Edwige Lawson-Wade

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Edwige Lawson
Image illustrative de l'article Edwige Lawson-Wade
Edwige Lawson-Wade lors du match de gala Championne de cæur
Fiche d’identité
Nom complet Edwige Lawson-Wade
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (38 ans)
Rennes Drapeau : France
Taille 1,67 m (5 6)
Situation en club
Poste meneuse
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1994-1995
1995-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
2002-2003
2003-2004
2004-2007
2007-2009
2009
2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013

2005
2005
2006
2008
2009
2010
Bourges
Waïti Bordeaux
Aix-en-Provence
Aix-en-Provence
Aix-en-Provence
Aix-en-Provence
Valenciennes
Valenciennes
Valenciennes
CSKA Samara
CSKA Moscou
Spartak Moscou
Elizur Ramla
Valencia
Montpellier
Montpellier

Liberty de New York
Comets de Houston
Storm de Seattle
Silver Stars
Silver Stars
Silver Stars
?
?
?
7,
10,0
10,9
11,0
10,3
9,3
?
?
?
?
?
13,2
11,2[1]

1,5
1,0
1,7
3,3
5,2
6,5[2]
Sélection en équipe nationale **
1998-2013 Drapeau : France France (210 sél.) 1367[3]

* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Edwige Lawson-Wade, née le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est une joueuse de basket-ball française évoluant au poste de meneuse. Elle mesure 1,67 m et est joueuse internationale française. Avec l'équipe de France, elle compte trois médailles internationales, l'argent du championnat d'Europe 1999, l'or obtenu au championnat d'Europe 2001 disputé en France, et la médaille d'argent obtenue aux Jeux Olympiques de Londres en 2012.

Elle possède également trois Euroligue à son palmarès, deux avec le club de Valenciennes en 2002 et 2004 et une avec Samara en 2005.

Biographie[modifier | modifier le code]

Compétitions en Europe[modifier | modifier le code]

Après avoir été formée au CERHN de St Brieuc, elle rejoint l'équipe espoir de Bourges où elle évolue durant la saison 1994-1995.

Malgré sa petite taille qui faisait douter Alain Jardel, elle s'impose au plus haut niveau français[4]. Elle débute en Nationale féminine 1A, qui est alors le plus haut niveau de basket-ball féminin en France, avec le club de Waïti Bordeaux. Elle joue avec ce dernier durant deux saisons, saisons où elle termine meilleure espoire féminine 1997 et 1998[5]. Elle rejoint ensuite l'ASPTT Aix-en-Provence. Elle remporte son premier titre avec une coupe de France, en 2000. Lors de cette saison, après une deuxième place de la phase régulière, Aix termine troisième du championnat. Aix dispute et perd la finale du tournoi de la Fédération face à Bourges. Lors de sa seconde saison, son club obtient les mêmes résultats en championnat, deuxième puis troisième, et perd la finale de la coupe de France face à Valenciennes.

C'est ce dernier club qu'elle rejoint pour la saison suivante, retrouvant son ancienne coéquipière d'Aix, Sandra Le Dréan, qui a rejoint le club nordiste un an plus tôt. Le nouveau champion de France réalise une saison parfaite en remportant les quatre compétitions qu'il dispute : le championnat de France, la coupe de France et le tournoi de la Fédération, trois trophées remportés aux dépens du rival français de Bourges. Le dernier trophée est remporté sur la scène européenne : après avoir éliminé MiZo Pécs en quart de finale, Valenciennes accueille le Final Four de l'Euroligue à Liévin. En demi-finale les joueuses françaises s'imposent face à MBK Ružomberok sur le plan de 108 à 60. Elles remportent ensuite la finale face au club polonais de Gdynia sur le score de 78 à 72[6],[7].

Les deux saisons suivantes, Valenciennes et Lawson remportent tous les trophées mis en jeu en France : elle ajoute ainsi deux nouveaux championnats, deux coupes de France et deux tournois de la Fédération. En 2003, elle dispute sa deuxième finale d'Euroligue consécutive, s'inclinant face au club russe de Iekaterinbourg. En 2004, ce sont de nouveau les Polonaises de Gdynia que les valenciennoises retrouvent en finale de l'Euroligue. Mais contrairement à la finale de 2002 qui avaient été serrée, les joueuses de Laurent Buffard, s'imposent facilement sur le score de 93 à 69[8],[9].

Après trois saisons dans le club nordiste, elle rejoint le championnat russe de Samara. Dans un club qui possède de nombreuses joueuses internationales et quelque-unes des meilleures joueuses russes, elle bénéficie de la présence de deux joueuses « francophones » : la Belge Ann Wauters, avec laquelle elle a joué à Valenciennes et la Russe Ilona Korstine qui a évolué à Bourges de 1997 à 2003. Le club russe, invaincu lors de la première phase, le reste lors des huitièmes et quarts de finale puis s'impose face à Pecs en demi-finale du Final Four sur le score de 71 à 61. Évoluant à domicile, les joueuses de Samara s'imposent en finale face à Brno sur le score de 69 à 66[10]. Lawson, qui dispute 36 minutes en tant que titulaire, inscrit 16 points, capte 4 rebonds et délivre 2 passes.

La finale de l'édition suivante met aux prises les deux même adversaires : ce sont par contres les joueuses tchèques de Brno qui s'imposent sur le score de 58 à 54[11]. Lawson, occupe toujours le rôle de meneuse titulaire inscrit 8 points, capte deux rebonds et délibre deux passes en 32 minutes. Pour ses deux premières années avec le club russe, elle remporte également deux championnats de Russie.

En 2006, le club s'associe avec le CSKA Moscou pour devenir le CSKA Samara mais ce n'est qu'à partir de la saison 2006-2007 que le club rejoint Moscou. Lawson reste trois saisons de plus dans le club mais les résultats sont désormais moins bon : d'autres clubs russes s'affirment sur la scène nationale et européenne : en 2007, c'est le Spartak région de Moscou qui empêche Samara de disputer une troisième finale européenne consécutive en s'imposant en demi-finale du Final Four sur le score de 90 à 76, Samara finissant finalement troisième après une victoire 68 à 59 face à Bourges. Lors de la saison européenne suivante, c'est le club d'Iekaterinbourg qui élimine le CSKA Moscou, en quart de finale. En 2009, le CSKA échoue en huitième de finale face à Salamanque. Elle garde un excellent souvenir de ses cinq années en Russie : « Mes années russes ont été extraordinaires. On joue contre et avec les meilleures Américaines. On ne peut vivre ça dans aucun autre pays. S'il manquait un petit quelque chose dans l'appartement, vous le disiez au general manager et on vous l'apportait le lendemain. », son club offrant son nom à une étoile[4].

Elle débute la saison 2009-2010 avec le Spartak région de Moscou en remplacement de Sue Bird qui, pour s'octroyer un repos après la saison de WNBA, a négocié son arrivée au mois de janvier 2010. Elle rejoint ensuite le championnat d’Israël où elle évolue avec le club d'Elitzur Ramla. Elle dispute la finale de la coupe, perdue face à A.S. Ramat-Hasharon sur le score de 69 à 65, Lawson inscrivant 17 points[12]. En championnat, Elitzur Ramla s'incline trois à un face à Maccabi Bnot Ashdod.

Pour la saison suivante, elle rejoint le championnat d'Espagne pour évoluer avec le club de Ros Casares Valence. Le club espagnol atteint le Final Four de l'Euroligue en éliminant les Hongroises de MKB Euroleasing Sopron puis les Françaises de Bourges. En demi-finale, c'est un autre club espagnol, Salamanque, qui empêche le club de Valence d'atteindre la finale grâce à une victoire 61 à 49. Lors de la petite finale, Valence s'incline face à d'Iekaterinbourg sur le score de 64 à 52, avec 11 points, six rebonds, trois passes et une interception en 28 minutes. Au total, Edwige Lawson dispute 17 rencontres européennes et présente des statistiques de 7,2 points, 2,1 rebonds, 1,5 passe et 0,9 interception en 20 minutes 1[13]. En championnat, Valence retrouve Salamanque en finale. C'est le nouveau champion d'Europe, Salamanque, qui remporte le titre en s'imposant dans la série en deux manches, 79 à 73 à l'aller[14] - 1 points, 2 rebonds, 2 passes en 10 minutes pour Lawson - et 90 à 85 au retour - 6 points, 2 rebonds, 4 passes en 16 minutes[15].

Après plusieurs saisons à l'étranger, Edwige signe pour deux saisons à Montpellier[16]. Elle termine la saison 2011-2012 avec la meilleure évaluation pour une joueuse française et des statistiques de 13,6 points et 4,7 passes par match[17]. Cela lui permet de devancer Émilie Gomis de deux points au classement désignant la meilleure joueuse française de la ligue[18]. Cela permet à son club de Lattes-Montpellier de terminer à la deuxième place de la saison régulière de la Ligue féminine. Montpellier se qualifie ensuite pour la finale en battant en trois manches le club de Challes-les-Eaux, 52 à 47 lors de la manche décisive[19].

WNBA[modifier | modifier le code]

Elle signe en tant qu'agent libre (free agent) avec la franchise du Liberty de New York en avril 2005. Elle dispute deux rencontres avec ceux-ci avant d'être finalement libérée de son contrat[20]. Le , elle signe alors avec les Comets de Houston avec lesquels elle dispute la saison. Elle joue 17 rencontres, et présente des moyennes de 1,5 points, 0,4 rebond, 0,2 passe et 0,1 interception en 6 minutes 7[21].

En mars 2006, elle fait partie d'un échange entre Houston et la franchise du Sting de Charlotte[22]. « Coupée » (contrat rompu) en début de saison 2006, elle rejoint la franchise du Storm de Seattle. Elle dispute 26 rencontres et présente des statistiques de 1,7 points, 0,8 rebond, 1,1 passe en 8 minutes[21]. Après une saison 2007 consacrée à l'équipe de France[23], elle retrouve les parquets de la WNBA avec les Silver Stars de San Antonio. Pour sa première saison avec cette franchise, elle évolue sur le poste d'arrière, son entraîneur d'alors, ayant peu de connaissance du jeu européen, ne connaît pas ses qualités de meneuse et voit en elle juste une joueuse ayant un bon tir extérieur[24]. Ce n'est que grâce à la trêve olympique - en raison des jeux olympiques de Pekin, la WNBA fait relâche trois semaines - qu'elle fait découvrir ses qualités de meneuse à son entraîneur[24]. Sa saison régulière est ponctuée de 33 rencontres, dont le premier de sa carrière en tant que titulaire. Elle joue 9 minutes 3 et apporte 3,3 points, 0,9 rebond et 0,4 passe à son équipe[21]. Elle dispute ensuite cinq rencontres de play-offs, avec des statistiques en hausse : 5 points, 2,4 rebonds, 1,8 passe et 0,6 interceptions[21]. Elle se fait plus particulièrement remarquer lors de la deuxième rencontre de la demi-finale de conférence : elle inscrit 11, sur un total final de 13, lors du second quart temps et ajoute 6 rebonds et 4 passes lors d'une victoire 86 à 81 après prolongation face aux Monarchs de Sacramento[23]. San Antonio s'incline finalement en finale face au Shock de Detroit sur le score de trois à zéro après avoir éliminé lors des deux précédents tours les Monarchs puis les Sparks de Los Angeles.

La saison suivante, elle évolue de nouveau avec San Antonio. Son importance au sein de la franchise augmente : elle dispute 12 de ses 33 matchs de saison régulière en tant que titulaire et son temps de de jeu passe d'un peu plus de 9 minutes à 17 minutes 7. Évoluant désormais sur son poste de meneuse, elle présente des statistiques de 5,2 points, 2,0 rebonds et 2,2 passes[21]. Elle réalise sa meilleure performance individuelle sur une rencontre en réalisant son premier double-double en carrière avec 11 points et 11 passes, cette dernière statistique étant son record en carrière. Lors du même match, elle égale son record de rebond, cinq et établit son record d'interceptions, cinq également[25].

En 2010, Edwige Lawson dispute sa troisième saison à San Antonio. Son temps de jeu est encore en progression - elle joue désormais 21 minutes 9 et débute 19 des 33 rencontres de saison régulière qu'elle dispute. Elle inscrit 6,5 points, capte 1,9 rebonds, délivre 2,8 passes et réalise 1,1 interception durant cette phase régulière. Comme lors de chacune de ses saisons précédentes en WNBA, elle dispute les playoffs. Lors de ceux-ci, San Antonio s'incline face au Mercury de Phoenix sur le score de deux à zéro. Lors de ces deux matchs, ses statistiques sont de 12,5 points, 1,5 rebonds, 4,0 passes et 2,0 interceptions[21].

Au terme de la saison 2010, Edwige Lawson totalise 141 rencontres de saison régulière, dont 32 en tant que titulaire. Son total de points est de 558. Les autres totaux en carrière sont de 191 rebonds, 227 passes et 93 interceptions. Cela se traduit par des moyennes de 4,0 points, 1,4 rebond, 1,6 passe et 0,7 interception. En playoffs, ses moyennes sont de 6,1 points, 1,7 rebond, 1,7 passe et 0,6 interception en 16 minutes 3. Elle dispute 14 matchs dont cinq en tant que titulaire[21].

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Après avoir connu des sélections dans des équipes de jeunes - elle dispute le championnat d'Europe junior 1996 où la France termine à la septième place, elle dispute son premier match en équipe de France le à Colmar contre l'Allemagne.

L'année suivante, elle fait du groupe de douze joueuses qui disputent le championnat d'Europe en Pologne. La France, après une seule défaite en phase de poule, élimine la Yougoslavie en quart de finale sur le score de 64 à 58, ce qui lui permet d'obtenir sa qualification pour les jeux olympiques de Sydney[26]. En demi-finale, les Françaises s'imposent face à la Slovaquie sur le score de 66 à 39. En finale, les Polonaises remportent la rencontre par 59 à 56. Lawson, qui ne possède que 19 sélections avant cette compétition[27], est la doublure de Yannick Souvré. Elle dispute sept rencontres et présente des statistiques de 1,0 point, 0,9 rebond, 1,7 passe en 5 minutes 1 [28].

Aux jeux olympiques de Sydney, elle inscrit 4,3 points, capte 1,0 rebond et délivre 0,7 passe pour l'équipe de France. Celle-ci termine à la cinquième place de la compétition après une défaite 69 à 58 face aux Coréennes en quart de finale. Dans les matchs de classement, la France s'impose face à la Russie 71 à 59 et termine première nation européenne.

Lors du championnat d'Europe en France, son importance au sein de l'équipe de France augmente : elle joue désormais 14 minutes 6 par rencontre, temps de jeu qu'elle utilise pour inscrire 6,4 points. Elle ajoute 2,6 rebonds, 3,1 passes et 0,9 interception[29]. La France domine sa poule préliminaire puis s'impose 72 à 56 en quart de finale face à la Slovaquie et 75 à 44 face à la Lituanie en demi-finale. En finale, les Françaises sont opposées à la Russie. Elles prennent un avantage de sept buts au cours du second quart temps, mais leurs adversaires reviennent à deux points au terme du troisième quart temps[30]. Malgré un passage en tête des Russes, la France remporte finalement la rencontre sur le score de 73 à 68[31].

La blessure de la capitaine Yannick Souvré dès le début du premier match du championnat du monde 2002 face à Cuba lui offre la place de meneuse titulaire[32]. Elle répond aussitôt aux attentes de son entraîneur Alain Jardel en réalisant son meilleur total de points en équipe de France avec 21 points face à ces Cubaines. Elle ajoute également sept rebonds et réussit quatre interceptions[33]. Sur l'ensemble de la compétition, elle inscrit 11,7 points, capte 5,23 rebonds et délivre 2,2 passes en 27 minutes[34]. La France, après avoir terminé invaincue lors du premier tour, remporte le premier match du second tour puis subit deux défaites face à la Russie et les États-Unis au second tour. Les Françaises s'inclinent ensuite 78 à 52 face à l'Australie en quart de finale, puis s'inclinent lors des deux matchs de classement face à l'Espagne et le Brésil pour terminer à la huitième place.

Elle fait partie des joueuses sélectionnées pour tenter de conserver le titre européen lors du championnat d'Europe disputé en Grèce. La France termine à la seconde place de son groupe lors du premier tour - trois victoires et deux défaites - mais se voit opposer à la Russie en quart de finale. Lors de cette rencontre, les Françaises s'inclinent sur le score de 79 à 66[35]. Elles remportent les deux matchs de classement face à la Serbie-et-Monténégro et la Belgique pour terminer à la cinquième place, mais cela s'avère insuffisant pour disputer les jeux olympiques d'Athènes. Les statistiques de Lawson sur la compétition sont de 5,6 points, 2,7 rebonds, 1,6 passe en 17 minutes[36].

Lawson est de nouveau présente lors de la saison suivante. La France dispute les qualifications pour le championnat d'Europe 2005. Lors de celles-ci, la France remporte ses six matchs l'opposant à la Hongrie, la Lituanie et l'Italie. L'année suivante, elle décline la sélection que lui propose Alain Jardel pour ce championnat 2005 : elle essaye de construire une carrière en WNBA et ne peut participer à la préparation[37].

Absente de l'équipe qui défend les chances françaises lors du championnat du monde 2006, elle retrouve l'équipe de France lors de la préparation au championnat d'Europe 2007 où les Françaises, désormais dirigées par Jacky Commères ont l'ambition de disputer les demi-finales ce qui assure une place pour les jeux olympiques de Pékin[38]. Avec deux défaites face à la Russie puis l'Espagne, la France atteint les quarts de finale mais s'incline face à la Lettonie sur le score de 66 à 62. Désormais obligées de remporter les deux matchs de classement pour obtenir la cinquième place significative de qualification pour les jeux, les Françaises perdent ceux-ci, 76 à 65 face à la Lituanie - 11 points et 9 passes pour Lawson - et la Belgique[39]. Lawson, qui joue 24 minutes 4 par rencontre, marque 6,7 points, capte 2,1 rebonds et délivre 4,3 passes, et réussit 1 interception[40].

Edwige Lawson, sous le maillot de l'équipe de France, avec les bras levés, en position de défense.
En équipe de France en 2011.

Après un championnat d'Europe 2009 qu'elle ne désirait pas disputer - privilégiant la WNBA et sa vie familiale, mais où elle avait assuré au nouveau sélectionneur Pierre Vincent de se tenir prête en cas de blessure[41], elle retrouve en 2011 l'équipe de France après quatre d'absence. Elle ne fait pas partie de la première liste de joueuses appelées par le sélectionneur mais est finalement retenue dans la liste des 24 joueuses publiées à la FIBA - comme dans chaque compétition, chaque sélection doit donner plusieurs semaines avant la compétition une liste officielle de joueuses dont seront obligatoirement issues les douze joueuses disputant le championnat[42]. Pierre Vincent la retient parmi les douze joueuses qui doivent disputer le championnat d'Europe en Pologne. Lors de la compétition, Pierre Vincent l'utilise comme meneuse en remplacement de Céline Dumerc mais il associe également les deux joueuses ensemble sur le terrain. Elle présente un bilan de 7,1 points, 2,7 rebonds, 1,8 passe et 1,4 interception en 22 minutes 2[43]. Sa meilleure performance à la marque est de 13 points, score réalisé à deux reprises, lors du premier match face face à la Croatie, et en quart de finale face à la Lituanie. Elle réalise sa meilleure performance dans la catégorie des passes décisives contre la Turquie en demi-finale avec 4 passes. Dans cette rencontre, elle capte également 4 rebonds, inscrit 12 points mais doit également concéder 4 pertes de balles[43]. La France ayant perdue cette rencontre sur le score de 68 à 62, elle joue la petite finale et remporte la médaille de bronze face à la République tchèque.

Edwige Lawson-Wade au défilé des médaillés français des JO 2012.

Sélectionnée dans l'équipe olympique pour Londres, elle est le relais de Céline Dumerc. Les deux joueuses sont alignées ensemble dans le dernier quart temps du quart de finale contre les Tchèques qui ouvrent aux Bleues les demi-finales olympiques : « Pour revenir nous avons été plus attentives et plus concentrées en défense en respectant des consignes défensives que l’on ne respectait pas auparavant. Ensuite en attaque nous avons une Céline Dumerc inarrêtable donc l’objectif c’est de lui donner des ballons et elle va marquer. J’ai eu la chance de jouer avec de grandes joueuses comme Taurasi ou Lauren Jackson qui peuvent gagner des matches à elle seules. (...) Nous sommes dans une dynamique de victoires et même quand on est derrière on sait qu’on peut gagner. Pour moi qui ai vécu la défaite en quarts de finale à Sydney c’est une grosse satisfaction personnelle[44]. » Avec 18 points (4 tirs réussis sur 6, dont 4 sur 4 à 3 points) et 5 passes décisives, elle prend une part décisive à la victoire des Bleues en demi-finale face aux Russes qui les qualifie pour la finale contre les Américaines[45].

Elle dispute l'Euro 2013 qui est sa dernière compétition avant sa retraite sportive[4].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Après son retour en France, elle est occasionnellement commentatrice de matches à la télévision[46]. En janvier 2013, elle est élue vice-présidente de la Ligue féminine de basket[47] après avoir été élue fin 2012 au comité directeur de la Fédération française de basket-ball[48]. Après l'Euro 2013, elle souhaite donner à la FFBB une plus grande visibilité médiatique des compétitions de clubs : « On a beau dire, la télé, c'est le secret de la reconnaissance. C'est grâce à la télé que les Braqueuses sont ce qu'elles sont depuis Londres, qu'on nous salue dans la rue… Les matches du tournoi olympique ont amené au basket féminin des spectateurs nouveaux, recrutés au-delà du cercle des connaisseurs du jeu. […] Je suis certaine qu'il y a une attente, en France, pour davantage de diffusions[46]. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Edwige Lawson est mariée depuis 2003 à James Wade, joueur de basket-ball professionnel américain qui opère dans de nombreux championnats. Il joue en France, en Espagne en Liga española de baloncesto, deuxième division espagnole voire en Russie, où il joue à Samara. Lors de la saison 2010-2011, il évolue avec le club de GET Vosges en NM 1 (4,5 pts, 1 pd). Pour 2011-2012, il rejoint le club amateur de La Croix d'Argent[49].

Elle annonce sa fin de carrière pour l'été 2013[50].

Club[modifier | modifier le code]

Edwige Lawson-Wade en 2011.

Europe[modifier | modifier le code]

WNBA[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Club[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Edwige Lawson-Wade », Ligue féminine de basket (consulté le 5 mai 2013)
  2. « Edwige Lawson-Wade », WNBA (consulté le 7 août 2012)
  3. Euro 2013 inclus. « Edwige Lawson-Wade », FFBB (consulté le 13 juillet 2013)
  4. a, b et c « Elle est le passé, le présent et l’avenir du basket français : Edwige Lawson », NouvelObs.com, (consulté le 30 juin 2013)
  5. « Référendum LFB / Maxi Basket », sur basketlfb.com (consulté le 8 juin 2011)
  6. « [RETRO] Une décennie d'émotions : 2002, l'USVO sur le toit de l'Europe (3/11) », (consulté le 31 mai 2011)
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  8. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 2004, l'Équipe, , 197 p. (ISBN 2951960565), « Elles étaient intouchables ! », p. 53
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  15. (en) « Finals Game 2: Ros Casares - Perfumerias 85-90 », sur eurobasket.com, (consulté le 10 juin 2011)
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  24. a et b Pascal Legendre, « Edwige Lawson :« mes années en Russie ont été formidables » », Maxi BasketNews, no 17,‎ , p. 46-51
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  26. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 1999, l'Équipe, , 197 p. (ISBN 295120311X), « des filles de rêve », p. 64
  27. Collectif L'Équipe, Le livre de l'année 1999, l'Équipe, , 197 p. (ISBN 295120311X), « Douze pour une médaille d'argent », p. 65
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