Télécommunications en Polynésie française

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Du fait de sa faible population et de l'isolement géographique des archipels polynésiens, les entreprises chargées des communications en Polynésie française sont toutes historiquement publiques et en situation de monopole. En radiotéléphonie et télévision, il existe un marché concurrentiel depuis 2005, et un premier opérateur de téléphonie mobile alternatif aurait dû faire son apparition en 2009. Ce dernier n'a toutefois pas réussi à satisfaire à toutes les conditions de déploiement et de paiement imposées par les autorités publiques polynésiennes, et aucune offre commerciale n'a vu le jour.

Le 1er juin 2013, Vodafone a commercialisé ses offres mobile. Devenant de fait le premier opérateur alternatif disponible a Tahiti.

Par contre pour la téléphonie fixe et l'accès à internet aucune concurrence n'est envisagée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, en l'absence d'organisation postale, le courrier est confié aux capitaines des navires à voile de passage. Le trajet entre Tahiti et l'Europe dure en moyenne 8 à 10 mois ; le paiement du transport se fait à l'arrivée auprès du capitaine et la taxe perçue est relativement élevée. Le , l'empereur Napoléon III décrète la création d'un service postal entre le Royaume de Tahiti, alors sous protectorat français, et le reste du monde. Le , il nomme un certain M. Miéville receveur-buraliste de la poste aux lettres à Papeete, dont le bureau n'est ouvert que de 15h00 à 17h00 les jours de départ et d'arrivée de navire. À partie de 1862, les agents de police assurent la distribution et la collecte du courrier sur Tahiti. Dans les années 1870, le premier chemin de fer transcontinental américain étant construit, une liaison mensuelle par voilier avec San Francisco devient la voie de communication la plus rapide. Le bureau de M. Miéville ouvre alors de 8h00 à 10h00 et le 15h00 à 17h00 la veille de chaque départ[1].

, organisation du service de la Poste dans la Colonie

, création de l’office local du service des postes et télécommunications dans les Établissements français de l'Océanie

, création de l’office d’État des postes et télécommunications de la Polynésie française

Le , l'assemblée territoriale de la Polynésie française crée un établissement public à caractère industriel et commercial nommé office des postes et télécommunications (OPT). En situation de monopole, cet établissement suit dans les années 1990 l'émergence des nouveaux réseaux de télécommunication. Le , la société Vini, filiale de l'OPT, ouvre son réseau de téléphonie mobile. Le , un service d'accès à Internet est créé[2]. A la même époque apparait la diffusion de la télévision par satellite.

L'ouverture à la concurrence du marché des télécommunications dans les années 2000 échoue pour plusieurs candidats[3],[4]. Le , le premier fournisseur d'accès à Internet sans fil concurrent de Mana présente ses premières offres commerciales sous la marque Viti[5]. Le , le premier service de téléphonie mobile concurrent de Vini ouvre sous la marque Vodafone[6],[7].

Téléphonie[modifier | modifier le code]

Liaisons téléphoniques internationales : Une station satellite terrestre vers Intelsat (Océan Pacifique)

Préfixe téléphonique : 00

Indicatif téléphonique : 689

Téléphonie fixe[modifier | modifier le code]

Opérateur
Office des postes et télécommunications de Polynésie française
Lignes de téléphone 
53 600 (en 2006)

Téléphonie mobile[modifier | modifier le code]

Téléphones portables : 174 000 (en 2007)

Opérateur téléphonie mobile : 1 (Tikiphone[1]) en 2008 (Mara télécom (n'étant pas encore en service) [2]) en Juin 2013 actuellement en service (PMT-Vodafone [3]).

Radiophonie[modifier | modifier le code]

Stations de radio : 2 stations AM, 14 FM, 2 ondes courtes (en 1998)

Postes de radio : 128 000 (en 1997)

Télévision[modifier | modifier le code]

2 chaines sont diffusées sur le réseau hertzien :

2 bouquets satellites sont disponibles :

  • le bouquet RFO gratuit[9], comprenant les 3 chaines hertziennes, RFO Wallis-et-Futuna, RFO Nouvelle-Calédonie, et des canaux de contributions rediffusant les programmes de RFO ou Tempo
  • le bouquet TNS payant[10], comprenant les chaines privées hertziennes françaises (TF1, M6) et plusieurs chaines francophones

Dès le 30 novembre 2010, sont disponibles sur la Télévision numérique terrestre les chaînes:

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Stations de télévision 
7 (plus 17 relais basse puissance) (en 1997)
Postes de télévision 
40 000 (en 1997)
Système audiovisuel 
SECAM K1

Internet[modifier | modifier le code]

Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (Mana [4]), (Viti [5])

Nom de domaine Internet : .pf

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. O'Reilly 1975.
  2. « Lexpol - Arrêté n° 1357 CPTT du 10/11/1995 », sur lexpol.cloud.pf (consulté le 26 mars 2016)
  3. (fr) « Mara Telecom en liquidation judiciaire », sur Radio1 Tahiti (consulté le 26 mars 2016)
  4. « Tirs croisés contre Digicel », sur consultation.ladepeche.pf (consulté le 26 mars 2016)
  5. « TAHITI HERALD TRIBUNE: Les offres VITI : tout ça pour ça ? », sur tahitiht.blogspot.com (consulté le 26 mars 2016)
  6. « Vodafone Polynésie française ouvre aujourd’hui | Tahitinews », sur www.tahitinews.co (consulté le 26 mars 2016)
  7. Jean-Pierre Viatge, « Vodafone ouvre son réseau en Polynésie française », sur TAHITI INFOS, les informations de Tahiti (consulté le 26 mars 2016)
  8. [lire en ligne]
  9. [lire en ligne]
  10. [lire en ligne]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick O'Reilly, La vie au temps de la reine Pomaré, Société des Océanistes, (lire en ligne), chap. XII (« Poste et communications »)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]