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Haine-Saint-Pierre

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Haine-Saint-Pierre
Haine-Saint-Pierre
L'ancienne maison communale.
Blason de Haine-Saint-Pierre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement La Louvière
Commune La Louvière
Code postal 7100
Code INS 58001B
Zone téléphonique 064
Démographie
Gentilé Hainois(e)[1] / Pierrots
Population 7 719 hab. (1/1/2025)
Densité 1 522 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 17″ nord, 4° 12′ 00″ est
Superficie 507 ha = 5,07 km2
Localisation
Localisation de Haine-Saint-Pierre
Localisation de Haine-Saint-Pierre au sein de La Louvière
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Haine-Saint-Pierre
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Haine-Saint-Pierre

Haine-Saint-Pierre (en wallon Inne-Sint-Pire) est une section de la ville belge de La Louvière. Par ailleurs, Haine-Saint-Pierre était également le centre de l'industrie verrière de la région.

Géographie

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Les Fonds, La Bonne Femme, Hautes Fontaines, Les Groseillons et Fontaine de Spa.

Cité de la Machine à Feu et Cité Bellez.

Évolution démographique

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  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Il s'agissait d'une commune indépendante avant la fusion des communes de 1977. Son nom fait référence à la Haine, rivière qui la traverse, et à Saint Pierre, saint patron de la commune[2]. La localité est connue depuis 1121. Comme toutes les entités régies par le système féodal, Haine-Saint-Pierre, était divisé en diverses seigneuries. Les deux villages Haine-Saint-Pierre et Haine-Saint-Paul étaient confondus sous le terme Hayna avant le XIIe siècle[3]. En 1138 on commença à faire la distinction entre « Haine-Poterie » et « Haine-Saint-Pierre »[3].

La principale était la seigneurie d’Haine qui regroupait le fief de La Hestre et celui de Haine. Elle était composée d’un château muni d’une chapelle, qui se trouvait à proximité du palais de Mariemont, de nombreuses parcelles de terre, de fermes et d’un moulin[2].

Comme pour les villages voisins, les paysans d’Haine-Saint-Pierre eurent à souffrir du passage des armées, notamment en 1692 lorsque le roi Louis XIV y a fait camper ses armées avant d’aller s’attaquer à Namur[3].

Les premières verreries ont ouvert au XVIIIe siècle (la verrerie Deschuytener est la première en activité dans le comté de Hainaut, vers 1780)[4],[2].

En 1944, de mars à juin, plusieurs bombardements alliés visèrent les infrastructures ferroviaires de Haine-Saint-Pierre. Après sept tentatives, les alliés finirent par atteindre leurs cibles. Mais les dégâts au sein de la population civile ont été importants[5].

Héraldique

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Blasonnement : D'azur à la bande d'or chargée en chef d'un croissant de gueules et accompagnée de six besants d'or posés en orle.



Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural

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  • L'église Saint-Pierre, construite en 1780 à l'initiative de l'abbé Joseph Scrippe[6]. Entre 1974 et 1978, l’église a été restaurée[7].
  • La cure qui se trouve près de l'église fut construite au XVIIIe siècle et plusieurs fois remanié. Cet édifice a été classé en 1990[7].
  • L'ancienne maison communale, construite en 1899[8].
  • La gare, construite en 1885-1886 en style éclectique[9].

Chaque année au Feureu se déroule le carnaval de Haine-Saint-Pierre qui comprend 4 sociétés , deux société de gilles avec leurs dames, une société Gilles seul , une société de paysans et une société de fantaisies (Les Anciens Gilles du Fond, Les Récalcitrants et leurs Dames, Les Sans-Soucis et leurs Dames, Les Z'infatigable et Les Paysans des deux Haines ) . La plus vieille société de gilles encore en activités sont "Les Anciens Gilles du Fond", société créée en 1859. En 2024 une société de Paysans nommé « Les paysans des deux haines » est revrée, le mardi 28 mai 2024 la société est officiellement reconnue par les autorités communales.[réf. nécessaire]

Enseignement

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Industries de l'époque

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Côté industrie, Haine-Saint-Pierre abritait les verreries de Mariemont, spécialisées dans la fabrication de verres à vitre et de verres spéciaux en feuilles. Considérée comme l’une des plus importantes du pays dans sa spécialité, l’entreprise a employé, à son apogée, plus de 1000 ouvriers avant de devoir fermer ses portes en 1930[10]. Au niveau de l'extraction du charbon, Haine-Saint-Pierre possédait une société de charbonnage du nom de « Société charbonnière de Haine-Saint-Pierre-La Hestre », créée en 1755[11]. Le puits Saint-Félix fut enfoncé en 1862 il était situé à la rue de La Hestre et en 1925 il fut l'un des 10 siège de la Société des charbonnages de Mariemont-Bascoup. En 1963, il fut mis en liquidation[12] puis une partie des bâtiments furent transformés en phalanstère après la Seconde Guerre mondiale[13].

Usines métallurgiques

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Les activités industrielles développées dans le secteur de Baume et d’Haine‑Saint‑Pierre, prennent forme au XIXe siècle avec l’implantation de plusieurs entreprises métallurgiques et mécaniques. Parmi les premières structures figure un complexe fondé en 1851 sous le nom d’« Usines et Fours à Coke Emile Coppée », installé près de l’ancienne gare de Baume, alors située sur la ligne ferroviaire reliant La Louvière à Bascoup et Manage[14]. À cette époque, le hameau de Baume s’étendait jusqu’à l’emplacement de l’actuelle gare d’Haine‑Saint‑Pierre. L’entreprise, active dans la production de coke, ne survit pas aux difficultés économiques de l’entre‑deux‑guerres et disparaît lors de la crise des années 1930[14].

Une autre société importante du même secteur est constituée en 1873 sous la dénomination « Forges et Laminoirs de l’Union, Cornez Frères et Cie », future « SA des Forges et Laminoirs de Baume »[15] qui fut créée à la suite de la reprise de la société en 1875 par la Société des Forges et Laminoirs de l'Union à Haine-Saint-Pierre[16]. Elle se spécialise dans la fabrication de pièces en fer puddlé, notamment des profilés particuliers, des accessoires destinés aux voies ferrées ou encore des éléments architecturaux comme des bordures d’escaliers. Après plusieurs décennies d’activité, l’entreprise est intégrée en 1964 aux Usines Gilson, lesquelles cessent leurs opérations l’année suivante[15]. Cette usines a fabriqué des chaînes pour bateau notamment ceux du paquebot français Normandie[17].

À Haine‑Saint‑Pierre, une autre initiative industrielle voit le jour en 1871 avec la création de la société « PJ Hiard et Cie ». Celle‑ci adopte en 1877 le nom de « SA Compagnie Centrale de Construction »[18]. D’abord orientée vers la production de pièces en fonte, elle élargit rapidement son champ d’activité et devient un acteur majeur de la construction mécanique. Vers 1930, elle emploie plus d’un millier d’ouvriers et fabrique du matériel de voie, des véhicules ferroviaires, des éléments de chaudronnerie, des pièces moulées ainsi que des charpentes métalliques. L’entreprise cesse ses activités en 1961[18].

Les « Aciéries et Fonderies d’Art d’Haine‑Saint‑Pierre », fondées en 1897, constituent un autre pôle industriel significatif[19]. Elles absorbent en 1910 la « Compagnie Métallurgique de Lille », établie à Lesquin, en France[20]. Dès les années 1920, l’usine se spécialise dans la production de pièces en acier moulé, d’essieux montés pour matériel roulant, de trains de roues pour wagonnets et d’aciers spéciaux. En 1930, l’ensemble des unités de production emploie plus de 2 600 ouvriers. L’entreprise poursuit ses activités jusqu’à sa fermeture en 1994[20].

Usines de Baume et Marpent
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L’entreprise Baume & Marpent, fondée au XIXe siècle, s’impose très tôt comme l’un des acteurs majeurs de la construction métallique en Belgique et à l’étranger. Dès 1871, elle diversifie sa production en fabriquant des machines‑outils, des ponts de différents systèmes, des charpentes pour bâtiments publics ou industriels, des chevalements, des gazomètres, des réservoirs et des pièces en acier issues du procédé Bessemer[21]. Cette capacité d’innovation lui permet de dépasser le rayonnement des entreprises voisines et d’implanter des filiales en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud, laissant des réalisations sur les cinq continents. Paradoxalement, la région du Centre, où se trouvait son siège à Haine‑Saint‑Pierre un bâtiment reconstruit après 1945 par l’architecte Victor Bourgeois ne conserve plus aujourd’hui de traces matérielles de ce groupe[22].

Dans l’environnement louviérois subsiste toutefois la cheminée des anciennes Forges et Fonderies d’Haine‑Saint‑Pierre, dont l’importance se révèle à travers la machine à vapeur de la fosse Saint‑Emmanuel, construite dès 1842 sur le même site. L’Écomusée du Bois‑du‑Luc conserve les archives de Baume & Marpent et d’autres industries régionales, préservées grâce à des opérations pionnières de sauvegarde du patrimoine industriel[23]. Les catalogues des Expositions universelles, où l’entreprise est régulièrement présente à partir de 1873, témoignent également de son rôle dans la diffusion des avancées techniques. Baume & Marpent fournit notamment les charpentes métalliques des expositions d’Anvers (1885) et de Bruxelles (1910, 1935), et participe à la transformation de la plateforme de la tour Eiffel pour l’exposition de Paris en 1937[23].

La firme contribue à de nombreux ouvrages majeurs, du canal de Suez à divers ponts de grande envergure, dont celui d’El Ferdan, présenté comme le plus grand pont tournant du monde lors de son inauguration[23]. Ses réalisations internationales incluent des ponts en Égypte, en Chine, en Belgique, ainsi que des bâtiments emblématiques comme la basilique du Cinquantenaire d’Élisabethville au Congo belge. Ces constructions, encore visibles pour certaines, illustrent l’empreinte mondiale d’une entreprise dont les racines demeurent profondément liées à l’histoire industrielle du Centre[23]. En 1956, l'usine ferme ses portes tendis que celle de Morlanwelz cesse en 1960 et le site de production français est cédé aux « Aciéries de Construction de Marpent » avait été cédé en 1952[11].

Forges, Usines et Fonderies de Haine-Saint-Pierre
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La cheminée des anciennes Forges, Usines et Fonderies de Haine‑Saint‑Pierre constituait le dernier vestige d’un important complexe métallurgique fondé en 1838[24] le long de la chaussée de Redemont[25], cette cheminée se trouvait au milieu du parking du supermarché Carrefour Market[24] aujourd'hui démolie. L’entreprise, active dès la première moitié du XIXe siècle, fournit d’abord des équipements destinés aux charbonnages avant d’étendre ses activités, une décennie plus tard, à la construction de locomotives pour l’État belge[25][24]. Sous la direction de Louis Goldschmid, elle s’oriente à partir de 1895 vers l’exportation de matériel ferroviaire et conclut des contrats avec plusieurs pays européens, asiatiques et latino‑américains[26].

Après la Première Guerre mondiale, la société accroît ses capacités en ouvrant une seconde usine à Haine‑Saint‑Paul, spécialisée dans la fabrication de wagons. L’entreprise reste prospère jusqu’aux années 1950, période où la concurrence croissante du matériel nord‑américain fragilise son activité[27]. L'usine employaient 1200 ouvriers répartis sur différends sites comme la fonderie de fonde, forges, chaudronnerie, ateliers de parachèvement et de montage[24]. En 1959, elle fusionne avec plusieurs ateliers belges pour former les Ateliers belges réunis, dont le siège est transféré à Louvain et Bruxelles[27]. Cette réorganisation entraîne la fermeture du site de Haine‑Saint‑Pierre en 1961[24]. Les bâtiments, progressivement démantelés, ont disparu du paysage, ne laissant subsister que la cheminée, aujourd’hui élément emblématique de la mémoire industrielle louviéroise[27].

Sports et vie associative

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Un club de Football appelé Union Royale Sportive du Centre (D3) et dont les joueurs étaient surnommés "les pierrots" évoluait dans l'enceinte du Raymond Dienne jusqu'en 2011 date à laquelle il déménagea au Stade du Tivoli à La Louvière et en 2013 il changea de nom pour s'appeler Union Royale La Louvière Centre.[réf. nécessaire]

Vie associative

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Personnalités liées à Haine-Saint-Pierre

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 « Haine-Saint-Pierre », sur Site de La Louviere (consulté le )
  3. 1 2 3 Auteur M.H, « Haine-Saint-Pierre », sur Villes et villages de la vallée de la Haine, (consulté le )
  4. « Verreries de Mariemont, Haine-Saint-Pierre (Belgique) », sur industrie.lu (consulté le )
  5. « 1944 : le Centre sous les bombes - valorisation de la mémoire des victimes civiles de Haine-Saint-Pierre », sur Qualité-Village-Wallonie (consulté le )
  6. Sirjacobs 2016, p. 21.
  7. 1 2 Maquet 2012, p. 126.
  8. Dewier 2008, p. 52.
  9. Sirjacobs 2016, p. 20.
  10. Vandendriessche 1979, p. 25.
  11. 1 2 Dewier 2008, p. 44.
  12. Pollaert 2014, p. 148.
  13. Vandendriessche 1991, p. 34.
  14. 1 2 Dewier 2008, p. 45.
  15. 1 2 Dewier 2008, p. 46.
  16. Vandendriessche 1979, p. 22.
  17. Vandendriessche 1991, p. 32.
  18. 1 2 Dewier 2008, p. 48.
  19. Vandendriessche 1979, p. 21.
  20. 1 2 Dewier 2008, p. 49.
  21. Maquet 2012, p. 66.
  22. Maquet 2012, p. 66-68.
  23. 1 2 3 4 Maquet 2012, p. 68.
  24. 1 2 3 4 5 Dewier 2008, p. 47.
  25. 1 2 Sirjacobs 2011, p. 13.
  26. Sirjacobs 2011, p. 13-14.
  27. 1 2 3 Sirjacobs 2011, p. 14.
  28. « Les Deux-Haine, berceau de 25 auteurs wallons », sur Édition digitale de Centre, (consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Alain Dewier, La Louvière, t. 3 : L'entité, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-86-4)
  • Julien Maquet (dir.) et al., La Louvière : Le patrimoine d'une métropole culturelle, Namur, Institut du patrimoine wallon, , 269 p. (ISBN 978-2-87522-084-4)
  • Isabelle Sirjacobs, Le patrimoine de La Louvière, Institut du Patrimoine wallon, coll. « Carnets du patrimoine » (no 135), , 64 p. (ISBN 978-2-87522-176-6)
  • Franz Vandendriessche, L'entité louviéroise en 150 cartes-vues ancienne, Haine-Saint-Pierre, Cercle d'histoire et de Folklore Henri Guillemin, , 159 p.
  • Franz Vandendriessche, L'entité louviéroise en 300 cartes-vues, Haine-Saint-Pierre, Cercle d'histoire et de Folklore Henri Guillemin, , 165 p.

Liens externes

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  • Une monographie de quelques pages sur le village et son histoire.