines et non plus avoir recours au moulage sur nature. La texture des peaux en est largement altérée. La stylisation des figures humaines va de paire avec cette technique et convient mieux aux personnages héroïques et divins[42].
Moulages de corps humains
[modifier | modifier le code]Félix Roulin sur son rapport au moulage sur nature.
« Quand la pose [du modèle] est définie, avec ce que cela comporte comme accessoires, supports, qui permettent au modèle de rester en place sans trop souffrir. Une fois la portion de corps, ce que j’appelle le “champ opératoire”, enduite d’un agent démoulant, je dépose la première couche d’empreinte en plâtre très fluide qui transforme le corps vivant en presque statue, neutralisant l’impression de nu donné par le détail de la peau, sa couleur, ses accidents, par cette couche blanche semblable à un vêtement. L’instant d’avant, c’est un corps chaud, souple, dont la plastique est mise en valeur par l’huile ; l’instant d’après, il entre déjà dans l’immobilité avec une carapace armée qui va s’épaissir d’abord par les couches successives, puis durcir en chauffant par la prise du plâtre. L’instant juste avant la prise je détermine des lignes de coupe qui partagent cette carapace en morceaux, de façon à pouvoir libérer le modèle[43]. »
Taille du bois, de l'ivoire, de la pierre
[modifier | modifier le code]La pierre tendre, blanche, lui plait parce que le travail est rapide mais il en mesure vite les limites :
- contraintes de solidité et de précision
- le grain permet pas détails très fins : avec la pierre la matière gagne sur l’artiste selon lui[44].
Il revient à la pierre dure (pierre bleue) à la fin des années 80 parce qu'il se dote d'outils diamantés qui permettent un travail rapide. Il redécouvre rapport-pierre-bronze[45].
Réception : prix et avis du public
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les « femmes saxophones ».

à Andenne (détail).

à Louvain-la-Neuve.
- Félix Roulin reçoit son premier prix en 1961, il est lauréat du Prix triennal Jeune Sculpture Belge à Bruxelles[46]. La même année, durant la Biennale de Paris, il gagne le prix du Musée Rodin[5].
- En 1962, lors de la bourse Berthe-Art de Sculpture, Félix Roulin obtient le prix Berthe Art. Grâce à cela, il est envoyé à la 30e Biennale de Venise en compagnie de Van Hoeydonck[47].
- En 1963, il reçoit le prix Koopal (Synthèse des Arts Plastique) avec Georges Vercheval et Gabriel Belgonne en Belgique. La même année, il reçoit le deuxième prix Olivetti de Sculpture[5].
- Il réalise à l’Université de Liège une sculpture Droit et Justice pour l’Humanité devant la faculté de droit et pour cela, il gagne un prix[48].
Carrière littéraire et théâtrale
[modifier | modifier le code]Lien sculpture-Théâtre :
- En 1975 : il s’agit de son premier travail pour le théâtre, “Sculpture spectacle”, dans une idée de relation entre “humain-matière”, l’humain et le métal. Ainsi, avec Frédéric Flamand et sa troupe “Plan K” cette sculpture est utilisée dans la pièce “The Penny arcade Peep Show” de William Burrought. La pièce est donnée en première dans les serres du jardins Botanique qui sont alors à l’abandon. Elle sera ensuite jouée notamment à Paris, Genève Londres et New-York. Actuellement, ces sculptures se situent au musée Sart-Tilmann[49].
- En 1982 : Il réalise un « espace scénique et une sculpture articulé Entrave pour la pièce de Henri Ronse : Parmi les Os et les Pierres d’après Séléris, dans la chapelle des Brigittines à Bruxelles[24]».
- En 1988 : il s’occupe de la scénographie pour l’oratorio « l’instruction » de Peter Weis lors du 40ème anniversaire de la déclaration des droits de l’homme[24].
Ses écrits :
- 1968-69 ; 1990 : En 1968, Félix Roulin a écrit des notes à propos des bronzes. Ceux-ci ont été réécrit en 1969. Dedans, il y exprime « l’émotion et la découverte de la fonte » qui sont vives, toujours dans l’attente, l’interrogation et l’aléatoire. Il remet un des passages de ces notes dans son ouvrage : Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990. Il est intéressant de noter que cet ouvrage datant de 1990 est parsemé de notes et commentaires personnels de Félix Roulin qui revient sur ces propres propos et œuvres sculpturales[49].
- En 1970 : Il a écrit des catalogues d’expositions : Roulin, F. et Vandevivere, I., Journal de l’exposition des bronzes par le Cercle d’archéologie de l’UCL et l’AGL, organisé à Louvain, Cave de l’AGL, décembre 1970[50].
- En 1975 : Félix Roulin a écrit des poèmes qui sont en lien avec ses œuvres. Nous pouvons notamment penser à son poème « Fragment d’une inconnue ou litanie pour un inconnu » qui semble vouloir faire écho avec les statues colonnes qu’il a réalisées en 1975[51].
- En 1979, à l’occasion de l’ouverture du Musée de Louvain-la-Neuve, Félix Roulin publie son ouvrage « Alliage »[52]. Dans cet ouvrage, Félix Roulin prend part à la rédaction de manière manuscrite afin d’écrire l’introduction et mettre en avant des commentaires à propos de ses œuvres. Il est intéressant de noter que toutes ses interventions sont réalisées de manière manuscrite[53]. Il ponctue également ses commentaires de dessins.
- En 1996, Félix Roulin publie « Rome ‘91 » dans la collection Carnets de voyage chez Tandem (même éditeur que « conversation avec France Borel, …). Les thèmes de ses ouvrages sont le dessin, les gravures et les estampes.
- En 1991 : Il existe également une discussion interview de Félix Roulin. Les questions sont posées par l’auteur Borel France : Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991. Cette conversation est ponctuée de 40 œuvres réalisées à l’eau forte par Félix Roulin[54].
- En 2018 : Michel Lefftz réalise un interview de Félix Roulin qu’il met par écrit dans l’ouvrage :Lefftz, M., Le monument. Entretiens sur la sculpture avec Félix Roulin, Namur, 2018.
Hommage
[modifier | modifier le code]Une de ses œuvres est représentée sur la Fresque des Wallons à Namur.
Expositions
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Il expose un peu partout dans le monde, notamment à la Biennale de Paris en 1966, à la XIVe Biennale de São Paulo en 1967 et à la Biennale du Middelheim (Anvers) en 1974.
Les expositions personnelles principales sont :
- à la Galerie Anderson-Mayer à Paris en 1965
- au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1971
- à la Galerie Fred Lanzenberg à Bruxelles en 1977
- au Musée Saint-Georges à Liège en 1979
- à la Galerie Protée à Paris en 1986
- à Espace-Partenaires à Hamois en 1990
- à Dinant en 1994
- à Louvain-la-Neuve en 95, 97, 99
- à Nivelles en 1997
- dans le Prieuré d'Anseremme en 1998
- à Freÿr, près de Dinant, en 2000
- à la Galerie Cap d'Art à Genval, en 2003
Oeuvres
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Liste non-exhaustive
Félix Roulin réalise des sculptures dans les espaces publics, notamment :
- Mobilier liturgique pour les églises de Tillet, Rechrival, Flavion, Maubeuge (1952-1959)
- Tôles pliées (1957-1966)
- Dinanderies pour Expo '58 de Pavillon de la Province de Namur à l'Exposition universelle (1958)
- Collages et monotypes (1961-1965)
- Koopal (1962-1963)
- Sculptures pour l'église de l'Assomption de la Vierge, Florenville (1964)
- Maison-sculpture, Angleur (1965-1968)
- La Pensée, Namur (1965-1966)
- Sculpture monumentale pour le Plan incliné de Ronquières (1966)
- Colonnes, bronze et acier inox (1970-)
- Mains (1971-1973)
- Sculptures pour la Station de télécommunication spatiale de Lessive (1972)
- Portes du Grand Hornu (1973)
- Laocoon moderne, station Thieffry du métro de Bruxelles (1976)
- Sculptures-sol, Quaregnon (1977)
- Relecture du Laocoon, Louvain-la-Neuve (1977)
- Colonne brisée, laboratoires Abott, Louvain-la-Neuve (1977)
- Mur-sculpture au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris (1979)
- Pyramides (1979)
- Bijoux (1979)
- Mur des marcheurs, Gerpinnes (1980)
- Nouvelle châsse de sainte Gertrude, Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles (1980-1983)
- Droit et Justice, Musée d'art contemporain en plein air du Sart Tilman[55], Université de Liège (1981)
- Skylab, Liège (1981)
- Pieds & mains (1983-1985)
- Icare (1984-1996)
- Mémoires d'arbres, Ville-Pommeroeul (détruite) (1988-1989)
- Hermès (1989)
- Projet Inventer 89, Paris (1989)
- Portes de la Présidence de l'Exécutif Régional wallon, Namur (1990-1991)
- Monument Adolphe Sax, Dinant (1992-1994)
- Projet Forêt d'Ardenne (1995)
- Monument Jean T'Serclaes, Tilly (1995-1996)
- Hommage au corps en douze fragments, attitudes et mouvements, place Pierre de Coubertin à Louvain-la-Neuve (1996)
- Portique génération (1996)
- Homère (1996)
- Œuvre sans titre, place Blaise Pascal à Louvain-la-Neuve (1997)
- Mur-sculpture, Théâtre de la Place des Martyrs à Bruxelles (1998)
- à Moncton (Nouveau-Brunswick, Canada) (1999)
- Arche du Millénaire, Andenne (2000-2001)
- Fontaine avec cascade de corps (2002)
- Souliers rouges (2003)
- Projets de bijoux pour HDR Design Awards (2006)
- Amazone (2010-2026)
- Les Âges de l'Humanité, hôpital civil Marie Curie à Charleroi (2013-2016)
- Couple royal (2018-2030)
- Monument à Baudelaire (2021-2022)
- Damasine et Alexandre, Maredsous (2023-2024)
Pour la ville de Nivelles, en 1982, une sculpture très particulière, à la fois sculpture et pièce d'orfèvrerie, a été réalisée : la châsse de sainte Gertrude de Nivelles.
L'ancienne châsse de sainte Gertrude est détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, mais les reliques de la sainte pourront heureusement être récupérées. Plutôt que de restaurer la châsse, trop abimée, il fut décidé d'en confier la construction d'une nouvelle à Félix Roulin en 1978. Cette nouvelle châsse, appelée contemporaine, contient des fragments de l'ancienne châsse sur ses parois avant et arrière, et est constituée d'un élément central contenant les reliques et de quatre éléments articulés permettant de lui faire prendre trois formes (horizontale, châsse classique et verticale) suivant les circonstances.

Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 44
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 37
- 1 2 Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 10.
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 170.
- 1 2 3 4 5 Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 217.
- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 44.
- ↑ Joëlle Lehrer, « Iliona, créatrice d’émotions », L'Écho, .
- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p. 16.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 10.
- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p. 17.
- 1 2 3 4 5 Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 13.
- ↑ Van Buynder, E., Biographie, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 4.
- 1 2 Van Buynder, E., Biographie dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 4.
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- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 217-218.
- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p. 18.
- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p. 19.
- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 22.
- 1 2 Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 219.
- ↑ Roulin, F., Gruson, F. et Vandevivere, I., Alliages, Louvain-la-Neuve, 1979, p.118
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 218-219.
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- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p.45 ; Roulin, F., Félix Roulin, Andenne, Magermans Imprimeurs-éditeurss, 1985, p,44.
- 1 2 3 Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 45.
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 219 ; Roulin, F., Félix Roulin, Andenne, Magermans Imprimeurs-éditeurs, 1985, p,43-44 ; Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p.45 et Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 38, 45.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 13.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 8-9.
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 14.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 8.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 50.
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 14 et 172.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 12.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 14 ; Walravens, J., 1962 dans Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 12.
- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 7, 34 et 36.
- ↑ Lefftz, M., Roulin…d’un siècle à l’autre, cat. exp., Louvain-la-Neuve, 2026, p. 130.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 43.
- ↑ Félix Roulin. Maredous 2024 (revoir référence), p. 4.
- ↑ Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009, p. 18.
- ↑ Clerbois, S., Félix Roulin à l’oeuvre. Dans l’intimité de l’atelier, Bruxelles, s. d., p. 10-11.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 11.
- ↑ Lefftz, M., Le monument. Entretiens sur la sculpture avec Félix Roulin, Namur, 2018, p. 12.
- ↑ Lefftz, M., Félix Roulin : La forme dans tous ses états, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 12-13.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 52.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 21.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 22.
- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 6.
- ↑ Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024, p. 4.
- ↑ Roulin, F., Gruson, F. et Vandevivere, I., Alliages, Louvain-la-Neuve, 1979, p.118.
- 1 2 Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 18.
- ↑ Roulin, F., Gruson, F. et Vandevivere, I., Alliages, Louvain-la-Neuve, 1979, p. 15.
- ↑ Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003, p. 168.
- ↑ Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990, p. 45.
- ↑ Roulin, F., Gruson, F. et Vandevivere, I., Alliages, Louvain-la-Neuve, 1979.
- ↑ Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991, p. 80.
- ↑ Félix Roulin, Liaison 1. Droit et justice pour l'humanité , fiche dans DONum Dépôt d'Objets Numérisés, ULiège, Belgique
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Borel, F. et Roulin, F., Conversation avec France Borel : fragment, corps, dessin, sculpture, mythe, matière, modèle, écrit, empreinte, Gerpinnes, 1991.
- Clerbois, S., Félix Roulin à l’oeuvre. Dans l’intimité de l’atelier, Bruxelles, s. d.
- Goyens de Heusch, S., Asada, H., Stalmans, J., Boitel, L., Félix Roulin. Métalmythes, Biesmerée, 2003.
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- Lefftz, M., Le monument. Entretiens sur la sculpture avec Félix Roulin, Namur, 2018.
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- Lefftz, M., Roulin…d’un siècle à l’autre, cat. exp., Louvain-la-Neuve, 2026.
- Roulin, F., Gruson, F. et Vandevivere, I., Alliages, Louvain-la-Neuve, 1979.
- Roulin, F., Félix Roulin, Andenne, Magermans Imprimeurs-éditeurss, 1985, p,44.
- Roulin, F., Félix Roulin : exposition sculptures dans la ville, Ciney, 2009.
- Van Buynder, E., Biographie, dans Félix Roulin, Art Gallery, Maredsous, 2024.
- Verhelst, S., éd., Félix Roulin. Trajectoire métallique, cat. exp., Hamois-en-Condroz, 1990.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives aux beaux-arts :
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