Jacqueline Galant

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Jacqueline Galant
Illustration.
Fonctions
Députée au Parlement wallon
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 14 jours)
Réélection 26 mai 2019
Circonscription Mons
Législature 9e et 10e
Prédécesseur Georges-Louis Bouchez
Bourgmestre de Jurbise
En fonction depuis le
(18 ans, 9 mois et 13 jours)
Élection 8 octobre 2000
Réélection 8 octobre 2006
14 octobre 2012
14 octobre 2018
Prédécesseur Jacques Galant
Ministre fédérale de la Mobilité
chargée de Belgocontrol et de la SNCB

(1 an, 6 mois et 4 jours)
Monarque Philippe
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel I
Prédécesseur Catherine Fonck
Successeur François Bellot
Députée fédérale à la Chambre des représentants

(10 ans, 11 mois et 20 jours)
Élection 13 mai 2003
Réélection 10 juin 2007
13 juin 2010
Circonscription Hainaut
Législature 51e, 52e et 53e
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Mons (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Mouvement réformateur
Père Jacques Galant
Diplômée de UCLouvain FUCaM Mons

Jacqueline Galant, née le à Mons, est une femme politique belge membre du Mouvement réformateur (MR) (après avoir milité pour le Parti social-chrétien). Elle est bourgmestre de la commune de Jurbise depuis 2000[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Licenciée en sciences politiques et administratives des Facultés universitaires catholiques de Mons (FUCaM), elle commence à militer au sein du PSC, le parti de son père, Jacques Galant, bourgmestre de Jurbise.

En 1999, Jacqueline Galant quitte le PSC pour le PRL-FDF, se présente aux élections régionales de , mais n'est pas élue. Elle devient ensuite collaboratrice du ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel.

En 2000, elle se présente pour la première fois aux élections communales à Jurbise et occupe la dernière place de la liste du bourgmestre sortant Jacques Galant. Elle obtient le deuxième score derrière son père. Au lendemain des élections, Jacques Galant laisse sa place de bourgmestre à sa fille et prend la présidence du CPAS de Jurbise. Mais à la suite d'un recours de l'opposition socialiste quant à la fiabilité du vote électronique, les élections sont annulées.

De nouvelles élections sont organisées en . Jacqueline Galant emmène cette fois la liste du bourgmestre (LB) avec son père Jacques Galant à la dernière place. Ils emportent la majorité absolue au conseil communal (13 sièges sur 21). L'opposition regroupe cinq élus socialistes, deux élus sociaux-chrétiens et une élue écologiste.

Au cours de la mandature 2001-2006, Jacqueline Galant et son équipe ont créé le taxi-seniors et le taxi-ados, ont instauré des jumelages linguistiques entre les écoles communales de Jurbise et Brakel, en Flandre, ont modernisé les services communaux et la bibliothèque communale, ont agrandi le parking de l'école de Masnuy-Saint-Jean. L'opposition lui reproche son absence d'activités culturelles et son manque de collaboration avec les institutions provinciales se trouvant dans sa commune. Au sein de la majorité, à la suite d'un conflit avec Jacqueline Galant, le premier échevin Jean-Marie Quertinmont démissionne et siège comme conseiller communal indépendant jusqu'à la fin de la mandature en 2006.

Jacqueline Galant se présente sur la liste du MR aux élections législatives de 2003, obtient 11 849 voix et est élue députée fédérale. Elle est membre des commissions Intérieur, Naturalisations, Fonction Publique et Affaires Générales.

En novembre 2004, les militants du MR l'élisent présidente du MR pour l'arrondissement de Mons-Borinage. Le président provincial, Olivier Chastel, lui propose alors la vice-présidence de la Fédération provinciale du Hainaut du MR.

Aux élections communales d'octobre 2006, la liste de la bourgmestre sortante obtient de nouveau la majorité absolue (15 sièges sur 21). L'opposition regroupe quatre élus PS et deux élus CDH. Jacqueline Galant est désormais la seule bourgmestre libérale dans l'arrondissement de Mons-Borinage. Elle lance le Plan Langues, avec des cours de néerlandais dès la 3e maternelle dans les écoles communales.

Lors des élections législatives de juin 2007, elle est la deuxième effective sur la liste du MR pour la Chambre. Elle obtient 21 743 voix de préférence et est donc réélue députée fédérale. Toujours en , elle devient également vice-présidente de la télévision communautaire Télé MB.

En 2008, Jacqueline Galant démissionne de son poste d'administratrice du Parc d'aventures scientifiques et de société (Pass), à Frameries. Elle justifie sa décision pour deux raisons : le Pass ne bénéficie pas de tous les permis d'urbanisme nécessaires et reçoit trop d'argent de la région wallonne par rapport au nombre de visiteurs.

Aux élections communales de 2012, sa liste obtient à nouveau la majorité absolue (17 sièges sur 21) et Jacqueline Galant est reconduite comme bourgmestre.

À la chambre, en 2014, elle s'abstient lors du vote de la loi concernant l'euthanasie pour mineurs d'âge.

Aux élections fédérales et régionales du , elle décide de quitter le niveau fédéral pour le niveau régional wallon, estimant que « le centre de gravité de l'État va changer et [que] les Régions vont devenir un défi passionnant, avec de nombreuses nouvelles matières » [2]. Elle est tête de liste du MR pour la circonscription de Mons où elle est élue députée wallonne, avec près de 15 000 voix[3]. Elle reste cependant au fédéral en intégrant le Gouvernement Michel, le , et en devenant Ministre fédérale de la Mobilité, chargée de Belgocontrol et de la SNCB, jusqu'à sa démission le . Pendant son mandat de ministre, elle décide de rester bourgmestre de Jurbise sans être bourgmestre empêchée[1]. Fin , elle réintègre le Parlement de Wallonie[4] et le Parlement de la Communauté française de Belgique[5].

Elections communales d' : Jacqueline Galant est ré-élue bourgmestre de Jurbise pour un quatrième mandat, et sa liste conserve sa majorité absolue avec 17 sièges sur 21.

Elections régionales de  : Elle est ré-élue députée régionale wallonne, mais son score est en baisse (8.742 voix en 2019 contre 14.959 voix en 2014).

Affaire Clifford-Chance[modifier | modifier le code]

En , la gestion de son cabinet est sujette à caution à la suite de révélations[6] : elle aurait mandaté, en , pour un montant de 500 000 euros le cabinet d'avocat Clifford & Chance, qui n'est pas spécialisé en droit du transport, afin de la conseiller dans l'épineux dossier du transport aérien. Il apparaît que ce mandat aura été donné sans appel à une procédure de marché public (alors que c'est obligatoire) et alors même que l'administration qui dépend de son cabinet lui avait signalé l'irrégularité). La polémique enfle quand il apparaît qu'en plus des irrégularités dans l'attribution du contrat (qui n'existe que sous forme d'un mail entre le cabinet de Jacqueline Galant et le cabinet d'avocats), il semble que les prestations facturées par le cabinet d'avocat courent dès le alors que le mandat ne débute que le de la même année[7], ce qui laisse penser que la décision d'attribuer ce contrat à cette société préexistait à tout début de procédure.

Affaire sûreté aérienne[modifier | modifier le code]

Dans la foulée des attentats de Bruxelles du , elle est mise en cause publiquement par l'opposition parlementaire, la presse et le chef de son administration pour avoir supposément négligé les avertissements de la Commission européenne relatifs à la sûreté aérienne en Belgique[8]. Le Premier ministre annonce le jeudi qu'il confie au parlement fédéral la tâche de faire toute la lumière sur le dossier. Jacqueline Galant remet sa démission au Premier ministre, Charles Michel, qui l'accepte le [9] ; François Bellot lui succède à partir du .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jurbise - Jacqueline Galant restera Bourgmestre. In : TéléMB.be, 13 octobre 2014.
  2. Jacqueline Galant: "Mes mots peuvent choquer mais je ne suis pas extrémiste". In : La Libre.be, 7 décembre 2013.
  3. Résultats pour la circonscription de Mons. Sur le site du Service public fédéral Intérieur
  4. « Jacqueline Galant postpose sa rentrée au parlement "pour raisons de santé" », sur La Libre.be, (consulté le 8 mai 2016).
  5. T.M., « Le retour de Jacqueline Gallant, Galand... Galant », sur RTBF.be, (consulté le 8 mai 2016).
  6. « Troubles dépenses au cabinet Galant », sur www.dhnet.be (consulté le 6 novembre 2015)
  7. « Une facture embarrassante pour Jacqueline Galant », sur lesoir.be (consulté le 6 novembre 2015)
  8. Nouveaux documents: pour Ecolo, Jacqueline Galant a menti
  9. https://www.rtbf.be/info/belgique/dossier/gouvernement-michel/detail_jacqueline-galant-attendue-de-pied-ferme-a-la-chambre-ce-vendredi?id=9270138

Articles connexes[modifier | modifier le code]