Cohiniac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cohiniac
Cohiniac
Le château de Beaumanoir-Eder.
Blason de Cohiniac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes Leff Armor Communauté
Maire
Mandat
Jean-Paul Héder
2020-2026
Code postal 22800
Code commune 22045
Démographie
Gentilé Cohiniacais, Cohiniacaise
Population
municipale
345 hab. (2019 en diminution de 15,23 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 42″ nord, 2° 56′ 51″ ouest
Altitude Min. 139 m
Max. 246 m
Superficie 12,26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Brieuc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plélo
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Cohiniac
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Cohiniac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cohiniac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cohiniac

Cohiniac [koinjak] Écouter est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Leff. Elle est entourée par les communes de Boquého, Plouvara, Saint-Donan, Le Foeil et Le Leslay.

Communes limitrophes de Cohiniac
Plouvara
Boqueho Cohiniac Saint-Donan
Le Leslay Le Fœil

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 880 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985[7] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[9] à 11,2 °C pour 1981-2010[10], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cohiniac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[12],[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (76,9 %), forêts (18,8 %), terres arables (4,3 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Coginiac en 1160, Cohignac et Cohiniac en 1220, Cohinac en 1237, Cohignac en 1240, Cohinnac en 1247, Coignac en 1254 et 1264[19].

Cohiniac (Kaounieg en breton/Coïnia en gallo) vient, semble-t-il, du latin Cavannus (chouette)[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Cohiniac appartenait à l'évêché de Saint-Brieuc et au comté de Goëlo.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 35 soldats morts pour la Patrie[21] :

  • 30 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'argent aux trois mouchetures d'hermine de sable mal ordonnées, au deuxième d'azur au croissant d'or, au troisième d'azur à la barre d'or accompagnée de deux étoiles d'argent, au quatrième d'argent à la chouette de sable becquée et membrée de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Alain Le Pomellec (père)   Propriétaire
1953 2001 Alain Le Pomellec (fils)   Propriétaire
2001 2014 Michel Querrien PS Instituteur
2014 28 mai 2020 Jean-Yves Pommeret DVG Agriculteur
28 mai 2020 En cours Jean-Paul Héder[22],[23]   Responsable Service Technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
856837773816929870812823729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
714765750676760707680670632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
633637629590548508498462401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
419408393390370351331400365
2019 - - - - - - - -
345--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le circuit automobile Kerlabo est utilisé pour les épreuves du championnat de France de rallycross et a organisé une épreuve du championnat d'Europe en 2010[26].
  • Le château du Rumain.
  • L'église Saint-Quentin.
  • La croix d'époque mérovingienne dans le cimetière.
  • La chapelle Notre-Dame de Toute-Joies en Grimolet au village du même nom, avec sa pierre de Justice.
  • La fontaine Saint-Yves au lieu dit Le Garlouët.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station météofrance Saint-Brieuc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Cohiniac et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  19. Bernard TANGUY - Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Cotes d'Armor. Chasse-Marée - Ar Men. 1992.
  20. « Étymologie et Histoire de Cohiniac », infobretagne (consulté le ).
  21. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  22. « Municipales à Cohiniac. Jean-Paul Héder est le nouveau maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. Le site officiel du championnat d'Europe à Cohiniac

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :