Forteresse de Louisbourg

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Forteresse de Louisbourg
Image illustrative de l'article Forteresse de Louisbourg
Présentation
Date de construction XVIIIe siècle
Destination initiale Forteresse militaire
Propriétaire État
Protection inscrit Lieu historique national (1920)
Site web www.pc.gc.ca/lhn-nhs/ns/louisbourg/index e.asp
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Région Cap Breton
Province Drapeau : Nouvelle-Écosse Nouvelle-Écosse
Localité Louisbourg
Localisation
Coordonnées 45° 55′ 18″ N 59° 58′ 09″ O / 45.9216666, -59.9691666 ()45° 55′ 18″ Nord 59° 58′ 09″ Ouest / 45.9216666, -59.9691666 ()  

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Écosse

(Voir situation sur carte : Nouvelle-Écosse)
Forteresse de Louisbourg

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Forteresse de Louisbourg

La forteresse de Louisbourg est la reconstruction partielle d'une forteresse française située sur l'île du Cap-Breton dans la province de la Nouvelle-Écosse.

Des reconstitutions d'époque sont organisées par Parcs Canada.

Emplacement[modifier | modifier le code]

La forteresse de Louisbourg est située à 3 kilomètres à vol d'oiseau au sud-ouest de la ville de Louisbourg et à 30 kilomètres au sud-est de Sydney (en Nouvelle-Écosse). La forteresse est construite sur une péninsule basse, bordée au sud et à l'est par l'océan Atlantique et au nord par le havre de Louisbourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine établie en 1713 en relation avec la pêche à la morue suivant le traité d'Utrecht, elle est devenue la capitale de l'Île Royale en 1718. En 1745, une force armée britannique venue de la Nouvelle-Angleterre la captura. Elle fut restituée à la France par le traité d’Aix-la-Chapelle en 1748.

En 1758, une autre expédition britannique sous les ordres du général Jeffrey Amherst commença le siège de la forteresse le 8 juin. Les Britanniques avaient 39 navires avec environ 14 000 hommes plus une force de débarquement de 12 870 hommes. La forteresse était défendue par 10 vaisseaux avec 3 870 hommes et une garnison de 3 920 soldats. La reddition intervint le 26 juillet. Les Britanniques eurent 200 morts et 360 blessés, alors que les Français eurent 410 morts et environ 400 blessés. Les Britanniques firent 5 640 prisonniers. Deux ans plus tard, la forteresse était détruite.

La commission des lieux et monuments historiques du Canada désigne la forteresse lieu historique national le . Entre 1961 et 1981. Parcs Canada reconstruit environ le quart de la ville fortifié[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan de Louisbourg vers 1751
Vue d'ensemble des fortifications et bâtiments.

Fortifications[modifier | modifier le code]

La forteresse de Louisbourg était la capitale de la colonie de Île-Royale, qui était localisée sur la côte de l'Atlantique proche du point sud-est de l'actuelle Cap-Breton. Le site de la forteresse fut choisi pour défendre la ville de Québec contre une attaque navale britannique. Au sud du fort, un relief procura une barrière naturelle sur une île avoisinante qui fut un bon endroit pour implanter une batterie de canons. Ses défenses forcèrent les navires britanniques à entrer dans le port via un canal de 150 mètres[2]. C'est pour cette raison que la forteresse de Louisbourg fut nommée le « Gibraltar du nord », ou le « Dunkerque de l'Amérique ». Le fort fut aussi construit pour protéger les intérêts de la France sur les Grands Bancs, où l'on trouve un grand nombre d'espèces de poissons[3].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Le bastion du Roi, les locaux du gouverneur, et l'hôpital, étaient les principaux bâtiments de la ville. La porte Océane se trouve à l'extrémité de la principale rue, au bord du port.

Économie[modifier | modifier le code]

La forteresse de Louisbourg était d'importance majeure pour le contrôle de la France sur les pêcheries qui employaient des milliers de personnes des deux côtés de l'Atlantique. La forteresse était aussi importante sur le plan stratégique pour la protection du Canada, dans la mesure où une flotte y était basée. Louisbourg devint également un marché intéressant pour les Canadiens et les Acadiens qui y envoyaient leurs produits agricoles à destination de la population, la deuxième plus importante en Nouvelle-France après Québec. Louisbourg était aussi une escale importante pour les navires en provenance des Antilles françaises. Souvent, les cargaisons furent entreposées dans des hangars de la ville. La colonie pratiquait aussi la pêche à la morue. Elle salait le poisson, puis le faisait sécher sur les plages de Louisbourg.

Population[modifier | modifier le code]

Cent seize hommes, dix femmes, et vingt-trois enfants étaient les habitants des débuts de Louisbourg. Pour la France, le port était le deuxième en importance après la ville de Québec en Nouvelle-France[4]. La population de Louisbourg se développa rapidement. En 1719, il y avait 823 habitants. Sept ans plus tard, en 1726, 1 296. En 1734, 1 616, et en 1752, 4 174[5].

La forteresse dans la culture[modifier | modifier le code]

En 1961, le gouvernement du Canada, sous la bienveillance de Victor Malm, entreprit la reconstruction d'un quart de la ville de Louisbourg et de ses fortifications, avec comme but de recréer ce qu'était Louisbourg dans les années 1740-1750. Le travail a dû être accompli par un groupe d’archéologues, d’historiens, d’ingénieurs et d’architectes.

Aujourd’hui, le site entier de la forteresse, incluant le quart de la reconstruction de la ville, est connu sous le nom de Lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg, opéré par Parcs Canada[6].

Galeries[modifier | modifier le code]

Vues extérieures[modifier | modifier le code]

Vues intérieures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg », sur Lieux patrimoniaux du Canada (consulté le 3 septembre 2011)
  2. Robert Emmet Wall. “Louisbourg ,1745” in The New England Quarterly, Vol. 37, No. 1 (March 1964), page 64 – 65.
  3. A.J.B Johnston. “From Port de peche to ville fortifiee: The Evolution of Urban Louisbourg 1713–1858” in Aspects of Louisbourg. The University College of Cape Breton Press, Sidney Nova Scotia 1995, page 4
  4. R.H Whitbeck. “A Geographical Study of Nova Scotia” in Bulletin of the American Geographical Society, Vol. 46, No. 6 (1914), page 413.
  5. B.A. Balcom. “The Cod Fishery of Isle Royale, 1713-58” in Aspects of Louisbourg. The University College of Cape Breton Press, Sidney Nova Scotia 1995, page 171
  6. Canadian Register of Historic Places

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • French Fortresses in North America 1535-1763: «Québec, Montréal, Louisbourg and New Orleans», par René Chartrand, Osprey Publishing.
  • <<1758 : La finale. Promesses, splendeur et désolation de la dernière décennie de Louisbourg>>, par A.J.B. Johnston, Les Presses de l'Université Laval, 2011.