Gaston Lagaffe (film)

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Gaston Lagaffe
Réalisation Pierre-François Martin-Laval
Scénario Mathias Gavarry
Pierre-François Martin-Laval
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Premier
Les Films du 24
UGC Images
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 84 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Gaston Lagaffe est une comédie française coécrite et réalisée par Pierre-François Martin-Laval, sortie le 4 avril 2018. Il s'agit d'une nouvelle adaptation au cinéma de la bande dessinée franco-belge Gaston d'André Franquin.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Prunelle rentre de congés et retrouve Le Petit Coin, une start-up qu'il dirige en l'absence du patron. L'entreprise est spécialisée dans la reconversion créative d'objets présentant des défauts de fabrication.

Un nouveau stagiaire, Gaston, accumule les gaffes. Paresseux, il est aussi très créatif pour aider ses collègues, mais ses inventions et ses fantaisies se terminent souvent en catastrophes. En particulier, il cause sans le vouloir à plusieurs reprises l'échec des négociations avec Monsieur De Mesmaeker. Celui-ci voudrait racheter cette entreprise prometteuse pour une très forte somme, ce qui permettrait à chaque employé d'empocher un dividende confortable.

Prunelle n'ose toutefois pas renvoyer Gaston, car un quiproquo l'a amené à croire qu'il est le fils du patron, qui a été embauché de manière anonyme par son père qui veut le faire commencer au bas de l'échelle. Mais en réalité, le fils du patron, jeune homme ambitieux, n'est pas Gaston mais l'homme de ménage.

L'entreprise va de plus en plus mal et Prunelle augmente les cadences, alors que les difficultés viennent de décisions qu'il prend trop à la légère, distrait par les multiples gaffes de Gaston.

Lorsque l'homme de ménage, excédé par le désordre qui règne dans l'entreprise, finit par révéler son identité, Prunelle renvoie Gaston qui part sur une plage avec Bertrand Labévue et Jules-de-chez-Smith-en-face. Il y construit un phare en sable.

Prunelle signe enfin le contrat de vente avec Monsieur De Mesmaeker, qui reprend l'entreprise en faillite pour 1 euro et annonce le licenciement de tout le personnel.

Pendant ce temps, Mademoiselle Jeanne, secrètement amoureuse de Gaston, lui téléphone pour lui dire que son poisson rouge Bubulle est enfermé sans nourriture. Gaston adapte des bouteilles de gaz sur sa voiture et revient au siège du Petit Coin en quelques instants. En voulant sauver son poisson rouge, il cause une inondation générale qui noie les contrats. L'entreprise est sauvée, d'autant qu'une vidéo promotionnelle qu'il a réalisée avec Jeanne juste avant son licenciement rencontre un phénoménal succès. Prunelle, reconnaissant, le nomme stagiaire à vie.

Retour sur la plage : un cargo s'est échoué, trompé par le phare de Gaston.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Unifrance

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a commencé en [2]. Une partie du tournage a lieu à Marseille[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Gaston Lagaffe est sorti, en Belgique, en France et en Suisse romande, le , soit un mois et demi après Les Aventures de Spirou et Fantasio, autre adaptation d'une bande dessinée d'André Franquin. Il cumulera environ 450 000 entrées en France, ce qui est un score plutôt décevant. Le dvd/blu ray sortira le 25 août 2018.

Critique[modifier | modifier le code]

Quelques jours avant la sortie en salle, lors d'une interview, la fille de Franquin, Isabelle Franquin, qualifie le film réalisé par Pierre-François Martin-Laval de « désastre » : « Ça fait mal, très mal même, car j'assiste impuissante au désastre, en espérant de tout cœur que le public saura distinguer le bon grain de l'ivraie, si je puis dire »[4]. Ne possédant qu'un droit moral sur l'œuvre de son père, elle indique n'avoir pu rien empêcher, « même si les acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags catastrophique », selon elle[4]. Elle indique également avoir désavoué la première version du scénario : « [la première version] était inqualifiable, pleine d'aberrations : Gaston y abandonnait son chat et sa mouette. Ou chauffait la start-up où il travaille en introduisant un tuyau d'arrosage dans le derrière d'une vache. Là, j'ai dit "niet" »[4]. L'ensemble de la presse se montre circonspect quant à la qualité du film, de même pour les spectateurs si l'on se réfère aux notes attribuées sur les sites spécialisés.

Différences entre le film et la bande-dessinée[modifier | modifier le code]

  • Le bureau où travaille Gaston dans le film est une agence de créativité (Au peticoin), contrairement aux "Éditions Dupuis" (ou Journal de Spirou) dans la bande dessinée.
  • L'époque dans le film se déroule en 2018 alors que dans la bande dessinée, c'est principalement entre les années 1960 et 1970.
  • Les informations des contrats de De Mesmaeker dans la bande dessinée sont demeurées inconnues, mais dans le film, les contrats sont pour l'acquisition de l'agence.
  • L'apparence des personnages du film sont différentes à ceux de la bande dessinée.
  • La voiture de Gaston dans le film est similaire à celle qui se trouve dans la bande dessinée, sauf que le volant se trouve à droite plutôt qu'à gauche.
  • Gaston et ses collègues travaillent au quatrième étage de l'immeuble dans le film tandis que dans la bande dessinée, c'est au sixième étage.
  • L'assistante de Monsieur de Mesmaeker ne l'accompagne jamais dans la bande dessinée durant les visites pour les contrats, contrairement au film.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gaston Lagaffe (2016) », sur Unifrance (consulté le 16 mars 2017).
  2. « Tournage en mars de "Gaston Lagaffe", le film », sur Le Point, (consulté le 28 avril 2017).
  3. « "M'enfin", Gaston Lagaffe tourne à Marseille », sur La Provence, (consulté le 28 avril 2017).
  4. a b et c Aurélia Vertaldi, « Gaston Lagaffe : pour la fille de Franquin, l'adaptation de Pef est "un désastre" », Le Figaro.fr, 3 avril 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]